Une perle d'anime qui, avec des procédés traditionnels, arrive à transcender les canons habituels du genre. Perfect Blue induit chez son spectateur une désorientation qui va de pair avec le déséquilibre mental de son héroïne, victime d'un fan maniaque et sujette à une transition de carrière pour le moins schyzophrénique.
Mima est une idoru qui décide de faire prendre un virage à sa vie en passant du chant à un rôle dans une série policière. Ne pouvant s'y résoudre, un de ses admirateurs, déséquilibré de surcroit, entreprend de harceler la vedette en dévoilant sa vie sur internet et en menaçant ses proches.
Jusqu'ici rien de bien nouveau, si ce n'est que l’ange se brûle les ailes sur les feux de la rampe en cédant la place à son démon intérieur.
La pression du tournage et l'angoisse grandissante provoquée par le chassé croisé de l'otaku rompent l'équilibre fragile de Mima, faisant basculer cette dernière dans la folie, et par conséquent, la structure même du film.
Satoshi Kon, son maître d'oeuvre, s'était déjà démarqué en 1995 en supervisant les décors de Magnetic Rose dans Memories. En mettant en scène Perfect Blue, deux ans après, il donne un souffle nouveau au genre en apportant des thèmes jusqu'ici peu ou pas abordé en animation.
Ce suspense psychologique, basé l'identification poussant paradoxalement à la perte d'identité, ne saurait nous marquer sans une réalisation tout aussi aboutie.
Des plans de toute beauté s'enchaînent, rythmés par une musique littéralement envoutante et l'intrigue jongle habilement avec les codes du drame psychologique ou du giallo. Plus l'histoire avance, plus le spectateur doute de ses convictions, constamment remises en question par des ellipses scénaristiques vertigineuses.
Le fait que Mima soit d'ailleurs actrice dans un film traitant lui même des troubles mentaux de son personnage fictif introduit une mise en abîme à laquelle on participe malgré nous, ce qui nous rapproche en fait de l'état de stress ou de détresse que cette dernière peut éprouver.
Cette structure est si adroitement menée qu'on oublie complètement qu'on est en train de regarder un manga.
L'animation, à la fois simple, mais très filmique et inventive à tout point de vue ne fait que renforcer cette sensation. Une belle façon de démontrer que le dessin animé n'est en rien un sous genre du cinéma tel qu'on l'entend habituellement et qu'au contraire, dans les mains d'un génie, il est en mesure de dépasser sa portée narrative.
Mima est une idoru qui décide de faire prendre un virage à sa vie en passant du chant à un rôle dans une série policière. Ne pouvant s'y résoudre, un de ses admirateurs, déséquilibré de surcroit, entreprend de harceler la vedette en dévoilant sa vie sur internet et en menaçant ses proches.
Jusqu'ici rien de bien nouveau, si ce n'est que l’ange se brûle les ailes sur les feux de la rampe en cédant la place à son démon intérieur.
La pression du tournage et l'angoisse grandissante provoquée par le chassé croisé de l'otaku rompent l'équilibre fragile de Mima, faisant basculer cette dernière dans la folie, et par conséquent, la structure même du film.
Satoshi Kon, son maître d'oeuvre, s'était déjà démarqué en 1995 en supervisant les décors de Magnetic Rose dans Memories. En mettant en scène Perfect Blue, deux ans après, il donne un souffle nouveau au genre en apportant des thèmes jusqu'ici peu ou pas abordé en animation.
Ce suspense psychologique, basé l'identification poussant paradoxalement à la perte d'identité, ne saurait nous marquer sans une réalisation tout aussi aboutie.
Des plans de toute beauté s'enchaînent, rythmés par une musique littéralement envoutante et l'intrigue jongle habilement avec les codes du drame psychologique ou du giallo. Plus l'histoire avance, plus le spectateur doute de ses convictions, constamment remises en question par des ellipses scénaristiques vertigineuses.
Le fait que Mima soit d'ailleurs actrice dans un film traitant lui même des troubles mentaux de son personnage fictif introduit une mise en abîme à laquelle on participe malgré nous, ce qui nous rapproche en fait de l'état de stress ou de détresse que cette dernière peut éprouver.
Cette structure est si adroitement menée qu'on oublie complètement qu'on est en train de regarder un manga.
L'animation, à la fois simple, mais très filmique et inventive à tout point de vue ne fait que renforcer cette sensation. Une belle façon de démontrer que le dessin animé n'est en rien un sous genre du cinéma tel qu'on l'entend habituellement et qu'au contraire, dans les mains d'un génie, il est en mesure de dépasser sa portée narrative.
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Voici les 2 dernières réactions à ce commentaire
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j'ai trouvé que Perfect Blue manipulait une mise en forme filmique d'apparence traditionnelle pour justement mieux jouer avec et provoquer une désorientation.
j'ai été hyper déçue de ce film quand je l'ai vu à sa sortie
l'animation n'est pas terrible et l'histoire est beaucoup trop banale
pour un film d'animation, je m'attend toujours à autre chose de ce qu'on pourrait voir dans un film tourné en réel
l'animation n'est pas terrible et l'histoire est beaucoup trop banale
pour un film d'animation, je m'attend toujours à autre chose de ce qu'on pourrait voir dans un film tourné en réel

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phoenix_IV
publié le 29 août 06