Commentaire écrit sur :
Dans le champ de ruine de la « La France Présidente », s’il y a malheureusement bien une idée que notre Marianne des magazines, plus ou moins suivie par quelques lourdaud éléphants, a fâcheusement massacrée, c’est bien celle de démocratie participative.
Oui rappelez-vous le débat sur les jurys populaires, suivi des mille et un conseils de campagne décentralisés et autres forums interactifs sur le net. Comme si la Présidentielle, vous savez la fameuse rencontre d’un homme/une femme avec le peuple, était soluble dans la participation citoyenne.
Quelques sauts d’humeur, revirements autoritaires, coups marketing et autres alliances centristes plus tard, nous avons gagné pour au moins 5 ans à se coltiner un nouveau Bonaparte cathodique en short et rebane.
Alors parler aujourd’hui de démocratie participative…j’entends déjà ricaner les opportunistes de l’ouverture…c’est un peu ramer à contre courant.
Et pourtant, loin du tintamarre médiatique, loin des récupérations politiciennes, loin des envolées idéologiques, Anne Dhoquois et Marc Hatzfeld nous proposent une passionnante plongée dans ce foisonnement d’expériences de démocratie participative qui s’inventent, non sans difficultés mais aussi de réussites, en France comme au Brésil, dans les quartiers comme dans les hôpitaux, les écoles et même les entreprises.
Ce livre nous rappelle justement que la participation des citoyens aux décisions politiques, et en particulier aux problèmes qui touchent leur vie quotidienne, est une idée aussi vieille que la démocratie, du moins celle que l’on qualifie de « représentative ».
Etre citoyen, ce n’est pas uniquement glisser son bulletin de vote dans l’urne de temps à autre. C’est aussi s’impliquer dans la vie de la cité, ne serait-ce que pour éviter l’accaparement des pouvoirs par une nouvelle aristocratie, des politiciens professionnels aux conseillers et communicants en tout genre, sans parler des dirigeants des grandes entreprises aux portes desquelles se cogne trop souvent le principe démocratique.
Reste que la démocratie participative revêt de multiples facettes. Instrument de consultation et de légitimation des gouvernants, elle est de plus en plus utilisée en complément de l’élection dans un souci d’efficacité gestionnaire donnant lieu à toute sorte d’ingénierie politique ou de débats publics pour construire du consensus, formaliser des désaccords, faire émerger de nouvelles idées et impliquer les habitants. Démocratie participative comme appoint de la représentative…à condition que la première ne vienne pas trop emmerder la seconde !
Pourtant, comme la parole, la participation, il ne faut pas attendre qu’on vous la donne, bien souvent il faut la prendre. C’est pourquoi la démocratie participative est aussi conflictuelle tant les élites s’en méfient et les experts la tournent en dérision. Il ne faut jamais oublier que les grands moments de paroles libérées sont filles de révoltes et parfois de révolutions, même s’ils ont souvent été tragiquement réprimés au nom d’un ordre plus ou moins juste.
Mais au-delà de l’idée, il y a la pratique ! Et le livre fourmille d’exemples. Alors en voici quelques uns piochés ici et là :
- A Montataire (Val d’Oise), commune de 12 000 habitants, non seulement les réunions de quartiers pour la préparation du budget municipal rassemblent entre 500 et 600 personnes chaque année, mais la municipalité n’hésite pas à faire appel à un théâtre-forum (théâtre de l’opprimé) pour que citoyens, élus et agents pointent des dysfonctionnements et les moyens d’y remédier.
www.mairie-montataire.fr
- « Nous réclamons désormais un droit de regard sur le budget national et sur le fait qu’il reflète les stratégies de lutte contre la pauvreté : pas besoin d’aide extérieure pour prendre les premières mesures, il suffit de mieux gérer nos ressources. La population doit obliger l’Etat à rendre compte de sa politique et à appliquer ses décisions. S’il ne respecte pas le contrat social, nous le sanctionnerons ». C’est ainsi que Nelly Muisange de Caritas RDC (République Démocratique du Congo) compte faire respecter le plan de lutte contre la pauvreté issu d’une vaste consultation ayant rassemblé, partout dans le pays, jeunes, personnes âgées, femmes, travailleurs et religieux.
www.caritasafrica.org
- Sans but lucratif, la CoDHA (coopérative d’habitat associatif) rassemble en Suisse des personnes souhaitant un autre type d’habitat à coût raisonnable, des relations de voisinage conviviales et solidaires. C’est par la mise en commun de ressources financières et la participation des habitants que la coopérative parvient à sortir des immeubles du marché immobilier, les remettre en gestion sous forme de bail associatif et garantir aux habitants un loyer correspondant aux coûts réels de l’immeuble.
www.codha.ch
Au-delà de leur diversité, l’ensemble des initiatives décrites montre que la démocratie participative nécessite un temps de délibération bien peu compatible avec la course de vitesse politico-médiatique que tente de nous imposer le Sarko show !
Malgré l’intérêt d’un(e) des auteur(e)s pour PCC, ils ne l’ont pas retenu parmi les exemples cités. Sans doute que ce site de rencontres relève davantage de la démocratie d’opinion, avec ses renommées, rumeurs et autres effets de rhétoriques, que de la démocratie participative où il faut savoir prêter attention aux petites voix et encourager l’expression des paroles périphériques.
Alors vous l’aurez compris, l’essentiel quand on lit un commentaire, ce n’est pas de noter mais de réagir !
Oui rappelez-vous le débat sur les jurys populaires, suivi des mille et un conseils de campagne décentralisés et autres forums interactifs sur le net. Comme si la Présidentielle, vous savez la fameuse rencontre d’un homme/une femme avec le peuple, était soluble dans la participation citoyenne.
Quelques sauts d’humeur, revirements autoritaires, coups marketing et autres alliances centristes plus tard, nous avons gagné pour au moins 5 ans à se coltiner un nouveau Bonaparte cathodique en short et rebane.
Alors parler aujourd’hui de démocratie participative…j’entends déjà ricaner les opportunistes de l’ouverture…c’est un peu ramer à contre courant.
Et pourtant, loin du tintamarre médiatique, loin des récupérations politiciennes, loin des envolées idéologiques, Anne Dhoquois et Marc Hatzfeld nous proposent une passionnante plongée dans ce foisonnement d’expériences de démocratie participative qui s’inventent, non sans difficultés mais aussi de réussites, en France comme au Brésil, dans les quartiers comme dans les hôpitaux, les écoles et même les entreprises.
Ce livre nous rappelle justement que la participation des citoyens aux décisions politiques, et en particulier aux problèmes qui touchent leur vie quotidienne, est une idée aussi vieille que la démocratie, du moins celle que l’on qualifie de « représentative ».
Etre citoyen, ce n’est pas uniquement glisser son bulletin de vote dans l’urne de temps à autre. C’est aussi s’impliquer dans la vie de la cité, ne serait-ce que pour éviter l’accaparement des pouvoirs par une nouvelle aristocratie, des politiciens professionnels aux conseillers et communicants en tout genre, sans parler des dirigeants des grandes entreprises aux portes desquelles se cogne trop souvent le principe démocratique.
Reste que la démocratie participative revêt de multiples facettes. Instrument de consultation et de légitimation des gouvernants, elle est de plus en plus utilisée en complément de l’élection dans un souci d’efficacité gestionnaire donnant lieu à toute sorte d’ingénierie politique ou de débats publics pour construire du consensus, formaliser des désaccords, faire émerger de nouvelles idées et impliquer les habitants. Démocratie participative comme appoint de la représentative…à condition que la première ne vienne pas trop emmerder la seconde !
Pourtant, comme la parole, la participation, il ne faut pas attendre qu’on vous la donne, bien souvent il faut la prendre. C’est pourquoi la démocratie participative est aussi conflictuelle tant les élites s’en méfient et les experts la tournent en dérision. Il ne faut jamais oublier que les grands moments de paroles libérées sont filles de révoltes et parfois de révolutions, même s’ils ont souvent été tragiquement réprimés au nom d’un ordre plus ou moins juste.
Mais au-delà de l’idée, il y a la pratique ! Et le livre fourmille d’exemples. Alors en voici quelques uns piochés ici et là :
- A Montataire (Val d’Oise), commune de 12 000 habitants, non seulement les réunions de quartiers pour la préparation du budget municipal rassemblent entre 500 et 600 personnes chaque année, mais la municipalité n’hésite pas à faire appel à un théâtre-forum (théâtre de l’opprimé) pour que citoyens, élus et agents pointent des dysfonctionnements et les moyens d’y remédier.
www.mairie-montataire.fr
- « Nous réclamons désormais un droit de regard sur le budget national et sur le fait qu’il reflète les stratégies de lutte contre la pauvreté : pas besoin d’aide extérieure pour prendre les premières mesures, il suffit de mieux gérer nos ressources. La population doit obliger l’Etat à rendre compte de sa politique et à appliquer ses décisions. S’il ne respecte pas le contrat social, nous le sanctionnerons ». C’est ainsi que Nelly Muisange de Caritas RDC (République Démocratique du Congo) compte faire respecter le plan de lutte contre la pauvreté issu d’une vaste consultation ayant rassemblé, partout dans le pays, jeunes, personnes âgées, femmes, travailleurs et religieux.
www.caritasafrica.org
- Sans but lucratif, la CoDHA (coopérative d’habitat associatif) rassemble en Suisse des personnes souhaitant un autre type d’habitat à coût raisonnable, des relations de voisinage conviviales et solidaires. C’est par la mise en commun de ressources financières et la participation des habitants que la coopérative parvient à sortir des immeubles du marché immobilier, les remettre en gestion sous forme de bail associatif et garantir aux habitants un loyer correspondant aux coûts réels de l’immeuble.
www.codha.ch
Au-delà de leur diversité, l’ensemble des initiatives décrites montre que la démocratie participative nécessite un temps de délibération bien peu compatible avec la course de vitesse politico-médiatique que tente de nous imposer le Sarko show !
Malgré l’intérêt d’un(e) des auteur(e)s pour PCC, ils ne l’ont pas retenu parmi les exemples cités. Sans doute que ce site de rencontres relève davantage de la démocratie d’opinion, avec ses renommées, rumeurs et autres effets de rhétoriques, que de la démocratie participative où il faut savoir prêter attention aux petites voix et encourager l’expression des paroles périphériques.
Alors vous l’aurez compris, l’essentiel quand on lit un commentaire, ce n’est pas de noter mais de réagir !
réactions : 53
lectures : 698
votes : 13
Voici les 53 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
Je pense juste qu'en France, la population n'est ni suffisamment mûre politiquement, ni SURTOUT dotée d'un sens civique suffisant.
Ou alors, on troque une élite élue, malgré tout, contre une élite d'activistes de tout poil, et je ne vois pas où est le réel bénéfice.
Evidemment, j'aimerais bien que nous vivions dans une démocratie aussi apaisée qu'intransigeante à la scandinave, mais bon...
Ou alors, on troque une élite élue, malgré tout, contre une élite d'activistes de tout poil, et je ne vois pas où est le réel bénéfice.
Evidemment, j'aimerais bien que nous vivions dans une démocratie aussi apaisée qu'intransigeante à la scandinave, mais bon...
24/09/07 à 23h23
c'est le sempiternel "tout ou rien", tellement français...
Ce qui est bien dans la démocratie participative, c'est son côté laboratoire social... y'a des échecs, y'a des semi-réussites et puis de temps en temps ça marche... et là il se passe quelque chose de rare et d'intéressant sur le plan politique. Bref, si on n'essaye jamais, on n'arrivera jamais à faire évoluer la société... C'est ce que devait se dire les suffragettes dans leur temps (pour ne citer que cet exemple parmi tant d'autres)...
Ce qui est bien dans la démocratie participative, c'est son côté laboratoire social... y'a des échecs, y'a des semi-réussites et puis de temps en temps ça marche... et là il se passe quelque chose de rare et d'intéressant sur le plan politique. Bref, si on n'essaye jamais, on n'arrivera jamais à faire évoluer la société... C'est ce que devait se dire les suffragettes dans leur temps (pour ne citer que cet exemple parmi tant d'autres)...
Un dernier point qui fonde ma prévention à l'égard de la démocratie participative ou directe (même si, j'en conviens, la France est plus à l'abri que la moyenne, théoriquement...) : lorsque le pouvoir est en prise directe avec le peuple, zappant les corps intermédiaires représentatifs, il existe toujours un risque de dérive tyrannique (au sens antique du terme...).
que la France a encore de belles grèves, blocages du pays et autres émeutes de banlieue devant elle...éternel esprit gaulois en somme !
Bah, y'a pas des masses à developper : la démocratie participative, je n'y crois pas une seconde, en tout cas en France (je ne parle même pas du Congo : un de mes meileurs amis est depuis un an à Kin en mission pour l'ONU, et franchement, l'exemple cité me laisse au mieux songeur...).
Pourquoi je n'y crois pas ?
1. De la démocratie participative à la démocratie d'opinion, la frontière est très mince. Or, vu qu'on y est déjà jusqu'aux genoux, dans la démocratie d'opinion, je ne vois pas l'intérêt d'en remettre une louche.
2. Selon moi, une democratie plus ou moins directe ne peut fonctionner qu'à deux conditions : une population pas trop importante et, surtout, un sens civique extrèmement développé ! Or, s'il y a bien un truc qui pèche en France, c'est le sens civique. Ce n'est pas pour rien qu'il semble aussi difficile d'instaurer un jour une vraie sociale-démocratie dans ce pays....
3. Personnellement, en dépit d'un niveau d'information a priori supérieur à la moyenne, je n'ai pas l'impression d'être en mesure de savoir réellement ce qui est bon ou pas pour la collectivité. J'ai pas le niveau, quoi... J'ai déjà du mal à savoir ce qui est bon pour moi, parfois, c'est dire !
Pourquoi je n'y crois pas ?
1. De la démocratie participative à la démocratie d'opinion, la frontière est très mince. Or, vu qu'on y est déjà jusqu'aux genoux, dans la démocratie d'opinion, je ne vois pas l'intérêt d'en remettre une louche.
2. Selon moi, une democratie plus ou moins directe ne peut fonctionner qu'à deux conditions : une population pas trop importante et, surtout, un sens civique extrèmement développé ! Or, s'il y a bien un truc qui pèche en France, c'est le sens civique. Ce n'est pas pour rien qu'il semble aussi difficile d'instaurer un jour une vraie sociale-démocratie dans ce pays....
3. Personnellement, en dépit d'un niveau d'information a priori supérieur à la moyenne, je n'ai pas l'impression d'être en mesure de savoir réellement ce qui est bon ou pas pour la collectivité. J'ai pas le niveau, quoi... J'ai déjà du mal à savoir ce qui est bon pour moi, parfois, c'est dire !

je suis sur que tu as fait la grasse mat. en feuilletant cet excellent bouquin sur la démocratie participative
Pour Joe Dassin...on est au courant...mais pour Bayrou...j'ai encore des doutes ? 
Travailler le Dimanche matin, mais c'est pas humain ça !!!


Le petit matricule t'embrasse... et va prendre une initiative : reprendre un café avant de se mettre au travail (et oui, y'a des journalistes qui bossent le dimanche matin)...
t'en as dit trop ou pas assez... développez mon ami (oui, j'ai fait simple cette fois-ci) 

en faisant son jogging,
heureusement qu'il y a des gens qui ont des initiatives !

22/09/07 à 20h35
garde le précieusement, ça vaudra peut-être très cher plus tard... 
bizatous j'mecasse 

tu réagis intelligemment seulement à 18h39, alors c'est facile... 
ben je ne l'ai que depuis 3 jours... mais le mien il est dédicacé... et toc! 
N'oubliez pas votre Bescherelle !


c'est que la notion d'intelligence est fort subjective... 

...un peu de poésie et un léger seuvrage de PCC te feront le plus grand bien...
en attendant la prochaine prise de bec...
c'est pas le tout mais j'ai un lapin à la moutarde qui m'attend...
bises
en attendant la prochaine prise de bec...
c'est pas le tout mais j'ai un lapin à la moutarde qui m'attend...
bises
là j'ai ma dose, pour la polémique 

qu'on se prend un peu le choux...moi j'aime la polémique 
Elle fait une réduc de 10% pour tous ceux qui votent 5 à ce comm...heu pardon qui réagissent intelligemment !
pour les cinq ans qui viennent, plutôt que de compter sur les gros bordel, en décembre ou plus tard... je crois que la participation est une bien meilleure piste.
Agir partout où le pouvoir central trouve ses limites, dans les collectivités territoriales (pousser toutes celles qui sont à gauche à avancer sur la démocratie "de terrain"), les associations, les divers comités de pilotage des politiques publiques, où il faut éviter que l'état Sarkozy impose ses vues à tous, les conseils d'établissement, dans l'éducation, la santé, la culture...
Agir partout où le pouvoir central trouve ses limites, dans les collectivités territoriales (pousser toutes celles qui sont à gauche à avancer sur la démocratie "de terrain"), les associations, les divers comités de pilotage des politiques publiques, où il faut éviter que l'état Sarkozy impose ses vues à tous, les conseils d'établissement, dans l'éducation, la santé, la culture...
Tu dis un mot de PCC
Bon, je sais, on n'est pas démocratiques, mais bon...
On est participatif.
Bon, je sais, on n'est pas démocratiques, mais bon...
On est participatif.
question technique tout à fait essentielle : à mon avis pas de démocratie participative sans décentralisation, sans subsidiarité, sans autonomies locales (et du "local" pas seulement géographique).
réaction intelligente à 18h39... je répète... réaction intelligente à 18h39... 

Tu réagis
Elle réagit
Nous réagissons
Vous réagissez
Ils réagissent...
et voilà : on fabrique de la démocratie !

Elle réagit
Nous réagissons
Vous réagissez
Ils réagissent...
et voilà : on fabrique de la démocratie !

à résoudre est de savoit si la démocratie est soluble dans la masse.
Dans un tribu composée de 50 adultes, c'est parfaitement gérable.
Dans une tribu composée de 25 millions d'adultes, comment faire ?
Les communistes avaient résolu le problème par la notion de cellule, base de la pyramide confiscatoire du pouvoir.
Les démocrates ont inventé le vote qui a engendré le marché électoral.
Remarque :
Du temps des Gaulois, ça se faisait à la baston, non ?

En France, c'est l'Assemblée Nationale : la représentation nationale ...
Dans un tribu composée de 50 adultes, c'est parfaitement gérable.
Dans une tribu composée de 25 millions d'adultes, comment faire ?
Les communistes avaient résolu le problème par la notion de cellule, base de la pyramide confiscatoire du pouvoir.
Les démocrates ont inventé le vote qui a engendré le marché électoral.
Remarque :
Du temps des Gaulois, ça se faisait à la baston, non ?
En France, c'est l'Assemblée Nationale : la représentation nationale ...
paraît même que ségo en prend pour son grade...
y a un bon article dans le dernier numéro de la Vie sur ce bouquin.
à conseiller aux copines qui ne l'ont pas encore lu
à conseiller aux copines qui ne l'ont pas encore lu
Tout ce qui soulève des idées est bon à prendre et à apprendre ^^
car avec l'autre à l'Elysée...c'est le rythme et l'agenda qu'il nous faut bousculer...
mais à force de vouloir tout réformer (régimes spéciaux, statut de la fonction publique, individualisation assurance maladie, franchise médicale, flexibilisation du contrat de travail, limitation du regroupement familial, peine plancher, paquet fiscal et faillite de l'Etat...)
il va peut être solidariser les luttes et provoquer un bon bordel en décembre comme les français les aiment...
mais à force de vouloir tout réformer (régimes spéciaux, statut de la fonction publique, individualisation assurance maladie, franchise médicale, flexibilisation du contrat de travail, limitation du regroupement familial, peine plancher, paquet fiscal et faillite de l'Etat...)
il va peut être solidariser les luttes et provoquer un bon bordel en décembre comme les français les aiment...
justement par la course folle des médias dont tu parles...mais agir et réagir chacun à son niveau, dans sa ville, dans son travail, etc...il n'y a pas de grandes et petites causes, ni de grandes et petites révoltes, et toutes sont à défendre. Sinon, à quoi sert de gueuler contre le système, tout seul dans son coin ? Et surtout, je crois qu'il faut faire preuve d'imagination et c'est ce qui est présent dans les exemples que tu donnes, Lorenz !
merci pour ce com !
merci pour ce com !
merci de votre participation 

justement le livre interroge les conditions d'une consultation qui ne soit pas uniquement une légitimation de l'action des pouvoirs publics ou la défense d'intérêts particuliers...
ce n'est parce que la démocratie participative est fragile qu'il faut abandonner cette exigence.
ce n'est parce que la démocratie participative est fragile qu'il faut abandonner cette exigence.
les auteurs du livre ne présentent pas la démocratie participative comme une "baguette magique" pour réduire l'écart entre gouvernants et gouvernés...
mais comme un exercice exigent autant que nécessaire à la dynamique démocratique...
A force d'expériences et de dérives...il y a un savoir-faire mais aussi une défiance qui fait que l'on ne peut évacuer durablement la question de la participation des citoyens
mais comme un exercice exigent autant que nécessaire à la dynamique démocratique...
A force d'expériences et de dérives...il y a un savoir-faire mais aussi une défiance qui fait que l'on ne peut évacuer durablement la question de la participation des citoyens
tu ne l'as pas encore lu ? ça fait comme même une semaine qu'il est sorti en librairie ! C'est le bouquin dont tout le monde parle en ce moment 

"Petites fabriques de la démocratie : Participer : idées, démarches, actions" d'Anne Dhoquois et Marc Hatzfeld aux éditions Autrement.
Tu ne donnes pas le titre...
il est déjà dans la base de PCC?
C'est de Anne Dhoquois et Marc Hatzfeld
Le théâtre de l’opprimé, d'Augusto Boal, ce qu'ils font est assez génial, ils arrivent à donner envie au plus timide des spectateurs de s'impliquer dans la pièce

Bon je vais arrêter avec ces sourires jaunes et niais. L'ennui c'est que je n'ai pas d'autre réac. Bon y a bien
. Au choix et selon l'humeur.mais qu'on veut mettre 5 quand meme, on fait quoi?
biz et 5
c'est bien ça qui fait problème. Comment éviter l'effet "groupe de pression"? Les structures démocratiques n'en sortent pas renouvelés parce qu'on a ici affaire à des phénomènes locaux ou partiels. Il manque un élément (des éléments) qui puisse(nt) faire que ce genre d'initiative porte autrement que par un effet "opinion menaçante pour les élus ou ceux qui désirent l'être.
facteur temps.
facteur temps.
et les associations, dont le travail, l'utilité et les vertus sont grands et précieux, ont besoin de subventions ... qui leur viennent des pouvoirs : Etat,Région, Conseil Général, quand ce n'est pas le Lyon's Club local.
D'autre part, le dialogue entre tenants des intérêts individuels "étroits" et chantres des idéaux républicains n'est pas facile (exemple : propriétaires et Droit au logement, etc.)
Enfin, ces débats ne peuvent être que consultatifs, et les participants ont rarement les moyens (culturels, temps, sources d'info) de s'opposer au pouvoir décisionnaire.
De tels débats ne risquent ils pas de servir de caution pseudo démocratique à l'Etat ?
(Puisque vous avez été consultés, obéissez).
Les coopératives sont une très belle chose...mais fragile : qui régule et comment en cas de grave désaccord ?
Bon, à part ces questions, je suis 100% pour plus de participations de chacun aux affaires publiques, et le net pourrait en être un outil.
D'autre part, le dialogue entre tenants des intérêts individuels "étroits" et chantres des idéaux républicains n'est pas facile (exemple : propriétaires et Droit au logement, etc.)
Enfin, ces débats ne peuvent être que consultatifs, et les participants ont rarement les moyens (culturels, temps, sources d'info) de s'opposer au pouvoir décisionnaire.
De tels débats ne risquent ils pas de servir de caution pseudo démocratique à l'Etat ?
(Puisque vous avez été consultés, obéissez).
Les coopératives sont une très belle chose...mais fragile : qui régule et comment en cas de grave désaccord ?
Bon, à part ces questions, je suis 100% pour plus de participations de chacun aux affaires publiques, et le net pourrait en être un outil.
je connais un Montataire, dans l'Oise: j'espère qu'ils essaient de faire fonctionner ce genre d'initiative car le bassin de Creil a terriblement besoin d'un diaogue politique entre élus et citoyens. Le fait que tu cites également le brésil me fait réagir dans un même sens: Ils ont bien besoin d'un inoculation de démocratie de base, là-bas. Même chose pour le Congo.
Mais ce genre d'initiative est liée à un déficit démocratique dans le fonctionnement des institutions et à la constatation d'un désarroi réel et d'un ensemble de situations socio-économiques extrêmement difficiles. En ce sens, la mise en place d'une démocartie participative a, bien sûr, sa grande légitimité.
Un des problèmes liés à la démocratie participative me semble les modalités de ce type de fonctionnement. Il y a toujours une marge si étroite entre les efforts démocratiques de ce type et le populisme. Il faut donc une grande vigilance dans la façon dont elle est mise en place.
L'écueil de ce genre de chose, c'est aussi, à mon sens, le possible renforcement de groupes de pression et de revendications minoritaires ( = par des minorités). Ceci me semble néfaste pour la démocratie dans son esnemble car elle repose sur un conntrat où chacun abndonne ses revendications propres ou intimes pour le bien commun. la démocratie participative peut, dans ce sens, venir encore affaiblir le sentiment d'appartenance à un tout démocratique cohérent et ressenti comme tel.
Cependant, on ne peut ignorer les revendiactions individelles qui habitent nos sociétés.
Toout effort pour rendre possible une meilleure participation à la vie démocratique d'un pays doit prendre en compte tous ces paramètres.
Bon, ma réaction a la généralité de ton comm. Qui peut nous faire avancer, ici?
Mais ce genre d'initiative est liée à un déficit démocratique dans le fonctionnement des institutions et à la constatation d'un désarroi réel et d'un ensemble de situations socio-économiques extrêmement difficiles. En ce sens, la mise en place d'une démocartie participative a, bien sûr, sa grande légitimité.
Un des problèmes liés à la démocratie participative me semble les modalités de ce type de fonctionnement. Il y a toujours une marge si étroite entre les efforts démocratiques de ce type et le populisme. Il faut donc une grande vigilance dans la façon dont elle est mise en place.
L'écueil de ce genre de chose, c'est aussi, à mon sens, le possible renforcement de groupes de pression et de revendications minoritaires ( = par des minorités). Ceci me semble néfaste pour la démocratie dans son esnemble car elle repose sur un conntrat où chacun abndonne ses revendications propres ou intimes pour le bien commun. la démocratie participative peut, dans ce sens, venir encore affaiblir le sentiment d'appartenance à un tout démocratique cohérent et ressenti comme tel.
Cependant, on ne peut ignorer les revendiactions individelles qui habitent nos sociétés.
Toout effort pour rendre possible une meilleure participation à la vie démocratique d'un pays doit prendre en compte tous ces paramètres.
Bon, ma réaction a la généralité de ton comm. Qui peut nous faire avancer, ici?
)
)
)
)
)

je l'ai pas encore lu...qu'est ce que t'es rapide toi!
Mais bon je participe quand même hein!
Mais bon je participe quand même hein!

Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 









lorenzatio
publié le 22 sept. 07