Djian,
Je l'ai découvert avec "Bleu comme l'enfer", et immédiatement trouvé un echo avec ce que je ressentais. Cette plume libre, ce style très imagé, ponctué de ces petites phrases assassines qui cloturent souvent en faisant mouche (lire : touchant une corde sensible) les paragraphes...
J'ai enchaîné "50 contre 1", "37°,2 le matin", "maudit manège", "lent dehors" etc...
Dans un recueil de nouvelles, il parle de son désarroi à la mort d'un de ses maîtres, Richard Brautigan.
Alors j'ai foncé acheter "Willard et ses trophées de bowling", puis "La pêche à la truite en Amérique", et les autres, en comprenant un peu d'où Djian tirait son style, sa liberté, mais sans que cette découverte majeure ne me fasse baisser d'estime pour le parolier de Stefan Eicher, bien au contraire.
Depuis, il a vieilli, moi j'ai grandi, ses romans se sont un peu "assagi", en révélant une maturité qui laisse à l'auteur toute sa place (marginale) dans le paysage littéraire.
Après les plans à 2 balles, les petites frappes, les (nombreuses) scènes de sexe et les orgies en tous genres, c'est désormais plus vers l'intrigue policière que les récits intemporels se tournent ("ça c'est un baiser", voire un peu "impuretés"), mais toujours avec un regard chirurgical sur les relations souvent pas très saines qui relient les êtres.
Djian, merci.
Je l'ai découvert avec "Bleu comme l'enfer", et immédiatement trouvé un echo avec ce que je ressentais. Cette plume libre, ce style très imagé, ponctué de ces petites phrases assassines qui cloturent souvent en faisant mouche (lire : touchant une corde sensible) les paragraphes...
J'ai enchaîné "50 contre 1", "37°,2 le matin", "maudit manège", "lent dehors" etc...
Dans un recueil de nouvelles, il parle de son désarroi à la mort d'un de ses maîtres, Richard Brautigan.
Alors j'ai foncé acheter "Willard et ses trophées de bowling", puis "La pêche à la truite en Amérique", et les autres, en comprenant un peu d'où Djian tirait son style, sa liberté, mais sans que cette découverte majeure ne me fasse baisser d'estime pour le parolier de Stefan Eicher, bien au contraire.
Depuis, il a vieilli, moi j'ai grandi, ses romans se sont un peu "assagi", en révélant une maturité qui laisse à l'auteur toute sa place (marginale) dans le paysage littéraire.
Après les plans à 2 balles, les petites frappes, les (nombreuses) scènes de sexe et les orgies en tous genres, c'est désormais plus vers l'intrigue policière que les récits intemporels se tournent ("ça c'est un baiser", voire un peu "impuretés"), mais toujours avec un regard chirurgical sur les relations souvent pas très saines qui relient les êtres.
Djian, merci.
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yanfa
publié le 30 avril 06