Putain de lettrine...
- La carrière de Peter Astor restera-t-elle toujours dans l’ombre ? C’est probable, d’autant que ce petit surdoué du rock indé briton a rarement fait la course aux projecteurs, au fond. De ses premiers projets collectifs, dont le balbutiant The Loft et le brillant Weather Prophets, seuls les spécialistes n’auront retenu que quelques bribes de singles providentiels, entre folk maudit et electro doucereuse, qui ne dépasseront pas beaucoup les frontières du studio où on les a enregistrés. Mais pourtant, celui qui prête une oreille attentive à ces coups d’essai peut sans problème y déceler une singularité, un charme, un truc perso, quoi.
- Oui, ça me rappelle la fois où je suis allé chez le coiffeur pour acheter des piles, mais en fait je suis entré par erreur chez le dentiste. Après l’anesthésie locale, j’étais patraque, normal. Mais faut dire que ça faisait pile deux mois que Jacinthe m’avait largué, et mon corps meurtri commençait à s’habituer aux antidépresseurs. Au moment où je suis sorti de chez moi pour prendre le bus 52 qui mène aux commerces du centre-ville, je crois que je ne savais déjà plus très bien ce que je faisais là, et pourquoi j’avais si mal à la gorge. Il faisait chaud. C’était un mardi.
- Bon c’est sympa mais ça nous ramènera pas Pierre Messmer.
- Messmer ? Jean-Marie Messmer ? Ah non je confonds, c’est confondant, au chocolat, la la… la la la la la la lala lala la la… Quand j’ai vu ce dessert là-haut sur la commode, je m’suis dit oulala il a pas l’air commode, tu m’as répondu que c’était pas une rime riche, que j’avais pris le même mot et que c’était de la triche, j’ai tiqué : « pas du tout » si l’orthographe est même, le sens est différent et c’est bien ton problème.
- Moi, je…
- Avance ton pied, mon coeur. J’aime tes orteils. Ils sont chauds comme ton front fiévreux et je te sens faiblir, à mesure que je remonte ton corps, que j’entends ton cœur qui bat, ton ventre qui gronde, ta bouche qui crie, vas-tu exploser, ma douce, quand je grandis en toi ? Tu me brûle et je te prends mais te désire encore davantage, de toute mon âme, de tous mes sens...
- En attendant, Peter Astor a sorti quatre albums solo dont le splendide Injury Time, où sa voix sombre et tendre à la fois fait des miracles. Les arrangements sont simples mais pas simplistes, l’auditeur sent le potentiel qui déborde. Mais peut-être ces disques touchants de fraîcheur manquent-ils d’une pointe de subtilité pour défrayer la chronique, je ne sais pas, je ne sais plus… turlututu chapeau pointu.
- Quant à moi, je… enfin, moi, quoi.
- Ben oui, cette mort est un symbole. Le déclin inexorable d’une gouvernance à l’ancienne, dépassée, où les échelons se gravissaient à force d’expérience, dans une administration hiérarchisée à l’extrême exhibant la fidélité politique comme le plus juste des mérites, et le gage le plus solide d’une ascension régulière, lente mais régulière, avec pour seul frein l’incompétence au plus haut niveau. Enfin je crois.
- Tu crois mais tu te trompes… En ce temps-là la France était debout, les étés plus vivants et les soirées plus folles (avec ou sans alcool), c’était la Dolce Vita, et les actrices italiennes faisaient rêver les hommes. Je quittais ma province et j’avais tout le temps, les soucis dans le dos et la liberté ivre. De battre mon cœur n’en pouvait plus.
- Et moi ?
- Il n’est rien de plus fou que cette perfidie
pathétique et injuste qu’ont les hommes blessés
comme vous et votre bande, mon pauvre et cher ami,
qui méprisez les temps qui ne sont pas passés.
- Mais c’est de bonne foi, la conscience allumée,
et l’œil toujours vif que je le dis pourtant :
quand je lis aujourd’hui les textes sur PCC,
je le pense, c’est vrai, que c’était mieux avant.
- Avant moi ?
- Avant Messmer ?
- Avant Jacinthe ?
- Avant, arrière, avant, arrière… Je vais et je viens et le plaisir est fourbe, qui grandit dans mes veines quand je te sens brûler sous mes coups de butoir. T’es vraiment une sacrée cochonne.
- Toi aussi, tu sais. Je suis sûr que tu aimerais, d’ailleurs..
- Quoi donc ?
- Il s’agit d’un nouveau projet collectif. Peter Astor n’est plus seul en studio à ce moment-là, et c’est entouré de quelques vieux bidouilleurs underground qu’il va confectionner les douze comptines de « Torch Division », album sorti sous le pseudo énigmatique et poétique de Wisdom of Harry. Nous sommes en 2003. C’est beau.
- Moi ? Merci.
- Enigmatique et poétique! … Arbres, je vous aime, vous qui poussez dans les forêts… parcmètres, je vous encule…
- Comment veux-tu… je ne peux pas l’oublier. Je vois son visage à chaque fois que je m’endors, Jacinthe, tu ne quitteras donc jamais mes sombres pensées ?
- J’ai envie de toi, Pierre Messmer, ne parle pas, viens près de moi, la nuit est longue et mon désir ardent.
- Moi.
- La carrière de Peter Astor restera-t-elle toujours dans l’ombre ? C’est probable, d’autant que ce petit surdoué du rock indé briton a rarement fait la course aux projecteurs, au fond. De ses premiers projets collectifs, dont le balbutiant The Loft et le brillant Weather Prophets, seuls les spécialistes n’auront retenu que quelques bribes de singles providentiels, entre folk maudit et electro doucereuse, qui ne dépasseront pas beaucoup les frontières du studio où on les a enregistrés. Mais pourtant, celui qui prête une oreille attentive à ces coups d’essai peut sans problème y déceler une singularité, un charme, un truc perso, quoi.
- Oui, ça me rappelle la fois où je suis allé chez le coiffeur pour acheter des piles, mais en fait je suis entré par erreur chez le dentiste. Après l’anesthésie locale, j’étais patraque, normal. Mais faut dire que ça faisait pile deux mois que Jacinthe m’avait largué, et mon corps meurtri commençait à s’habituer aux antidépresseurs. Au moment où je suis sorti de chez moi pour prendre le bus 52 qui mène aux commerces du centre-ville, je crois que je ne savais déjà plus très bien ce que je faisais là, et pourquoi j’avais si mal à la gorge. Il faisait chaud. C’était un mardi.
- Bon c’est sympa mais ça nous ramènera pas Pierre Messmer.
- Messmer ? Jean-Marie Messmer ? Ah non je confonds, c’est confondant, au chocolat, la la… la la la la la la lala lala la la… Quand j’ai vu ce dessert là-haut sur la commode, je m’suis dit oulala il a pas l’air commode, tu m’as répondu que c’était pas une rime riche, que j’avais pris le même mot et que c’était de la triche, j’ai tiqué : « pas du tout » si l’orthographe est même, le sens est différent et c’est bien ton problème.
- Moi, je…
- Avance ton pied, mon coeur. J’aime tes orteils. Ils sont chauds comme ton front fiévreux et je te sens faiblir, à mesure que je remonte ton corps, que j’entends ton cœur qui bat, ton ventre qui gronde, ta bouche qui crie, vas-tu exploser, ma douce, quand je grandis en toi ? Tu me brûle et je te prends mais te désire encore davantage, de toute mon âme, de tous mes sens...
- En attendant, Peter Astor a sorti quatre albums solo dont le splendide Injury Time, où sa voix sombre et tendre à la fois fait des miracles. Les arrangements sont simples mais pas simplistes, l’auditeur sent le potentiel qui déborde. Mais peut-être ces disques touchants de fraîcheur manquent-ils d’une pointe de subtilité pour défrayer la chronique, je ne sais pas, je ne sais plus… turlututu chapeau pointu.
- Quant à moi, je… enfin, moi, quoi.
- Ben oui, cette mort est un symbole. Le déclin inexorable d’une gouvernance à l’ancienne, dépassée, où les échelons se gravissaient à force d’expérience, dans une administration hiérarchisée à l’extrême exhibant la fidélité politique comme le plus juste des mérites, et le gage le plus solide d’une ascension régulière, lente mais régulière, avec pour seul frein l’incompétence au plus haut niveau. Enfin je crois.
- Tu crois mais tu te trompes… En ce temps-là la France était debout, les étés plus vivants et les soirées plus folles (avec ou sans alcool), c’était la Dolce Vita, et les actrices italiennes faisaient rêver les hommes. Je quittais ma province et j’avais tout le temps, les soucis dans le dos et la liberté ivre. De battre mon cœur n’en pouvait plus.
- Et moi ?
- Il n’est rien de plus fou que cette perfidie
pathétique et injuste qu’ont les hommes blessés
comme vous et votre bande, mon pauvre et cher ami,
qui méprisez les temps qui ne sont pas passés.
- Mais c’est de bonne foi, la conscience allumée,
et l’œil toujours vif que je le dis pourtant :
quand je lis aujourd’hui les textes sur PCC,
je le pense, c’est vrai, que c’était mieux avant.
- Avant moi ?
- Avant Messmer ?
- Avant Jacinthe ?
- Avant, arrière, avant, arrière… Je vais et je viens et le plaisir est fourbe, qui grandit dans mes veines quand je te sens brûler sous mes coups de butoir. T’es vraiment une sacrée cochonne.
- Toi aussi, tu sais. Je suis sûr que tu aimerais, d’ailleurs..
- Quoi donc ?
- Il s’agit d’un nouveau projet collectif. Peter Astor n’est plus seul en studio à ce moment-là, et c’est entouré de quelques vieux bidouilleurs underground qu’il va confectionner les douze comptines de « Torch Division », album sorti sous le pseudo énigmatique et poétique de Wisdom of Harry. Nous sommes en 2003. C’est beau.
- Moi ? Merci.
- Enigmatique et poétique! … Arbres, je vous aime, vous qui poussez dans les forêts… parcmètres, je vous encule…
- Comment veux-tu… je ne peux pas l’oublier. Je vois son visage à chaque fois que je m’endors, Jacinthe, tu ne quitteras donc jamais mes sombres pensées ?
- J’ai envie de toi, Pierre Messmer, ne parle pas, viens près de moi, la nuit est longue et mon désir ardent.
- Moi.
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Voici les 54 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
14/09/07 à 12h56
j'aime bien tout le bordel de merde qu'il y a dans ce com'. T'as raison Chav', mais j'ose pas te demander ce que tu penses des parcmètres tourangeaux.
Il entraîne qui Messmer déjà ?
et Jacinthe, ils l'ont acheté combien au PSG ?
hum. Je crois que je vais arrêter de vivre mon sport-passion à fond comme ça, ça devient obsessionel.
et Jacinthe, ils l'ont acheté combien au PSG ?
hum. Je crois que je vais arrêter de vivre mon sport-passion à fond comme ça, ça devient obsessionel.
parce que mes paupières sont lourdes, je sommnbre petitaptitit dans un profonsdfsomm;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;;
Justement... tu te trompes. Il s'agit là de chanter les vertus des bons vieux parcmètres d'antan qui, eux, prenaient les paiements en nature ; le syndicat des parcmètres ne s'occupe plus de ces antiquités qui ont, hélas, disparu, comme je le déplorais dans un récent commentaire (catégorie : création littéraire).
N'empêche, j'me'n fous, j'suis tout content, ce matin, avec ma belle étoile toute jaune !
N'empêche, j'me'n fous, j'suis tout content, ce matin, avec ma belle étoile toute jaune !
MDR 

... Ydonne aussi des étoiles dans les salles de sport? nan parce que là j'hésite du coup!
... vous êtes un exemple!!! La patrie reconnaissante.
Suis content, le ministre en personne m'a remis une belle étoile toute neuve ! ça va faire chic sur mon beau costume.
... ce ne pourrait être que Patric Balkany, je pense..
Montrez l'exemple? ah non, je ne fais que transmettre les messages moi!!!
Montrez l'exemple? ah non, je ne fais que transmettre les messages moi!!!
"Nos appareils ne sont pas conçus pour recevoir des paiements en nature, de quelle nature que ce soit ; ni pour calibrer les attributs masculins, de quel calibre que ce soit (Messieurs, veuillez rejoindre les vestiaires de vos salles de sport favorites pour cela.)"
Echty... as-tu montré l'exemple ? 
... Certaines auraient ou être choqués voir même subir un syndrome post traumatique suite à cet évènement... On ne plaisante pas avec la santé mentale des gens...
A ce sujet, toutes les personnes qui pensent présenter des troubles psychologiques de s'adresser au ministère de la normalité qui étudiera les dossiers... Ne vous inquiétez pas... il ne s'agit que d'un recensement!
A ce sujet, toutes les personnes qui pensent présenter des troubles psychologiques de s'adresser au ministère de la normalité qui étudiera les dossiers... Ne vous inquiétez pas... il ne s'agit que d'un recensement!
J'le ferais plus, promis.
J'ai pas encore bien l'habitude, 'scusez.
J'ai pas encore bien l'habitude, 'scusez.
.... faut demander l'avis du jury!!! possible disqualification!
Hmmm... je ne sais pas. On dirait plutôt une réaction "érotique". 

J'aimerais bien que quelqu'un m'appelle Jacinthe à la barre.
Giscard est parfaitement présent dans ce com, à travers Jacinthe, qui, comme chacun le sait, est sa fille.
un site de rencontres ? où ça ? on s'inscrit où ?
On est quand même sur un site de rencontres, non?
tu es un amour. 

j'aimerais bien que quelqu'un m'appelle "mon petit hippopotame en sucre"
Ben quoi?
Ben quoi?
j'aimerais bien que quelqu'un m'appelle "mon coeur, ma douce" 

le choix de la catégorie.
c'est la catégorie "mobilier urbain" qui manque sur PCC, au vu de la production des jours récents. D'ailleurs j'ai bien noté l'attitude "d'enculeur de parcmètre", et je me demande quelle est la positivité d'icelle.
ben oui je fais dans la réac érotico-mixte !
Quoi quand c'est érotique c'est forcément mixte ?
Après le nouveau concept de comm le nouveau concept tout en un de réac, les questions et les réponses
Quoi quand c'est érotique c'est forcément mixte ?
Après le nouveau concept de comm le nouveau concept tout en un de réac, les questions et les réponses
y a boire et à manger pour tout le monde.... cela dit merci de ne pas laisser trainer les cons fondants (même ceux au chocolat)sur la commode, y a des gens qui aimeraient s'assoir!
donc une nouvelle categorie Chav.. le ToutEnUn , qu'on peut appeler aussi le com RAOul.
donc une nouvelle categorie Chav.. le ToutEnUn , qu'on peut appeler aussi le com RAOul.
Magnifique cette incursion dans la catégorie "je défends le petit commerce de proximité"...
Non, c'est important, quoi...
Faudra peut-être penser à te faire soigner un jour ^^
t'es trop fort toute catégorie: érotique, politique, egocentrique, poetique, chronique, sympathique...
PCC est en travaux
ils sont en train de mettre les baches en attendant on reste en perm
ils sont en train de mettre les baches en attendant on reste en perm
ok, je googelise.
Au fait, vous avez remarqué ? chouette ! après les couettes, enfin une nouvelle perversion littér... euh... critiq... euh non... chroni... toujours pas... ah oui ! sessuelle !
avec un potentiel qui deborde.
Meme si j'ai pas trop compris les passages ou tu parles de Peter machinchose.....
Meme si j'ai pas trop compris les passages ou tu parles de Peter machinchose.....
... qu'ils n'ont pas été très inspirés... J'ai déjà fait une demande sur un autre comm pour commentiare sportif et aussi pour la catégorie Vélib qui représente somme toute un grande partie des productions du site... Y'aurait-il une forme de discrimination insidieuse sur ce site?
La catégorie de ce comm', c'est le gros truc vulgos en violet ("Bordel de merde"), ou bien le p'tit zigouigouik illisible au dessous ("moi, moi, moi") ? 

En revanche, je suis frustré. Dans les catégories, il manque "coupe du monde de rugby".
J'imaginais déjà mon paragraphe flamboyant et grotesque.
J'imaginais déjà mon paragraphe flamboyant et grotesque.
... en ce moment ce ne peut-être que 6
un bonheur merci chav'
" heu on sconnait?"
" heu on sconnait?"
Ca fait deux.
Ou trois.
Quatre ?
Cinq !
Six, peut-être...
Ch'sais plus.
Ou trois.
Quatre ?
Cinq !
Six, peut-être...
Ch'sais plus.
... c'est fort; intense, magmatique... A vous faire exploser un Baobab de plaisir!!!
réfléchis deux secondes à ta question, svp 
Fani a compris, elle.

Fani a compris, elle.
On avait pas vu telle prose depuis les carnets du major Tom, son of Manchester
(hû hû hû)
(hû hû hû)
Sinon, tu nous expliques le rapport avec le titre du film cité en objet culturel ?
Your circuit's dead, there 's something wrong . Can you ear me Major Tom? Can you ear me Major Tom? Can you ear me Major Tom............
le PCC d'avant les catégories. Il n'est pas politique, il est au-dessus.
Je ne pouvais pas, je ne pouvais plus.
Je ne pouvais pas, je ne pouvais plus.
Mais Giscard dans tout ça ? hein ?


Je réagis à ce commentaire en
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chaveriat
publié le 13 sept. 07