la rencontre par affinités culturelles

  1. Rencontre des femmes et des hommes qui partagent vos passions.
  2. Créez vos listes d'oeuvres et d'artistes préférés
    parmi + de 2 millions de références.
  3. Partagez vos goûts, émotions, réactions en cinéma, musique, lecture, médias.
Ethnologue et resistante francaise
 Ethnologue et resistante francaise
rediger un nouveau commentaire sur www.pointscommuns.com
catégorie : chronique
corps du commentaire en taille petitecorps du commentaire en taille moyennecorps du commentaire en taille grandeimprimer ce commentaireenvoyer ce commentaire à un ami
Lu pour vous, en hommage à Germaine Tillion décédée hier, pour laquelle j’ai une très grande estime.


Germaine Tillion, pionnière de l’ethnologie et résistante française, qui s’était élevée contre la torture en Algérie, est décédée hier dans sa 101e année, a annoncé, à l’AFP, Tzvetan Todorov, président de l’Association Germaine-Tillion.

Germaine Tillion avait été déportée à Ravensbrück en 1943 et publié l’un des premiers témoignages sur le système concentrationnaire : A la recherche de la vérité (1946), suivi de Ravensbrück (1973). Opposante viscérale à tout les totalitarismes, elle a mené plusieurs enquêtes sur les crimes des nazis et des camps soviétiques (1951) : « Ce qui m’a rendu lucide, c’est l’ethnographie. Elle m’a rendue dès le départ respectueuse de la culture des autres », expliquait à la fin de sa vie celle qui pratiqua l’ethnologie dans les années 1930 en Algérie. Un pays avec lequel elle renouera en 1955 à la demande du gouvernement français, empêtré dans la crise algérienne.

Elle y créa les centres sociaux pour les ruraux musulmans déplacés dont elle dénonce la ‘’clochardisation’’ (L’Algérie en 1957), analyse les disfonctionnements de la société coloniale (les ennemis complémentaires), enquête sur la torture et les lieux de détention. En 1957 en plein bataille d’Alger, elle a réussi à obtenir pour quelques semaines l’arrêt des affrontements, après une rencontre secrète avec Yacef Saâdi, chef militaire de la Région d’Alger. Elle s’est aussi élevée avec véhémence contre la torture avec l’historien Pierre Vidal-Naquet. Germaine Tillion, prix Cino Del Duca (1971) pour l’ensemble de son œuvre, avait publié deux livres autobiographiques : ‘’La traversée du mal’’ (1997 et ‘’Il était une fois l’ethnographie’’ (2000). Son livre majeur, ‘’Le Harem et les cousins ‘’ (1966), est un essai sur le mariage endogame des femmes au Maghreb, considéré comme pionnier.

Elle était Croix de guerre 1939-1945, médaillée de la résistance avec Rosette et médaillée de la déportation pour faits de résistance. (quotidien Liberté du 20/4/08)


réactions : 20
lectures : 454
votes : 12
Voici les 20 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
J'ai trouvé ceci sur le site du Struthof, ancien camp de concentration et d'extermination nazi situé près de Natzwiller dans le Bas-Rhin (http://www.struthof.fr/) :

« "Notre ultime sabotage, survivre". (Verfügbar aux enfers, 1946).

Madame Germaine Tillion s'en est allée... Le Musée de l'Homme lui consacrera bientôt une exposition, "Germaine Tillion, ethnologue et résistante". »

http://www.culture.fr/fr/sections/regions/ile_de_france/organisme/MUSEO-75116
09/6104bce1ffffffce010044d07811bc35

 22/04/08 à 13h34
Les gens de valeur (les "belles personnes" comme les appelle si justement et joliment LN66) prennent ce qu'ils font au sérieux sans se prendre eux-mêmes au sérieux. C'est ce qui fait leur grandeur.

Germaine Tillion en constitue un magnifique exemple. Elle mérite le Prix Nobel de la Paix pour s'être comportée en Juste tout au long de sa longue, difficile mais riche existence.

Seuls les imbéciles ne doutent jamais d'eux-mêmes, incapables qu'ils sont de se remettre en question puisqu'ils n'ont pas conscience de leur propre médiocrité.
questionnement, et je voudrais bien savoir...
et les autres ONG et des droits de l'homme devraient, sans contestation aucune, honorées de la plus haute distinction qui puisse existait des personnes telles que Germaine Tillion parce que en plus de l'immense travail humanitaire qu'ils ont fait pour le bien de l'homme et de l'humanité sans contre partie, et ce dans des lieux et circonstances pénibles et des plus dangereux pour leur personne. Et, encore, ce qui est merveilleux ils sont restés des plus simple...
auquel je suis attachée et qui me demeure si flou.
... et l'hommage que vous rendez à une très grande dame pour laquelle j'éprouve la plus vive admiration.

Ce qui me plaît le plus en elle, c'est qu'elle était toute simple et ne se prenait absolument pas au sérieux. Respect.

Elle mériterait que lui soit attribué le Prix Nobel à titre posthume. J'ignore si c'est possible mais ce serait une excellente chose;
.
Busoni Chorale in G Minor

.
J.S. BACH

.
Vladimir Horowitz

.
http://minilien.com/?LaDn7DLw1g
.
.
..."Les belles personnes, en tout, ne peuvent que ressemblaient à cette grande Dame qui est "Germaine Tillion"

Et merci à vous tous, de votre complément de témoignage sur cette grande et prestigieuse DAME. 0n n'a pas le droit de rester muet devant des humains de cette valeur.
que j'aurai pu croiser...j'ai mis mes pas dans les siens, j'ai rencontré des personnes qui l'avaient rencontrée ....mais je l'ignorais...J'avais 17 ans et je découvrais l'Algérie...Mais c'est grâce à des personnes comme elle que mon regard sur l'Algérie, et le monde en général, s'est éclairé!
un lien sur le Wikipédia aurait suffit et nous aurait peut-être élargi le spectre de sa personne.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Germaine_Tillion

Ceci étant, Qu'en dîtes-vous, vous, personnellement ?


Il y a de ces Vies qu'on se doit d'honorer, merci de l'avoir fait.
 20/04/08 à 20h45
janisjopplin
le courage ... le désir de cotoyer d'autres cultures dans l'amour et l'amitié en respectant les différences ;.. : voilà des valeurs porteuses pour l'avenir de tous ... : une forme "d'alhambra" ....

Bonne soirée à toi ...
... avec ton com' Hman. Je ne savais pas.. 101 ans, c'est un bel âge tout de même.

J'espère qu'elle s'est éteinte tout en douceur et que d'autres témoignages viendront rendre compte de la grande dame qu'elle était.

Merci Med !