Trouver la ligne, la juste, la claire. Celle qui trace au-delà des lois et des paresses. La ligne future, qui permettra de s'unifier, de se réunir enfin. S'introduire en soi, descendre profond, loin, et trouver ou retrouver cette ligne, ce parfum. Musique qui nous permettra d'être là, présent, libre. Au bruissement de sa source. La ligne décisive en quelque sorte, qui balayera ces vers de Villon ou de Rabelais, je ne sais plus, qu'on ne comprend plus, mais laissant hélas dans la bouche un goût d'amertume infinie :
"Je vis, je meurs : je me brûle et me noie.
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie :
Tout à un coup je ris et je larmoie,
En un plaisir maint grief tourment j'endure
Mon bien s'en va, et à jamais il dure :
Tout en un coup je sèche et je verdoie.
Un chagrin survenant mille chagrins m'attire..."
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Rédacteur
la ligne blanche ça se fait à la paille ça !
je préfère suivre les lapins blancs; et là on arrive au choix dans la matrice ou chez Alice ... !
Subtile Terrienne comme elle n'est ni ceci, ni cela, ni ronde ni carré, à la fois partout et nulle part... pour tenter de décrire la véritable entité de la vie...
et pendant ce temps là, l'alinéa n'est toujours pas content !
je préfère suivre les lapins blancs; et là on arrive au choix dans la matrice ou chez Alice ... !
Subtile Terrienne comme elle n'est ni ceci, ni cela, ni ronde ni carré, à la fois partout et nulle part... pour tenter de décrire la véritable entité de la vie...
et pendant ce temps là, l'alinéa n'est toujours pas content !
elle est courbe, elle est arabesque, elle est rondeur...
elle est angle, elle est carrée, elle est droite....
qu'elle s' introduise, en forme ou pas, elle est là puissante et ! chuttt! elle est déjà partie...subtile la ligne...
elle est angle, elle est carrée, elle est droite....
qu'elle s' introduise, en forme ou pas, elle est là puissante et ! chuttt! elle est déjà partie...subtile la ligne...
Administratrice réseaux?
La verte ou la rouge?
Balayer Villon...Quand même ce serait lui, là...Ahlala...
Balayer Villon...Quand même ce serait lui, là...Ahlala...
Dompanne tambrelan
Persivol
Malivole
Etians darlemontaine
Douce Monce
Pinse, trémons
Alinage
oica
Persivol
Malivole
Etians darlemontaine
Douce Monce
Pinse, trémons
Alinage
oica
il y en a de moins...
ça dépend: je trouve ce poème-ci très beau.
en soi et se mettre à l'écoute de sa voix intérieure, être au plus près de "sa source".
Pour ma part, ça fait bien 15 ans que je conserve ce poème dans mon anthologie personnelle, et je suis extrêmement sélectif.

le voici en entier :
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;
J'ai chaud extrême en endurant froidure :
La vie m'est et trop molle et trop dure.
J'ai grands ennuis entremêlés de joie.
Tout à un coup je ris et je larmoie,
Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;
Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;
Tout en un coup je sèche et je verdoie.
Ainsi Amour inconstamment me mène ;
Et, quand je pense avoir plus de douleur,
Sans y penser je me trouve hors de peine.
Puis, quand je crois ma joie être certaine,
Et être au haut de mon désiré heur,
Il me remet en mon premier malheur.
Louise Labé
Sonnets, V111
Mais ça ne vaut quand même pas la Louise.
quelquefois fort plus intéressant que le sucré d'ailleurs...
la dernière phrase (je fais les questions et les réponses) :
Jean de SPONDE (1557-1595)
Je meurs, et les soucis qui sortent du martyre
Que me donne l'absence, et les jours, et les nuits
Font tant qu'à tous moments je ne sais que je suis,
Si j'empire du tout ou bien si je respire ;
Un chagrin survenant mille chagrins m'attire
Et me croyant aider moi-même je me nuis,
L'infini mouvement de mes roulants ennuis
M'emporte, et je le sens, mais je ne le puis dire.
Je suis cet Actéon de ces chiens déchiré !
Et l'éclat de mon âme est si bien altéré
Qu'elle qui me devrait faire vivre me tue :
Deux Déesses nous ont tramé tout notre sort,
Mais pour divers sujets nous trouvons même mort,
Moi de ne la voir point, et lui de l'avoir vue.
je crois que l'amertume est plus là que chez Labé.
Jean de SPONDE (1557-1595)
Je meurs, et les soucis qui sortent du martyre
Que me donne l'absence, et les jours, et les nuits
Font tant qu'à tous moments je ne sais que je suis,
Si j'empire du tout ou bien si je respire ;
Un chagrin survenant mille chagrins m'attire
Et me croyant aider moi-même je me nuis,
L'infini mouvement de mes roulants ennuis
M'emporte, et je le sens, mais je ne le puis dire.
Je suis cet Actéon de ces chiens déchiré !
Et l'éclat de mon âme est si bien altéré
Qu'elle qui me devrait faire vivre me tue :
Deux Déesses nous ont tramé tout notre sort,
Mais pour divers sujets nous trouvons même mort,
Moi de ne la voir point, et lui de l'avoir vue.
je crois que l'amertume est plus là que chez Labé.
mais d'où sort la dernière phrase ?
p'têt pas celle qui va pêcher hein ! ...


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pivert
publié le 27 mai 08