Jean-Pierre gara sa voiture. Quand il en sortit, il vit une nuée de photographes quitter le perron devant la porte d’entrée de l’hôpital, et s’abattre sur lui. Les flashes crépitaient, des cris retentissaient. « Jean-Pierre, une réaction ?! », « Poussez-vous, on voit rien ! », « Moins prés, » s’époumonait une jeune femme blonde. Jean-Pierre la reconnaît : c’était Muriel, l’attachée de presse de JPD Prod. Il lui fit un sourire, et elle parvint à le rejoindre. « Fini, messieurs, tout à l’heure, » fit-elle avec autorité. Un passage se créa, et Jean-Pierre, escorté de Muriel, put se rendre dans le hall d’accueil. D’un pas vit, il se rendit vers l’ascenseur. Muriel essayait de le suivre, mais elle regrettait déjà d’avoir choisi des talons hauts le matin même. Les portes métalliques se refermèrent. « Putain, c’est pas possible ! », hurla-t-il, « Qui a ébruité le truc ? J’y crois pas. » Muriel tachait de faire abstraction des cris, mais un acouphène se déclencha dans son oreille gauche. « J’en sais rien, Jean-Pierre, fit-elle d’une voix douce. Mais on n’a prévenue hier soir que l’info allait sortir. Il était tard, j’ai pas voulu . . .
--T’aurais du me prévenir.
-- du coup, je suis venue ce matin. On fait quoi alors ?
-- On fait quoi ? On fait quoi ? Qu’est-ce que j’en sais moi ? »
Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent. Jean-Pierre poursuivait. : « Faut encore espérer qu’il n’y a personne devant la porte de sa chambre. Sinon, on est mal. J’essaie de négocier les images. Mais si l’exclu tombe, [ ?]. » Il était devant la 207. Il n’y avait personne devant la porte. Il ouvrit la porte et trouva Marianne, en train d’essayer des blue jeans. Il prit son plus bon sourire et s’exclama : « Ma chérie ! » Marianne était en compagnie de sa sœur cadette, Aline. Elle était sombre et avait les yeux rouges. Jean-Pierre comprit qu’elle venait de pleurer. Il s’avança. « Qu’y-a-t-il ?
-- Je viens d’apprendre que Maman est morte.
-- Oh, pardon, j’ai complètement oublie de t’en parler hier. En même temps, c’est mieux que tu l’apprennes par ta sœur. »
Ils passèrent la matinée ensemble. De temps à autre, le téléphone portable de Jean-Pierre sonnait et il s’isolait pour y répondre. Sa vie professionnelle continuait dans tout ce bonheur de la vie qui renait, et il fallait préparer les prochaines émissions.
L’après-midi, Marianne passa encore une batterie de tests, et elle vit un médecin qui lui expliqua que son réveil aussi subit tenait du miracle. Elle vit ensuite un kinésithérapeute, et on lui fit regagner sa chambre. Elle devait rester encore une semaine en observation. Jean-Pierre repassa en fin d'après midi, mais il semblait absent. Marianne le lui fit remarquer, et il prétexta une réunion de travail pour s'eclipser. Il dina avec Caroline, qui avait littéralement submergé sa messagerie de messages de plus en plus agacés au fur et mesure que la journée avançait. Ils dinèrent dans un restaurant indien de la rue Balzac. Jean-Pierre écouta les reproches de caroline en machouillant son poulet tandori. Caroline lui reprochait de s'est servie d'elle, et de la jeter comme une vieille paire de chausettes.
« Tu as le droit de penser ça, répetait-il en substance, en variant un peu les formulations. Mais tu savais très bien que je suis marié. » A la fin du repas, Jean-Pierre laissa un billet de 100 euros dans la coupelle de l'addition, posa sa serviette sur la table devant lui, se leva et dit « je crois qu'on s'est tout dit, Caroline. Maintenant, je te demanderai juste de ne pas nuire à notr bonheur à Marianne et à moi. Si tu veux quitter la prod, je te laisserai pas tomber : tu auras de bonnes indemnités. Je te dis ça parce que Vacher songe de toute façon à te virer à plus ou moins long terme. Si c'est moi qui m'en occupe, ce sera fait avec les formes, au moins. Envoie moi un mail pour me dire ». Il lui jeta un dernier regard, fit « bonne soirée, à demain au taf » et partit se coucher
--T’aurais du me prévenir.
-- du coup, je suis venue ce matin. On fait quoi alors ?
-- On fait quoi ? On fait quoi ? Qu’est-ce que j’en sais moi ? »
Les portes de l’ascenseur s’ouvrirent. Jean-Pierre poursuivait. : « Faut encore espérer qu’il n’y a personne devant la porte de sa chambre. Sinon, on est mal. J’essaie de négocier les images. Mais si l’exclu tombe, [ ?]. » Il était devant la 207. Il n’y avait personne devant la porte. Il ouvrit la porte et trouva Marianne, en train d’essayer des blue jeans. Il prit son plus bon sourire et s’exclama : « Ma chérie ! » Marianne était en compagnie de sa sœur cadette, Aline. Elle était sombre et avait les yeux rouges. Jean-Pierre comprit qu’elle venait de pleurer. Il s’avança. « Qu’y-a-t-il ?
-- Je viens d’apprendre que Maman est morte.
-- Oh, pardon, j’ai complètement oublie de t’en parler hier. En même temps, c’est mieux que tu l’apprennes par ta sœur. »
Ils passèrent la matinée ensemble. De temps à autre, le téléphone portable de Jean-Pierre sonnait et il s’isolait pour y répondre. Sa vie professionnelle continuait dans tout ce bonheur de la vie qui renait, et il fallait préparer les prochaines émissions.
L’après-midi, Marianne passa encore une batterie de tests, et elle vit un médecin qui lui expliqua que son réveil aussi subit tenait du miracle. Elle vit ensuite un kinésithérapeute, et on lui fit regagner sa chambre. Elle devait rester encore une semaine en observation. Jean-Pierre repassa en fin d'après midi, mais il semblait absent. Marianne le lui fit remarquer, et il prétexta une réunion de travail pour s'eclipser. Il dina avec Caroline, qui avait littéralement submergé sa messagerie de messages de plus en plus agacés au fur et mesure que la journée avançait. Ils dinèrent dans un restaurant indien de la rue Balzac. Jean-Pierre écouta les reproches de caroline en machouillant son poulet tandori. Caroline lui reprochait de s'est servie d'elle, et de la jeter comme une vieille paire de chausettes.
« Tu as le droit de penser ça, répetait-il en substance, en variant un peu les formulations. Mais tu savais très bien que je suis marié. » A la fin du repas, Jean-Pierre laissa un billet de 100 euros dans la coupelle de l'addition, posa sa serviette sur la table devant lui, se leva et dit « je crois qu'on s'est tout dit, Caroline. Maintenant, je te demanderai juste de ne pas nuire à notr bonheur à Marianne et à moi. Si tu veux quitter la prod, je te laisserai pas tomber : tu auras de bonnes indemnités. Je te dis ça parce que Vacher songe de toute façon à te virer à plus ou moins long terme. Si c'est moi qui m'en occupe, ce sera fait avec les formes, au moins. Envoie moi un mail pour me dire ». Il lui jeta un dernier regard, fit « bonne soirée, à demain au taf » et partit se coucher
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Je ne me verrais pas manger du poulet tandoori pour annoncer la rupture avec un homme!
est-ce que votre histoire s'arrète là?
Cet homme, bien élevé, de bonnes manières...qui épargne sa femme.Qu'il protège....je ne l'aurai pas vu, sous cet angle, aussi dur.
On pourrait imaginer qu'il laisse Caroline non pas parce ce qu'il ne l'aime pas, mais pour tenter de recoller sa vie de couple. Là, ca laisse l'impression qu'il est bien content de s'en débarrasser...
Ca me laisse un gout amer!
est-ce que votre histoire s'arrète là?
Cet homme, bien élevé, de bonnes manières...qui épargne sa femme.Qu'il protège....je ne l'aurai pas vu, sous cet angle, aussi dur.
On pourrait imaginer qu'il laisse Caroline non pas parce ce qu'il ne l'aime pas, mais pour tenter de recoller sa vie de couple. Là, ca laisse l'impression qu'il est bien content de s'en débarrasser...
Ca me laisse un gout amer!
il pourrait pas à son tour tomber dans le coma, on serait débarassé de ce pignouf sans interêt et on pourrait suivre la fulgurante ascension de Marianne dans le monde a)du showbiz
de l'édition c)de la mode d)de la charcuterie.
de l'édition c)de la mode d)de la charcuterie.

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peergynt
publié le 4 juin 08