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Cela fait déjà cinq semaines que la course hippique a commencé. Certaines écuries ont dû abandonner la course en rase campagne, parfois avec de réels exploits mais sans lendemain et très coûteux.

Cette après-midi du 12 février 2008 et cette nuit vont avoir lieu les prochaines primaires pour la désignation des deux candidats à la Présidence des États-Unis.


ÉLÉPHANT

Du côté républicain, depuis le désistement de Mitt Romney (285 délégués), il n’y a plus aucun doute sur la victoire finale de John MacCain (qui n’a pourtant pas encore la majorité absolue des délégués avec seulement 724).

Il doit en effet faire face à la ‘rébellion’ encore fort vivace de l’ancien pasteur Mike Huckabee (234 délégués) qui a tout de même gagné quelques États supplémentaires le 9 février 2008.

Cela dit, la messe est dite et George W. Bush, qui déteste MacCain qui le lui rend bien, a déjà fait savoir tacitement qu’il le soutiendrait en novembre. Mais MacCain n’a peut-être pas intérêt à son soutien qui ne peut être que contre-productif vu l’impopularité de Bush Jr.

Jeb Bush (le frère de Bush Jr, celui qui a été le gouverneur de la Floride lors de l’élection contestée de son frangin en 2000) a aussi apporté son soutien à MacCain ainsi que… Sylvester Stallone qui ne pouvait qu’être séduit par la figure de vétéran de la guerre du Vietnam au moment même de la sortie de son film Rambo LXIX.

Dans les sondages, MacCain n’a que 49,0% face à Huckabee 27,7%, ce qui est relativement bas pour réunifier en quelques mois le Parti républicain.


ÂNE

Mais la réunification du Parti démocrate se fera encore plus difficilement.

Car la bataille entre la favorite Hillary Clinton et l’outsider Barack Obama se transforme en véritable pugilat sanglant.

Obama a la baraka. C’est un titre un peu facile que j’ai voulu éviter (car tant repris partout), mais c’est totalement vrai. Il suffit de voir comment il soulève l’enthousiasme populaire.

Avec ces primaires, Obama a réussi à rameuter tout un nouvel électorat pour le Parti démocrate (la participation a nettement augmenté), ces gens qui n’avaient plus beaucoup d’espoir de faire changer les choses dans leur pays.

Le 9 février 2008, Obama a remporté les trois États en jeu : l’État de Washington (région technologique de Seattle), la Louisiane, le Nebraska et un troisième État (« Virgin Island ») dont je n’ai pas la traduction française (et pas le temps d’aller chercher, si vous savez, n’hésitez pas ! désolé pour mon ignorance !).

Intéressant de voir qu’en Louisiane, où de nombreux habitants noirs de la Nouvelle Orléans périrent noyés lors de Katrina par manque d’organisation des secours et grosses négligences… Les victimes survivantes n’ont pas oublié et peuvent croire en Obama pour changer cette fatalité d’avoir ‘oublié’ les Noirs dans les secours...

Mais le fait symbolique eut lieu le lendemain, dimanche dernier, avec la victoire dans le Maine car depuis ce 10 février 2008, c’est Obama qui mène la course à l’investiture en tête, avec 1 144 délégués face à Hillary Clinton, 1 138 délégués, y compris les super-délégués très majoritairement favorables à Hillary Clinton.

Évidemment, rien n’est joué, il n’y a que 6 délégués d’écart et il en faut 2 025 pour gagner (nous sommes donc loin du compte).

Hillary Clinton a d’ailleurs décidé de changer son équipe de campagne, ce qui prouve d’une part qu’elle reconnaît quelques carences dans l’organisation de sa campagne et d’autre part qu’elle est en train de perdre pied.

En France, le changement de direction (ou de stratégie) de campagne a souvent été mortel : Raymond Barre (pourtant très populaire juste avant l’élection présidentielle de 1988) ou encore Édouard Balladur, victime d’un changement brusque des cotes de popularité (encore qu’il se soit bien redressé au dernier moment, en avril 1995).

En clair, Hillary Clinton est en train de commencer son chant du cygne.

C’est sans doute dommage. Je ne veux pas l’enterrer trop tôt, mais la dynamique n’est pas de son côté. Sans cet Obama passionnant et très nouveau, le plus crédible dans le registre du changement (même les Républicains veulent du changement !), Hillary Clinton aurait fait une campagne pépère très acceptable. Et très confortable pour elle.

On lui reproche peut-être un peu ses capacités manipulatrices et calculatrices, très encouragées par son époux Bill. Mais son manque de charisme et de chaleur deviennent pour elle de véritables handicaps.

Dans les sondages fédéraux, Obama est à 43,7% et Hillary Clinton à 45,3%, soit un très faible écart.

Et les sondages des primaires de ce mardi sont assez clairs : Obama ferait 55,0% dans deux États (Virginie et Maryland) alors que Hillary Clinton ne fait plus que respectivement 37,3% et 32,7%. Je n’ai hélas pas les sondages de Washington DC mais il ne concerne que 15 des 168 délégués en jeu aujourd’hui.

Si la tendance des sondages se confirme, Obama ira au large en tête, et obtiendra une victoire à terme qu’il n’aura pas volée.

Car les Démocrates ne sont pas sots : ils savent que leur parti est maintenant profondément divisé et qu’il faut le plus tôt possible raccommoder les morceaux (c’est encore trop tôt évidemment, puisque les deux candidats ne sont pas encore nettement départagés).

Ils savent aussi la tendance devenue de plus en plus nette : Hillary Clinton a de gros risques de perdre face à John MacCain (45,6% contre 46,6% dans les sondages actuels) alors que Obama est le plus efficace pour vaincre MacCain (47,3% contre 43,7% dans les sondages).

Steven Spielberg a beau avoir accordé son soutien à Hillary Clinton, l’E.T., c’est bien Obama, une sorte de nouvel objet politique non identifié dans le paysage américain, qui déplace les foules, remplit les cœurs d’attente et d’espoir, et utilise la recette de tout bon populiste : le charisme, l’éloquence, la capacité de transcender une foule par le verbe comme ont su si bien le faire des Kennedy, des De Gaulle ou des Lula…

Obama a conquis de nombreux États ‘blancs’ et sa candidature n’a donc rien de raciale (d’autant plus que, je le répète, Obama n’est pas noir mais métis, avec un enfance en Indonésie, donc ne représente rien de la communauté des Noirs américains).

S’il était élu, Obama ne ferait pas des miracles et décevrait sans doute très vite comme Lula a beaucoup déçu.

Mais il donnerait au moins une autre image des États-Unis, avec moins d’arrogance, moins d’hypocrisie, et plus d’ouverture, plus de solidarité.

C’est peut-être le rêve manqué de Martin Luther King qui se réaliserait l’hiver prochain...



Source : le site américain RealClearPolitics.

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Primaires américaines: les candidats en campagne dans le Wisconsin et au Texas

Par Par Charlotte RAAB AFP - Jeudi 14 février, 09h06

WASHINGTON (AFP) - Après les "primaires du Potomac", remportées par Barack Obama chez les démocrates et John McCain pour les républicains, les présidentiables américains partent à la conquête d'un électorat ébranlé par la crise économique au Texas (sud) et dans le Wisconsin (nord).

Barack Obama est désormais auréolé de 7 larges victoires d'affilée depuis le week-end, et mène en nombre de délégués du parti démocrate chargés de désigner le candidat à la présidentielle du 4 novembre (1.260 contre 1.221 à Hillary Clinton, selon le site internet RealClearPolitics, avec un seuil nécessaire de 2.025).

Une avance "pratiquement impossible" à remettre en cause, selon son directeur de campagne David Plouffe. Mais conformément à la recommandation de M. Plouffe de "garder la tête dans le guidon", le jeune sénateur noir de l'Illinois a immédiatement tenté de capitaliser sur ses gains électoraux dans les foyers modestes, une base essentielle aux chances électorales de Hillary Clinton.

"Aujourd'hui j'expose un programme complet pour reconquérir notre rêve et restaurer notre prospérité", a-t-il dit dans le Wisconsin dans une usine de General Motors, au lendemain de l'annonce de pertes colossales chez le leader mondial de l'automobile.

Cet accent sur la thématique économique vise à ébranler ce qui a jusqu'à présent été un point fort de l'ex-Première dame - et lui fournit un nouvel angle d'attaque: la crise est le résultat de "plusieurs décennies" de mauvaises décisions, incluant donc la présidence Clinton.

M. Obama a annoncé un programme de grands travaux financé par un fonds de 60 milliards de dollars sur 10 ans, grâce aux fonds dégagés par la fin de la guerre en Irak, qui devrait selon lui générer "près de deux millions d'emplois".

Il a promis une "loi des employeurs patriotes" pour lutter contre les délocalisations, et précisé que son plan énergétique permettrait d'investir 150 milliards de dollars en dix ans pour créer un "secteur de l'énergie verte". "Un plan qui ne fournit pas d'assurance maladie universelle, qui ne traite pas la crise immobilière et ne crée pas immédiatement d'emplois bien payés (...) ne va pas relancer l'économie", a rétorqué Hillary Clinton: "il nous faut des résultats réels, plutôt que plus de rhétorique".

Mme Clinton était au Texas, avant l'Ohio jeudi, où selon son équipe de campagne elle espère se refaire lors des scrutins du 4 mars. "Le changement commence le 4 mars", selon son stratège en chef Mark Penn: des victoires décisives au Texas, qui compte un fort électorat hispanique qu'elle peut espérer favorable, et en Ohio (nord), touché de plein fouet par la crise, sont considérées comme indispensables si l'ex-Première dame veut espérer briguer la présidentielle.

Mais à en croire David Plouffe, "le seul moyen (pour elle) de combler l'écart en termes de délégués serait de remporter des victoires écrasantes dans la plupart des prochains scrutins. Nous ne voyons pas comment cela pourrait arriver".

Côté républicain, John McCain qui a conforté son statut de favori avec ses trois victoires dans la région de Washington, devait également se concentrer sur les prochaines étapes de la course d'ici à la fin de la semaine, dans le Wisconsin puis dans les petits Etats du Vermont et de Rhode Island (nord-est).

S'il semble mathématiquement impossible que l'ancien pasteur baptiste Mike Huckabee lui vole la victoire, en dépit de ses bons scores parmi l'électorat le plus religieux, M. McCain doit encore aligner les succès pour franchir le seuil des 1.191 délégués qui lui assurera l'investiture du parti républicain, alors qu'il n'en a encore que 797. M. McCain, salué comme un "véritable conservateur" par le président George W. Bush dimanche, a reçu mercredi le soutien du chef des républicains à la Chambre des représentants, John Boehner, confirmant son statut de candidat quasi-officiel.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080214/tts-usa-presidentielle-3a9e4ab_2.html
(pour les Démocrates).
 15/02/08 à 13h21
Présidentielle américaine: le soutien de Romney rapproche McCain de l'investiture

Par Par Charlotte RAAB AFP - Vendredi 15 février, 00h34
WASHINGTON (AFP) - John McCain s'est rapproché jeudi de l'investiture républicaine pour la présidentielle de novembre, grâce au soutien de son ex-adversaire Mitt Romney, tandis que chez les démocrates Hillary Clinton pouvait se réjouir de l'annonce longtemps retardée de sa victoire au Nouveau-Mexique (sud-ouest).

"J'ai mes opinions, (M. McCain) a les siennes, mais en tant que parti nous nous rassemblons", a déclaré M. Romney lors d'une conférence de presse avec le sénateur de l'Arizona, sans échanger le moindre geste d'amitié avec son ancien rival.

Mitt Romney, qui avait fait campagne en courtisant la frange la plus conservatrice du parti républicain, celle précisément dont le soutien fait défaut à M. McCain, avait annoncé le 7 février son retrait de la course à la Maison Blanche.

L'apport de ses 291 délégués, auxquels il a demandé de se reporter sur M. McCain, pourrait permettre à ce dernier de frôler le seuil des 1.191 nécessaires pour s'assurer l'investiture, alors qu'il est actuellement crédité de 825 délégués par le site RealClearPolitics.

"Pour le moment, les démocrates se battent - rassemblons-nous de notre côté", a dit M. Romney - durant une journée où, de fait, Mme Clinton a fait monter d'un cran les attaques contre son rival Barack Obama.

"Voilà la différence entre mon adversaire démocrate et moi: mon adversaire prononce des discours, j'offre des solutions", a lancé Mme Clinton lors d'une visite dans une usine de General Motors en Ohio (nord), un Etat où plusieurs de ses proches estiment qu'elle doit impérativement l'emporter le 4 mars pour préserver ses chances.

Elle y semble bien placée pour le moment, créditée de 55% des intentions de vote contre 34% pour Barack Obama par l'institut de sondage de l'Université Quinnipiac.

"L'Ohio a une démographie qui correspond le mieux possible à Mme Clinton", a souligné un directeur de l'institut de sondage Quinnipiac, Peter Brown. "C'est l'Amérique des cols-bleus, avec un taux de démocrates diplômés ou noirs plus réduit que dans d'autres Etats où Obama l'a emporté. Si Clinton ne gagne pas la primaire là, on voit très difficilement comment elle peut stopper Obama".

Barack Obama a cependant un atout dans l'Ohio, le soutien des présidents de trois syndicats influents, qui ont dénoncé jeudi le soutien de Mme Clinton aux accords de libre-échange, et notamment à l'Alena entré en vigueur depuis 1994 avec le Canada et le Mexique - des accusations "fausses", selon Mme Clinton.

La veille il s'était lui aussi rendu dans une usine de General Motors, mais au Wisconsin (nord), un Etat appelé à voter mardi prochain.

Les deux adversaires démocrates rivalisent de discours destinés à rassurer la classe ouvrière, en proposant tous deux d'investir lourdement dans l'économie "verte", de supprimer les baisses d'impôts accordées aux plus riches par l'administration Bush, de relever le salaire minimum, et de s'en prendre aux bénéfices des compagnies pétrolières.

Par ailleurs le parti démocrate du Nouveau-Mexique (sud-ouest) a enfin annoncé jeudi la victoire de Mme Clinton lors de la primaire du 5 février, ce qui selon l'ex-Première dame lui garantit 14 des 12 délégués attribués à l'Etat dans la perspective de la convention du parti fin août à Denver (Colorado, ouest).

Les deux candidats sont désormais crédités par RealClearPolitics de respectivement 1.289 (M. Obama) et 1.237 (Mme Clinton) délégués. L'un des deux devra franchir le seul de 2.025 pour s'assurer l'investiture du parti.

Enfin M. Obama a reçu jeudi le soutien d'un ancien sénateur du Rhode Island, un petit Etat du nord-est appelé aux urnes le 4 mars. Lincoln Chafee avait été en 2002 le seul républicain du Sénat à voter contre la guerre en Irak, à la différence de Mme Clinton.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080214/twl-usa-presidentielle-democrates-36d2a
39_4.html

MacCain va avoir bientôt tous les délégués nécessaires.
une info de 3 mn où on la montre en train de montrer les photos de famille et Obama a un lien fort avec sa famille en Afrique... Wait and see
 13/02/08 à 11h26
n'est pas descendant d'esclave, ce qui évite la réactivation de tout un psychodrame chez les électeurs potentiels. Merci pour cette mise à jour: super.

Bon, mais je le répète: on ne peut classer les deux grands partis américains à l'aune de nos repères politiques.
 13/02/08 à 10h28
Encore une fois, Obama n'est pas "noir" mais métis. Cette précision est essentielle. Il n'est pas plus apte à avoir le soutien des Noirs américains que des Blancs. De plus, il a vécu son enfance en Indonésie.

Si tu n'es pas blanc, tu es noir ? ça sonne un peu l'Afrique du Sud du temps de l'Apartheid, non ?

À mon avis, l'élément vraiment novateur, c'est que, si Obama est évangéliste, il est fils de parents musulmans, et ça, c'est très important dans une période où les musulmans sont considérés comme l'axe du mal.

Peut-être que cette origine religieuse pourrait faire avancer le dossier israélo-palestinien et éviter une guerre américano-iranienne.
le Parti démocrate représenterait plutôt idéologiquement l'UMP et ce n'est d'ailleurs pas étonnant que la plupart des députés UMP choisiraient Obama (cf une réaction dans mon précédent comm' sur les primaires américaines).

Bayrou serait plutôt qualifié de "liberal" ce qui signifie aux USA un peu "gauchiste".

Quant au PS, ou à Besancenot, ils ne représentent pas grand chose. Il y a même un parti communiste aux US je crois.

est sans doute beaucoup trop prématurée, je voulais surtout dire que Lula, comme Obama (si c'est le cas pour ce dernier, je ne suis pas devin), sont arrivés (ou arriveraient) au pouvoir grâce à un large mouvement populaire venant de la BASE.

Mais que Lula a déçu car il a pris en compte le principe de réalité. Cela ne l'a pas empêché d'être réélu, au même titre qu'il y a eu beaucoup de déçu de François Mitterrand dès 1983 mais cela ne l'a pas empêché d'être réélu en 1988 (aïe, encore une comparaison !).

Obama aurait au pouvoir évidemment en tête le principe de réalité, et rappelons-nous que l'intérêt des États-Unis n'est pas forcément l'intérêt des Européens...
effectivement, par principe, elles sont toujours oiseuses, puisque la situation politique intérieure de chaque pays, son histoire etc. sont toujours spécifiques et très différentes.
MacCain : 797
Huckabee : 240
Ron Paul : 14

et aussi (hors course)
Romney : 285.
Les chiffres donnés par CNN (cf à 10h10) sont inexacts.

Actuellement, Obama a 1 259 délégués et Hillary Clinton 1 210 soit 49 d'avance.

Cela va devenir critique pour Hillary Clinton.

Même dans les sondages fédéraux, Obama commence à rattraper Hillary Clinton : 43,9% contre 44,9%, 1% d'écart, hier, l'écart était de 2,6% encore.
 13/02/08 à 10h12
Huckabee ne lâche pas

Cette insistance de Huckabee à vouloir rester dans la course républicaine commence à paraître suspecte. Mathématiquement, il n'a plus aucune chance de pouvoir l'emporter, d'autant qu'il n'a pas réussi à réitérer son exploit de samedi dernier hier soir dans la primaire du Potomac où John McCain, le nominé putatif du parti républicain, a remporté la Virginie, le Maryland et Washington DC.

La presse ne cèsse de relever les politesses que les deux hommes continuent de s'échanger. Mais alors pourquoi ne pas passer à l'étape suivante et annoncer rapidement le ticket pour pouvoir enfin réunifier le parti, panser les plaies des primaires et convaincre les conservateurs rétifs que McCain est bien l'homme de la situation? Y aurait-il des réticences chez les caciques du parti qui ne veulent pas donner à Huckabee une trop grande importance? Je vous rappelle que McCain aura 72 ans en novembre, alors Huckabee du haut de ses 51 ans, a l'avenir devant lui. Sa désignation au poste de vice-président en ferait de fait l'un des héritiers désignés du parti. Certains pourraient en prendre ombrage.

Un proche du pasteur Huckabee, Dick Dresner, consultant politique à New York et conseiller de la campagne de l'ancien gouverneur de l'Arkansas, n'a pas fait de détour sur la stratégie à l'oeuvre: "je connais Mike depuis 20 ans, et je peux vous dire que rien ne l'effraie plus que les dettes! Vous croyez vraiment qu'il dépenserait 300 000 dollars s'il ne savait pas où il va. ll reste dans la course pour une seule et unique raison: McCain", me disait-il il y a quelques jours. Traduction: Mike Huckabee va continuer à faire campagne pendant encore un ou deux tours, le temps de consolider les conservateurs derrière sa campagne (ils ne lui sont pas tous acquis, certains le taxent de chrétien libéral pour ses positions économiques notamment).

Lorsque ce sera fait. Il pourra sceller son alliance avec McCain. Le sénateur de l'Arizona récupère une partie du vote évangélique, indispensable pour gagner en novembre, et Huck s'assure une place dans la nomenclature du parti. La stratégie est séduisante vous ne trouvez pas?

Maria Pia Mascaro 12/02/2008

http://mariapia.blogs.com/presidentielles2008/2008/02/huckabee-ne-lch.html
Carton plein pour Obama et McCain dans le Potomac

Avec trois nouveaux succès, le sénateur de l'Illinois, désormais en tête des délégués face à Clinton, devient favori de l'investiture démocrate.

Côté républicain, John McCain a également confirmé son statut en remportant les trois scrutins.

Fabrice AUBERT - le 13/02/2008 - 09h32

7/7 pour Barack Obama depuis le "Super-Mardi". Après quatre victoires le week-end dernier aux quatre coins des Etats-Unis, le sénateur démocrate de l'Illinois a remporté mardi les trois primaires dites du Potomac (du nom du fleuve qui borde les trois entités : Maryland, Virginie et Washington D.C.), sur la côte Est du pays. Et il y a mis la manière : il s'est en effet imposé avec une confortable avance, avec à chaque fois plus de 60% des voix face à Hillary Clinton (cliquez ici pour la carte des résultats).

S'il a fait sans surprise le plein de voix dans son électorat de prédilection -la communauté noire, fortement représentée dans la région du Potomac, et les jeunes-, Barack Obama a surtout conquis le vote des femmes (58% contre 43%) et les personnes âgées (53% contre 47%), cœur de cible jusqu'à présent de l'ancienne Première dame. Celle-ci voit également son adversaire faire désormais jeu égal parmi l'électorat blanc (48% pour Obama, 51% contre Clinton).

Résultat : Barack Obama a pris la tête dans la course aux délégués, celle qui compte puisque ce sont eux qui désigneront formellement le représentant du parti de l'âne lors de la convention en août prochain. Selon les estimations de CNN, Obama aurait le soutien de 1215 délégués, contre 1190 à Hillary Clinton (il en faut 2025 pour être investi). Celle-ci résiste grâce aux "super-délégués, ces cadres du parti libres de voter pour qui ils désirent, mais qui peuvent encore changer d'avis, contrairement aux délégués issus des primaires.

Pour Obama, l'adversaire, c'est McCain

"Ce mouvement ne s'arrêtera pas. Ce soir nous sommes sur la voie de la victoire même si nous savons que nous avons encore un long chemin à parcourir", a lancé Barack Obama devant ses partisans, à Madison, dans le Wisconsin, l'Etat où sera organisée la prochaine primaire mardi prochain. Se mettant déjà dans la peau du futur candidat démocrate, il n'a pas cité sa rivale pour s'en prendre à son possible futur adversaire républicain John McCain, qualifié de "héros américain" mais dont "les priorités ne répondent pas aux vrais problèmes du peuple américain".

De son côté, Hillary Clinton a semble-t-il décidé de tout miser sur la primaire du Texas, qui se déroulera le 4 mars avec celle de l'Ohio -plus de 300 délégués seront alors en jeu. Dans l'optique de ce rendez-vous décisif, elle a en effet passé la soirée à El Paso. "J'ai été mise à l'épreuve et je suis prête", a-t-elle assuré. Néanmoins, signe de la fébrilité qui s'est emparée de son camp, elle doit faire face à un nouveau couac dans sa campagne. Après avoir limogé sa directrice de campagne dimanche, elle doit désormais faire face à la démission de son numéro deux.

Le ticket McCain-Huckabee de plus en plus plausible

Chez les républicains, John McCain, à l'instar de Barack Obama, a gagné sans surprise dans les trois scrutins. Déjà quasi assuré de remporter la nomination républicaine, il a distancé Mike Huckabee, le seul rival de poids auquel il doit encore faire face -samedi dernier, l'ancien pasteur avait fait de la résistance en remportant deux Etats. Mais selon les analyses, il semble que le "Mac", modéré sur les questions de société, peine toujours à convaincre la frange la plus conservatrice de l'électorat républicain. En Virginie, malgré son succès les républicains se définissant eux-mêmes comme conservateurs ou comme chrétiens évangéliques lui ont ainsi préféré Mike Huckabee.

Même s'il ne court aucun risque pour l'investiture (il possède plus de 800 délégués alors qu'il en faut 1191), John McCain aura besoin de séduire cette partie de l'électorat dont les voix peuvent s'avérer décisives en novembre. La meilleure solution pourrait consister à choisir Mike Huckabee comme colistier. Dans son intervention, il a d'ailleurs rendu un hommage appuyé à celui qu'il a qualifié "d'ami".

http://aliceadsl.lci.fr/infos/elections-usa/0,,3710977-VU5WX0lEIDUzNg==,00-tr
ois-etats-plus-pour-obama-.html

mais Huckabee reste dans la course, en étant pourtant certain d'échouer.

Pourquoi ? Sans doute pour avoir une place privilégiée au sein du Parti républicain, voire pour être sur le ticket en vice-président de MacCain.
Elle avait viré sa directrice de campagne et c'est maintenant son directeur adjoint qui claque la porte.
(soit plus que les sondages).
 13/02/08 à 10h05
Le Missouri a été favorable à Obama :

Hillary Clinton : 48,0% et Obama : 49,2%

Mais en terme de délégués, c'est pareil : 36 chacun.
 13/02/08 à 00h17
"I come from Missouri" pour exprimer qu'ils ne croient que ce qu'ils voient...
Quel est le resultat du Missouri ?
ne crois que ce que je vois et encore, même çà, maintenant je doute...
 12/02/08 à 23h41
pas autant de déception que ça apparemmentbien à toi
 12/02/08 à 23h03
j'peux pas voter, sinon.. Miaou!
 12/02/08 à 22h29
il y a des raccourcis faciles, je l'avoue...enfin, pas autant que celui de Jules avec Lula ! La situation des US est bien particulière, en effet...on n'a juste à espérer, nous, pauvres Français de cette Europe qu'on vient de nous imposer, que les options choisies par un des deux démocrates encore en lice là-bas, ne nous rendra pas la vie encore plus difficile qu'elle ne l'est déjà....Pauvre monde....
 12/02/08 à 22h02
faire des parallèles sauvages comme ça. Ce qui fausse le regard que nous portons sur les Etats-Unis, c'est leur puissance hégémonique.
sont juste à mettre au niveau de Bayrou chez nous...Que ce soit l'un ou l'autre du côté démocrate, les US ont encore de beaux jours devant eux ! Mais bon, tout vaut mieux tout de même qu'un nouveau Républicain à leur tête...(on se contente de peu ...)..et puis, un Président noir à la tête de la plus grand puissance mondiale, ça ferait un beau scoop !
 12/02/08 à 21h47
me reste cette comparaison entre Obama et Lula. c'était pour la rime, j'espère. A part ça, nickel.
espérons que ce soit bien le rêve de Martin Luther King, allez, vals...ne soit pas défaitiste



qui a reçu l'investiture UMP à Neuilly.
 12/02/08 à 21h03
Obama s'est banané.
Françoise de Panafieu envisagerait de retirer sa candidature à la Mairie de Paris au bénéfice de Jean-Marie Cavada.

Elle aurait annoncé avoir présenté sa démission de l'UMP à Nicolas Sarkozy qui l'aurait refusée







mais Obama.
 12/02/08 à 20h59




(ça peut aussi être des cons tout court).
 12/02/08 à 20h58



Jean-Marie Cavada, qui habite Neuilly, a décidé de ne pas se présenter à Neuilly et a confirmé qu'il serait bien la tête de liste à Paris 12e.
Tant que ce sont pas des contes de fées!
 12/02/08 à 20h57





(danke schön)
 12/02/08 à 20h56
Les super-délégués sont déjà pris en comte : 140 pour Obama et 213 pour Hillary Clinton (il y en a 796 en tout, tous ne sont pas encore désignés).

Il ne faut pas non plus oublier les délégués de John Edwards (52 je crois).

Le ralliement de John Edwards sera très important. Il sera sans doute le candidat à la vice-présidence s'il choisit... le bon cheval !

Une liste dissidente se présenterait contre Nicolas Sarkozy, menée par Jean Sarkozy, avec la fille de Bernard Tapie en n°2
 12/02/08 à 20h54
Bonne fête!!!!!!!!!
Mouais...Dans le rôle de la mort du cygne, je préfèrerais plutôt la Plissetskaïa.



Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il se présenterait lui-même à la mairie de Neuilly. Selon des proches, il aurait dit : "sont tous des nuls !".
 12/02/08 à 20h52
Le vote des super délégués. Ils ont déjà fait pencher la balance contre la majorité des électeurs du parti démocrate, avec une petite tendance à ramener le choix au centre...
 12/02/08 à 20h52


C'est bientôt sur votre écran.
Moins drôle, mais l'enjeu me paraît plus important.
 12/02/08 à 20h29
C'est bon de rêver de temps en temps...