Le ciel était magnifique, orange et sombre, chargé de ces gros nuages d'été qui irisaient la voûte céleste tandis que jour et nuit se livraient comme chaque soir, une lutte sans merci.
Tout était calme pourtant et la campagne sereine était à mille lieux de s'inquiéter de ce qui se tramait à l'Ouest. On entendait le clapotis d'un ruisseau, et seuls quelques bruits de machines au loin venait troubler le chant des grillons ragaillardis par la victoire de la nuit.
La fraîcheur du soir exaltait les odeurs des foins, une petite brise venait nous caresser la nuque et les dalles de la terrasse libéraient peu à peu sous nos pieds, la chaleur accumulée dans la journée.
On étaient simplement bien. Le temps aurait pu s'arrêter là, on s'en foutait, on était bien, reposés et fatigués en même temps, occupés simplement à observer les premières étoiles qui déjà allumaient le soir de leurs lueurs d'espoir.
Des merveilles plein la tête, nous faisions corps avec ces collines, ces bois, ces vallées, unis par cette même envie de nature, d'espace, cette sensation de liberté retrouvée qui nous avait tant manqué et qui nous emplissait un peu plus à chaque inspiration.
On était bien, avares de paroles et ivres de silence, goûtant à plein poumons la sérénité d'un instant que l'on aurait voulu garder pour nous, indéfiniment.
Et puis l'on s'est souvenu de Marchastel, village perdu de l'Aubrac, oublié des hommes et abandonné aux ânes. On s'est souvenu de cette colline laissant à son sommet entrevoir un paysage grandiose, indescriptible, écrasant de plénitude, façonné jour après jour par le cycle immuable des saisons, violenté par les orages, écrasé par le soleil de l'été, abîme par les neiges de l'hiver.
On aurait voulu rester là, le nez au vent, sans penser à demain mais en regardant dans la même direction. On aurait presque voulu ne jamais se relever, ne plus rien vivre d'autre, goûter jusqu'au dernier souffle la quiétude de cet endroit simplement parce que il est des lieux qui ont une âme et qui réveillent en nous des sensations usées par la ville et les temps modernes.
Et l'on s'est souvenu encore. Des marcheurs de St Jacques de Compostelle qui ont laissé de ci de là en pays Gévaudan, en Margeride, en Aubrac des traces du passé. Des vieilles pierres chargées de souvenir qui nous ont rappelé à chaque détour combien les hommes d'ici savaient vivre en harmonie avec leur environnement.
Et puis Fournels et son vieux chien prêt à faire la fête aux nouveaux venus et puis Prunières et son parvis d'Eglise baigné par la lumière de l'été, empli de tant de solennité que l'on n'osait parler de peur de troubler le silence.
Et puis le Causse de Sauveterre, aride, sauvage, vaste étendue désertique qui vient se perdre dans l'immensité des gorges du Tarn érodées par des siècles de pluies, des siècles de vents bons et mauvais, ridées comme les visages de ces hommes de la terre, burinés de sagesse comme seule la nature sait en faire.
La fraîcheur du soir nous caressait enfin et la nuit avait finit par gagner l'immensité du ciel. La grande ourse brillait de mille feux, se disputant les lueurs des petits et des grands chariots. La lune pleine et ronde, apaisante comme jamais nous promettait un lendemain empli de nouvelles promesses, pétri de nouvelles découvertes et nous nous laissions aller à la contemplation du soir, perdus dans nos pensées, fatigués mais tellement heureux.
Encore quelques jours avec toi et je ne veux pas penser au départ, je veux vivre, bouffer cette vie encore et encore, vivre ici chaque seconde, chaque instant, ne pas penser qu'il nous reste si peu de temps, ne pas penser à l'après, oublier qu'il y a un après, oublier qu'il y a nos autres vies, toi la bas, moi ici.
Alors nos yeux se fermèrent sur les chants des grillons. Les machines agricoles se turent enfin, au loin tout était calme, les moissons pourraient reprendre demain et nous emplirons à nouveau nos poumons d'espace et de liberté avant de partir, rattrapés par la réalité.
Lozère, terre des Dieux, nous reviendrons un jour chez toi. Ensemble nous goûterons à nouveau tes délices parce qu'il est des expériences qui ne peuvent être vécues seuls et parce qu'elles sont sublimées quand on les vit à deux.
Merci pour ce que tu m'as apporté.
http://www.lozerefrance.com/
Tout était calme pourtant et la campagne sereine était à mille lieux de s'inquiéter de ce qui se tramait à l'Ouest. On entendait le clapotis d'un ruisseau, et seuls quelques bruits de machines au loin venait troubler le chant des grillons ragaillardis par la victoire de la nuit.
La fraîcheur du soir exaltait les odeurs des foins, une petite brise venait nous caresser la nuque et les dalles de la terrasse libéraient peu à peu sous nos pieds, la chaleur accumulée dans la journée.
On étaient simplement bien. Le temps aurait pu s'arrêter là, on s'en foutait, on était bien, reposés et fatigués en même temps, occupés simplement à observer les premières étoiles qui déjà allumaient le soir de leurs lueurs d'espoir.
Des merveilles plein la tête, nous faisions corps avec ces collines, ces bois, ces vallées, unis par cette même envie de nature, d'espace, cette sensation de liberté retrouvée qui nous avait tant manqué et qui nous emplissait un peu plus à chaque inspiration.
On était bien, avares de paroles et ivres de silence, goûtant à plein poumons la sérénité d'un instant que l'on aurait voulu garder pour nous, indéfiniment.
Et puis l'on s'est souvenu de Marchastel, village perdu de l'Aubrac, oublié des hommes et abandonné aux ânes. On s'est souvenu de cette colline laissant à son sommet entrevoir un paysage grandiose, indescriptible, écrasant de plénitude, façonné jour après jour par le cycle immuable des saisons, violenté par les orages, écrasé par le soleil de l'été, abîme par les neiges de l'hiver.
On aurait voulu rester là, le nez au vent, sans penser à demain mais en regardant dans la même direction. On aurait presque voulu ne jamais se relever, ne plus rien vivre d'autre, goûter jusqu'au dernier souffle la quiétude de cet endroit simplement parce que il est des lieux qui ont une âme et qui réveillent en nous des sensations usées par la ville et les temps modernes.
Et l'on s'est souvenu encore. Des marcheurs de St Jacques de Compostelle qui ont laissé de ci de là en pays Gévaudan, en Margeride, en Aubrac des traces du passé. Des vieilles pierres chargées de souvenir qui nous ont rappelé à chaque détour combien les hommes d'ici savaient vivre en harmonie avec leur environnement.
Et puis Fournels et son vieux chien prêt à faire la fête aux nouveaux venus et puis Prunières et son parvis d'Eglise baigné par la lumière de l'été, empli de tant de solennité que l'on n'osait parler de peur de troubler le silence.
Et puis le Causse de Sauveterre, aride, sauvage, vaste étendue désertique qui vient se perdre dans l'immensité des gorges du Tarn érodées par des siècles de pluies, des siècles de vents bons et mauvais, ridées comme les visages de ces hommes de la terre, burinés de sagesse comme seule la nature sait en faire.
La fraîcheur du soir nous caressait enfin et la nuit avait finit par gagner l'immensité du ciel. La grande ourse brillait de mille feux, se disputant les lueurs des petits et des grands chariots. La lune pleine et ronde, apaisante comme jamais nous promettait un lendemain empli de nouvelles promesses, pétri de nouvelles découvertes et nous nous laissions aller à la contemplation du soir, perdus dans nos pensées, fatigués mais tellement heureux.
Encore quelques jours avec toi et je ne veux pas penser au départ, je veux vivre, bouffer cette vie encore et encore, vivre ici chaque seconde, chaque instant, ne pas penser qu'il nous reste si peu de temps, ne pas penser à l'après, oublier qu'il y a un après, oublier qu'il y a nos autres vies, toi la bas, moi ici.
Alors nos yeux se fermèrent sur les chants des grillons. Les machines agricoles se turent enfin, au loin tout était calme, les moissons pourraient reprendre demain et nous emplirons à nouveau nos poumons d'espace et de liberté avant de partir, rattrapés par la réalité.
Lozère, terre des Dieux, nous reviendrons un jour chez toi. Ensemble nous goûterons à nouveau tes délices parce qu'il est des expériences qui ne peuvent être vécues seuls et parce qu'elles sont sublimées quand on les vit à deux.
Merci pour ce que tu m'as apporté.
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" La piste que j'avais suivie dans la soirée disparut bientôt et je continuai, au-delà d'une montée de gazon pelé, de me diriger d'après une suite de bornes de pierres pareilles à celles qui m'avaient guidé à travers le Goulet. Il faisait chaud déjà. J'accrochai ma veste au ballot et marchai en gilet de tricot. Modestine, elle- même tout excitée, partit dans un trottinement cahotant qui faisait valser l'avoine dans les poches de mon paletot. C était bien la première fois que cela arrivait. "
R.L Stevenson
http://le.bleymard48.free.fr/chemin-stevenson.htm
R.L Stevenson
http://le.bleymard48.free.fr/chemin-stevenson.htm
il est pas clair ce type
je voulais t'en parler depuis quelques temps...
JE SUIS TA SOEUR !!!!
JE SUIS TA SOEUR !!!!
Les Jedi sont condamnés à errer par delà l'espace, pourfandant de leurs sabres laser, les renegats et autres mécréants.
Pour eux pas de mariage possible et quand il rencontrent leur belle, manque de pot, il s'aperçoivent qu'il s'agit de leur soeur.
Si c'est pas malheureux...
Pour eux pas de mariage possible et quand il rencontrent leur belle, manque de pot, il s'aperçoivent qu'il s'agit de leur soeur.
Si c'est pas malheureux...
Bon tout ça, ça nous dit pas si c'est avec cette femme là,
celle de la Lozère, terre des Dieux que Sky va se marier !! ;o)
celle de la Lozère, terre des Dieux que Sky va se marier !! ;o)
faut une TRèèèèèèèèèèS grande carte postale alors... ou bien écrire tout piti-piti... ;o)
oui j'en veux bien finalement 

moi les soirées diapo ça m'fait chier à mourir !
Vertigo prépare le tzatziki avec amour et vu l'état de ses hormones en ce moment, c'est vrai qu'il est un peu collant...(le tzatziki pas vertigo hein !)
tu fais ta curieuse, hein?
c'est qui là au fond? patati patata...
t'es comme ça?
c'est qui là au fond? patati patata...
t'es comme ça?
tu sais
le tza(t)ziki, c'est de l'amour
mais ça colle un peu
le tza(t)ziki, c'est de l'amour
mais ça colle un peu
les photos tu peux les montrer sur le forum !
j'te cite : "le plus important est plus qui il y a à côté....", tu dis ça par rapport à ta réaction de 19h33 ?
(enfin j'dis ça, j'dis rien)
(enfin j'dis ça, j'dis rien)
vous m'avez l'air d'une sacrée paire de romantiques tous les deux !
certes le paysage est magnifique
mais le plus important
est plus qui il y a à côté
que ce qu'il y a devant
enfin bon
j'dis ça, j'dis rien
mais le plus important
est plus qui il y a à côté
que ce qu'il y a devant
enfin bon
j'dis ça, j'dis rien
puisque j'en reviens, enfin du mois d'avril.. paysages hors du temps...instants de vie hors du temps.. tout est magnifique pour être avec soi, ou avec l'autre !
Un bien fou de te lire ! ça c'est une vraie bouffée d'oxygène !
Un bien fou de te lire ! ça c'est une vraie bouffée d'oxygène !
je vais me taper un fricandeau à votre santé les amis !
hier soir le ciel allait du bleu au rouge autour du Panthéon
que c'est zoli! m'écriais-je
et qu'est-ce qu'il a dit Vertigo?
NAN! j'trouve ça moche...
moralité: Vertigo est plus lyrique sur du tzatziki que sur un coucher de soleil, hein
que c'est zoli! m'écriais-je
et qu'est-ce qu'il a dit Vertigo?
NAN! j'trouve ça moche...
moralité: Vertigo est plus lyrique sur du tzatziki que sur un coucher de soleil, hein
réussir à parler de foutcheball en réaction
c'est pas à la portée de n'importe qui...
sinon, la bête du Gévaudan est-ce qu'elle a existé vraiment
ou ça aussi c'est du boniment?
c'est pas à la portée de n'importe qui...
sinon, la bête du Gévaudan est-ce qu'elle a existé vraiment
ou ça aussi c'est du boniment?

pas de blanc... ça file le blues... (merci m'sieur Eddy, au passage !)
rose ou bleu, peu importe la couleur finalement. Enfin sauf le blanc, hein, ça ne réussit pas à l'équipe de France de footcheubol.
toi, tu as compris que "celle" qui a accompagné notre Skyy durant ces quelques jours enchanteurs, n'était pas une rose, mais un bleu...
Skyy et Langdon... le début d'une belle histoire...
j'suis émue...
Skyy et Langdon... le début d'une belle histoire...
j'suis émue...
film "c'est quoi la vie", dont je parle aussi avec moins de brio et qui se déroule dans les Causses.
Au fait on cherche des mecs sur le com' de "enattendant" pour organiser une sortie dans ce coin en octobre. Enfin, si t'en ai un, parce que sur mon PCC, ta fiche passe quelques fois au rose et que des roses se sont déjà inscrites en majorité, même que chamane en est toute marrie.
Au fait on cherche des mecs sur le com' de "enattendant" pour organiser une sortie dans ce coin en octobre. Enfin, si t'en ai un, parce que sur mon PCC, ta fiche passe quelques fois au rose et que des roses se sont déjà inscrites en majorité, même que chamane en est toute marrie.
j'aime bien ta philosophie
Tu serais pas un peu amoureux de Sky, toi ?
Tu sais ça commence par des déclarations et puis... MDR !
Tu sais ça commence par des déclarations et puis... MDR !
Je signale le film de Benoît Cohen "Nos enfants chéris" (juillet 2003) avec Romane Bohringer et Mathieu Demy, essentiellement pour ses superbes paysages de l'Aubrac... Et ben, ce n'était pas aussi beau que ce texte. Les mots portent parfois plus que les images, surtout avec notre marcheur du ciel (et de marchastel).
Il faut que j'aille faire un tour par là bas, alors !!
Parce que raconté comme ça, ça donne envie !!!!!!!!!! ;o)
Parce que raconté comme ça, ça donne envie !!!!!!!!!! ;o)
WaitingForZeSun : merci, tu es notre soleil !
Avatarzen : laisser la force entrer en toi, tu dois, mon jeune Paddawan et tu sauras, au grand dam de certains puristes qui sévissent ici, que je ne parle pratiquement jamais de l'oeuvre dont j'emprunte le titre. Maintenant j'aime aussi beaucoup les films de Sautet, dont ce "quelques jours avec moi" qui m'a rappelé des choses.
Fine : Tu n'as donc pas regardé M6 ? le concours était proposé par "Fan De" dont le thème était "toi aussi, partage le quotidien d'un mec de Tatooine" !
Langdon : Tout est vrai, à moins que ça ne soit inventé ?? Tu me files le doute maintenant.
Avatarzen : laisser la force entrer en toi, tu dois, mon jeune Paddawan et tu sauras, au grand dam de certains puristes qui sévissent ici, que je ne parle pratiquement jamais de l'oeuvre dont j'emprunte le titre. Maintenant j'aime aussi beaucoup les films de Sautet, dont ce "quelques jours avec moi" qui m'a rappelé des choses.
Fine : Tu n'as donc pas regardé M6 ? le concours était proposé par "Fan De" dont le thème était "toi aussi, partage le quotidien d'un mec de Tatooine" !
Langdon : Tout est vrai, à moins que ça ne soit inventé ?? Tu me files le doute maintenant.
... réel ou inventé... en tout cas qui fait honneur à la beauté de ce texte et de ce parcours.
A moins que ce ne soit l'inverse.
A moins que ce ne soit l'inverse.
pour ces quelques jours avec toi, il fallait participer à un concours ????
quelle chanceuse, la gagnante...
nan, je suis même pas jalouse ! ;o)
quelle chanceuse, la gagnante...
nan, je suis même pas jalouse ! ;o)
nannou s'est réincarné en avatarzen ou quoi ???
Ton com est très beau (en plus j'adooorrre la Lozère, l'Aubrac, et les bleds que tu cites)
J'adore aussi le film.
Ok, mais le rapport entre les deux?
J'adore aussi le film.
Ok, mais le rapport entre les deux?
tra làlàlàlàlà
un pti coup de fraicheur, merci!
un pti coup de fraicheur, merci!

Je réagis à ce commentaire en
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skyy_walker
publié le 18 juillet 06