Avec ca pochette retouchée informatiquement (une prouesse onéreuse pour l'époque), Remain The Light quatrième album des Talking Heads, demeure une pierre angulaire de la musique des années 80, dont l'influence ne cesse encore de planer aujourd'hui. Classé sous l'etiquette post-punk par des critiques en manque de classification, Remain The Light est un album schizophrénique métissant les hoquetements extasiés d'un dandy au look inexistant (David Byrne) aux rythmiques mecanico-organiques gonflées au son de l'Afro Beat par le très noble (à tous les niveaux) Brian Peter Georges St John Le Baptiste de La Salle Eno
Album Pop au sens Warholien du terme, l'écoute de Remain The Light nous ouvre les portes d'un univers sonore complexe, où les couches se superposent dans un magma sonore brûlant comme l'asphalte de la jungle urbaine New Yorkaise. Les textes de Byrne sont un mélange de poésie sarcastique (Seen and Not Seen), de critique socio-onirique (Listening Wind) et d'histoires déjantées souvent prétexte aux expérimentations vocales (The Great Curve).
Raide comme des piquets (il n'y qu'à voir des photos du groupe), le quatuor new yorkais revisite pourtant les rythmes syncopés de la musiques noires, utilisant ce décalage comme une force, transformant chaque morceau en véritable usine à funk moite et sensuelle.
C'est dans cet art du "pas de coté" que l'on reconnaît le génie de Brian Eno, qui pour l'occasion, co-signe tous les titres de l'album. Armé de son synthé et de sa boite à rythme, Eno distille sa science du groove au milieu de riffs de guitare assassine ou l'on invite pour l'occasion Adrian Belew (guitariste de Bowie, et de King Crimson). Autre Guest Star de cet album le trompettiste virtuose Jon Hassell, insuffle une couleur mystique au morceau House In Motion.
Avec Remain In Light, les Talkings Heads signe un Objet Discographique Non Identifié, et inscrivent leur nom en lettre d'or dans le grand livre de la Pop musique.
Album Pop au sens Warholien du terme, l'écoute de Remain The Light nous ouvre les portes d'un univers sonore complexe, où les couches se superposent dans un magma sonore brûlant comme l'asphalte de la jungle urbaine New Yorkaise. Les textes de Byrne sont un mélange de poésie sarcastique (Seen and Not Seen), de critique socio-onirique (Listening Wind) et d'histoires déjantées souvent prétexte aux expérimentations vocales (The Great Curve).
Raide comme des piquets (il n'y qu'à voir des photos du groupe), le quatuor new yorkais revisite pourtant les rythmes syncopés de la musiques noires, utilisant ce décalage comme une force, transformant chaque morceau en véritable usine à funk moite et sensuelle.
C'est dans cet art du "pas de coté" que l'on reconnaît le génie de Brian Eno, qui pour l'occasion, co-signe tous les titres de l'album. Armé de son synthé et de sa boite à rythme, Eno distille sa science du groove au milieu de riffs de guitare assassine ou l'on invite pour l'occasion Adrian Belew (guitariste de Bowie, et de King Crimson). Autre Guest Star de cet album le trompettiste virtuose Jon Hassell, insuffle une couleur mystique au morceau House In Motion.
Avec Remain In Light, les Talkings Heads signe un Objet Discographique Non Identifié, et inscrivent leur nom en lettre d'or dans le grand livre de la Pop musique.
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publié le 1er mai 06