J’avais 20 ans quand j’ai rencontré Mme P. par le biais associatif . Elle devait avoir autour de 65 ans, petite bonne femme à la Bellus, un peu ronde, petit chignon blanc, habillée très simplement.
Cette femme avait eu 9 enfants , et bien que de milieu aisée ( son mari avait été directeur de la première chaîne de TV : l’ORTF ), elle s’était toujours souciée des jeunes et enfants les plus défavorisés de sa banlieue parisienne.
Elle avait crée une association pour les ados, pour prévenir de la délinquance vers laquelle ils filaient tout droit. Puis elle a passé la main à la DASS qui a embauché des éducateurs professionnels.
Mais elle ne s’en est pas arrêté là , elle a songé à la prévention. Elle a donc crée ensuite une autre association : « la ribambelle », c’est là que nos vies se sont croisées.
Avec les moyens les plus pauvres, elle m’a entraînée à la rencontre de ces marmots de la rue .
Nous avions rendez-vous avec cette ribambelle dans « les carrés sociaux » (espaces , souvent dans des caves d’HLM, réservés aux associations) à différents endroits de la ville, avec un sac, des crayons de couleur, du papier et des bonbons .
Il y avait un thème par séance. J’ai été marquée par l’un d’eux : « je ne suis pas un animal, je suis un enfant et on doit me respecter » .
Ces enfants autour de 3 / 5 ans étaient souvent à la rue en dehors de l’école, jusqu’à 22h ou plus en été. Les seuls contacts avec les parents étaient des injonctions : « tais toi, manges, dépêches toi … »
SurA ce thème certains écarquillaient les yeux . Rares moments de dialogue avec un adulte.
La ribambelle fut aussi agrée, puis gérée par des professionnels.
Quand cette femme rentrait chez elle, son mari l’attendait dans son fauteuil roulant.
Elle était lumineuse, paisible, tout en ayant un caractère trempé, elle savait ce qu’elle faisait et pourquoi. Le sens de sa vie était don gratuit et elle y trouvait sa joie .
Un autre exemple . Actuellement j’ai un ami qui est médecin assistant en réanimation. L’autre jour je suis allée « chez lui » récupérer une patiente . Fallait voir cette affection, son sens du contact tout méditerranéen , sa compétence technique. Il m’a dit une fois : « tu sais, je ne peux rien avoir d’autre, mon travail c’est ma passion, tout le reste passe après . »
Bien sûre le terme « saint » a une connotation religieuse, mais pour moi « un saint » est une personne qui trouve toute sa plénitude dans le don d’elle-même, en toute humilité.
Elles ne sont pas « parfaites », elles ont leurs défauts et leurs travers, ce sont des humains. Elles ne sont pas rares, mais si discrètes que les médias n’en parlent pas . Il y en a plein ! ! ! Même sur PCC d’ailleurs ! ! ! !
Ces gens là , le monde en a besoin, et pour ce Noël je voulais leur rendre hommage !
Cette femme avait eu 9 enfants , et bien que de milieu aisée ( son mari avait été directeur de la première chaîne de TV : l’ORTF ), elle s’était toujours souciée des jeunes et enfants les plus défavorisés de sa banlieue parisienne.
Elle avait crée une association pour les ados, pour prévenir de la délinquance vers laquelle ils filaient tout droit. Puis elle a passé la main à la DASS qui a embauché des éducateurs professionnels.
Mais elle ne s’en est pas arrêté là , elle a songé à la prévention. Elle a donc crée ensuite une autre association : « la ribambelle », c’est là que nos vies se sont croisées.
Avec les moyens les plus pauvres, elle m’a entraînée à la rencontre de ces marmots de la rue .
Nous avions rendez-vous avec cette ribambelle dans « les carrés sociaux » (espaces , souvent dans des caves d’HLM, réservés aux associations) à différents endroits de la ville, avec un sac, des crayons de couleur, du papier et des bonbons .
Il y avait un thème par séance. J’ai été marquée par l’un d’eux : « je ne suis pas un animal, je suis un enfant et on doit me respecter » .
Ces enfants autour de 3 / 5 ans étaient souvent à la rue en dehors de l’école, jusqu’à 22h ou plus en été. Les seuls contacts avec les parents étaient des injonctions : « tais toi, manges, dépêches toi … »
SurA ce thème certains écarquillaient les yeux . Rares moments de dialogue avec un adulte.
La ribambelle fut aussi agrée, puis gérée par des professionnels.
Quand cette femme rentrait chez elle, son mari l’attendait dans son fauteuil roulant.
Elle était lumineuse, paisible, tout en ayant un caractère trempé, elle savait ce qu’elle faisait et pourquoi. Le sens de sa vie était don gratuit et elle y trouvait sa joie .
Un autre exemple . Actuellement j’ai un ami qui est médecin assistant en réanimation. L’autre jour je suis allée « chez lui » récupérer une patiente . Fallait voir cette affection, son sens du contact tout méditerranéen , sa compétence technique. Il m’a dit une fois : « tu sais, je ne peux rien avoir d’autre, mon travail c’est ma passion, tout le reste passe après . »
Bien sûre le terme « saint » a une connotation religieuse, mais pour moi « un saint » est une personne qui trouve toute sa plénitude dans le don d’elle-même, en toute humilité.
Elles ne sont pas « parfaites », elles ont leurs défauts et leurs travers, ce sont des humains. Elles ne sont pas rares, mais si discrètes que les médias n’en parlent pas . Il y en a plein ! ! ! Même sur PCC d’ailleurs ! ! ! !
Ces gens là , le monde en a besoin, et pour ce Noël je voulais leur rendre hommage !
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Meuh c'est mignon, on dirait nous !
http://youtube.com/watch?v=mRtXV9I2b-o
Meuh c'est mignon, on dirait nous !
http://youtube.com/watch?v=mRtXV9I2b-o
Mère Teresa était une salope, je vais finir par la trouver sympathique ! 
Enfin, on va quand même pas confondre grâce de dieu et promotion dans l'institution catholique.

Enfin, on va quand même pas confondre grâce de dieu et promotion dans l'institution catholique.
à la soirée de chamane ! A + !
je serai de passage à Paris demain le 28/12 jusqu'au 2 janvier, si tu le souhaites et si tu es dispo, on pourrait se rencontrer puisque l'on s'est manqué de peu à Marseille !... si tu as gardé mon N° de portable tu peux donc me joindre si non par message interposés sur ton com ... à + peu être alors !...
il faut faire comme pour l'alpaga craquer une allumette ?
22/12/07 à 17h08
grâce de Dieu.
ce qui ne retire rien à la qualité du portrait.
Et ne pas confondre "belle âme" et Saint. UN(e) Saint(e) se brûle.
ce qui ne retire rien à la qualité du portrait.
Et ne pas confondre "belle âme" et Saint. UN(e) Saint(e) se brûle.
Arbaces : mon prochain com' ( si j'ai le temps) sera : " je suis un monstre" !
aarset : jeux d'ombres et de lumières !
aarset : jeux d'ombres et de lumières !
l'esprit de noël a soufflé sur ton texte, bon du moment que le joli turban rose est bien en place !
pas encore sainte Grenadine
pas encore sainte Grenadine

22/12/07 à 14h38
point de Bien
22/12/07 à 14h37
de toute causalité
cohabitent amour et inimitié, empathie et envie, générosité et égoïsme... à différents moments, envers différentes personnes... heureux soient ceux qui bénéficient de nos actes d'amour, pardon à ceux qui pâtissent de nos petites médiocrités...
22/12/07 à 13h30
22/12/07 à 13h24
22/12/07 à 13h04
d'enfants juifs pendant la guerre, cela recentre lorsqu'il s'agit de s'entendre sur ce que l'on met derrière un mot
22/12/07 à 13h02
peut-être trompé remarque !
22/12/07 à 13h00
en ont le courage le postulat kantien correspondant dans la deuxième critique kantienne...)
vero : oui, il y a des gens trés lumineux , qui se donnent dans leur travail !
comme je le disais plus bas , le mot " saint " est impropre plutôt des " justes" .
Traiter le Mère Térésa de salope est bizarre ....
Dans le don il y a échange ; chacun reçoit , et bien sûre qu'il faut s'autoriser à exister , y trouver du plaisir . Non pas de sacrifice , mais parfois prendre des riques , j'en parlerai une autre fois à propos du livre et film de Marek Halter " les justes" ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des juifs .
comme je le disais plus bas , le mot " saint " est impropre plutôt des " justes" .
Traiter le Mère Térésa de salope est bizarre ....
Dans le don il y a échange ; chacun reçoit , et bien sûre qu'il faut s'autoriser à exister , y trouver du plaisir . Non pas de sacrifice , mais parfois prendre des riques , j'en parlerai une autre fois à propos du livre et film de Marek Halter " les justes" ceux qui ont risqué leur vie pour sauver des juifs .
22/12/07 à 12h48
par la main un jour dans cette cour de récréation qu'est le monde, simplement en se reconnaissant comme frères humains, quel jour ce serait !!
Après avoir longtemps cherché comment m'aimer et m'autoriser à exister, j'ai découvert par hasard que le don me nourrissait, car je recevais tellement plus en échange.
Ma psy, une femme bourrue, ne comprenait pas, elle cherchait à débusquer la pathologie sous-jacente et m'a même lancé un jour en pleine figure : "Mère Thérésa est une salope"... je l'ai quittée depuis.
Non, je ne suis pas une Sainte, humaine, simplement humaine et mon investissement est finalement très égoïste... mais tant mieux si mon égoïsme apporte un peu de réconfort aux autres !
Et il existe des tas de gens tellement plus lumineux dans leur cation, métier, s'ils pouvaient contaminer les autres !
Ma psy, une femme bourrue, ne comprenait pas, elle cherchait à débusquer la pathologie sous-jacente et m'a même lancé un jour en pleine figure : "Mère Thérésa est une salope"... je l'ai quittée depuis.
Non, je ne suis pas une Sainte, humaine, simplement humaine et mon investissement est finalement très égoïste... mais tant mieux si mon égoïsme apporte un peu de réconfort aux autres !
Et il existe des tas de gens tellement plus lumineux dans leur cation, métier, s'ils pouvaient contaminer les autres !
22/12/07 à 12h18
des saints... 
Avant que d'être né, je cherchais... une sainte...

Avant que d'être né, je cherchais... une sainte...

22/12/07 à 12h13
bon Noël à toi aussi !
aarset " se lit dans un présent partagé" oui tout à fait !
aarset " se lit dans un présent partagé" oui tout à fait !
22/12/07 à 11h28
grâce que de la vocation... non ?) Très beau thème !
Bon Noël M. ! Les saints vivent un Enfer, là est leur destin !
sirius : quelques soient les idéologies, les régimes , les pays , ces êtres existent partout , dans toutes les conditions !
aussi l'intention de mettre cette chanson d'Amstrong ! 
et ce cher canadien de Félix Leclerc , si poète ! Merci !

et ce cher canadien de Félix Leclerc , si poète ! Merci !
est équivoque , " juste" comme dit Marek Halter aurait peut être été mieux .
Oui, bien sûre on peut psychanalyser ces gens, on trouvera toujours quelque chose , mais moi je parle de ceux qui le font dans la joie, le plaisir ; sans mine compassée, ou sens exacerbé du devoir . Ils sont eux et y trouvent leur plénitude .La gratuité totale n'existe pas , ils reçoivent aussi beaucoup !
Il n'y a pas à proprement parler de " sacrifice" .
Oui, bien sûre on peut psychanalyser ces gens, on trouvera toujours quelque chose , mais moi je parle de ceux qui le font dans la joie, le plaisir ; sans mine compassée, ou sens exacerbé du devoir . Ils sont eux et y trouvent leur plénitude .La gratuité totale n'existe pas , ils reçoivent aussi beaucoup !
Il n'y a pas à proprement parler de " sacrifice" .
le meilleur !
Harfield : canailloux !
ylatana : je suis tout à fait sûre que tu en connais un rayon !
Harfield : canailloux !
ylatana : je suis tout à fait sûre que tu en connais un rayon !
hello Néottie , au 31 !
avrillensce : ce fil tenu : savoir le voir !
avrillensce : ce fil tenu : savoir le voir !
22/12/07 à 09h18
En plus, jaime beaucoup "Se souvenir des belles choses".
jusqu'à ce qu'on y mêle l'ideologie !
j'aime cette chanson et je vous l'offre ce matin, restons-en lien, même s'il est fragile
http://youtube.com/watch?v=Q2hYQ6T_PI0
http://youtube.com/watch?v=Q2hYQ6T_PI0
.
À tous les bohémiens, les bohémiennes de ma rue
Qui sont pas musiciens, ni comédiens, ni clowns
Ni danseurs, ni chanteurs, ni voyageurs, ni rien
Qui vont chaque matin, bravement, proprement
Dans leur petit manteau sous leur petit chapeau
Gagner en employés le pain quotidien
Qui sourient aux voisins sans en avoir envie
Qui ont pris le parti d'espérer
Sans jamais voir de l'or dans l'aube ou dans leur poche
Les braves bohémiens, sans roulotte, ni chien
Silencieux fonctionnaires aux yeux fatigués
J'apporte les hommages émus
Les espoirs des villes inconnues
L'entrée au paradis perdu
Par des continents jamais vus
Ce sont eux qui sont les plus forts
Qui emportent tout dans la mort
Devant ces bohémiens, ces bohémiennes de ma rue
Qui n'ont plus que la nuit pour partir
Sur les navires bleus de leur jeunesse enfuie
Glorieux oubliés, talents abandonnés
Comme des sacs tombés au bord des grands chemins
Qui se lèvent le matin cruellement heureux
D'avoir à traverser des journées
Ensoleillées, usées, où rien n'arrivera que d'autres embarras
Que d'autres déceptions tout au long des saisons
J'ai le chapeau bas à la main
Devant mes frères bohémiens
Prière bohémienne
(Félix Leclerc) 1951
.
.
À tous les bohémiens, les bohémiennes de ma rue
Qui sont pas musiciens, ni comédiens, ni clowns
Ni danseurs, ni chanteurs, ni voyageurs, ni rien
Qui vont chaque matin, bravement, proprement
Dans leur petit manteau sous leur petit chapeau
Gagner en employés le pain quotidien
Qui sourient aux voisins sans en avoir envie
Qui ont pris le parti d'espérer
Sans jamais voir de l'or dans l'aube ou dans leur poche
Les braves bohémiens, sans roulotte, ni chien
Silencieux fonctionnaires aux yeux fatigués
J'apporte les hommages émus
Les espoirs des villes inconnues
L'entrée au paradis perdu
Par des continents jamais vus
Ce sont eux qui sont les plus forts
Qui emportent tout dans la mort
Devant ces bohémiens, ces bohémiennes de ma rue
Qui n'ont plus que la nuit pour partir
Sur les navires bleus de leur jeunesse enfuie
Glorieux oubliés, talents abandonnés
Comme des sacs tombés au bord des grands chemins
Qui se lèvent le matin cruellement heureux
D'avoir à traverser des journées
Ensoleillées, usées, où rien n'arrivera que d'autres embarras
Que d'autres déceptions tout au long des saisons
J'ai le chapeau bas à la main
Devant mes frères bohémiens
Prière bohémienne
(Félix Leclerc) 1951
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Oh When The Saints
[ + L'Homme Sans Trucage ]
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Dionysos [ live, dans la rue... ]
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http://minilien.com/?eRdtKJXydC
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Oh When The Saints
[ + L'Homme Sans Trucage ]
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Dionysos [ live, dans la rue... ]
.
http://minilien.com/?eRdtKJXydC
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Certes il y en a plein mais peut-être trop qui sont dans le sacrifice : donner leur vie est de l'ordre du besoin au lieu d'être de l'ordre du désir. Les uns souffrent assurément sans toujours sans rendre compte ; les autres, sans être heureux, au moins se réalisent ! Puisse cette dame être d'abord dans son désir... que donner soit véritablement l'expression de son désir.
22/12/07 à 02h31
j'aime les saints généreux... 

22/12/07 à 01h21
moi.
merci pour tes coms généreux .
bon Noël: fête du don
merci pour tes coms généreux .
bon Noël: fête du don
la vie passe intense et pure (non, translucide ?)
enfin intégrale, comme on la voudrait toujours...
merci encore, le goût qui revient en passant à l'improviste,
d'attraper au vol, ce qui est le fil ténu qui nous lie, nous retient.
enfin intégrale, comme on la voudrait toujours...
merci encore, le goût qui revient en passant à l'improviste,
d'attraper au vol, ce qui est le fil ténu qui nous lie, nous retient.
C'est l'esprit de Noël qui souffle sur pcc ?
Bon Noël à toi !
Bon Noël à toi !

Je réagis à ce commentaire en
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vidépleins
publié le 21 déc. 07