la rencontre par affinités culturelles

  1. Rencontre des femmes et des hommes qui partagent vos passions.
  2. Créez vos listes d'oeuvres et d'artistes préférés
    parmi + de 2 millions de références.
  3. Partagez vos goûts, émotions, réactions en cinéma, musique, lecture, médias.
Veuve noire sur tapis blanc
 Veuve noire sur tapis blanc
rediger un nouveau commentaire sur sex and the city
catégorie : texte érotique
corps du commentaire en taille petitecorps du commentaire en taille moyennecorps du commentaire en taille grandeimprimer ce commentaireenvoyer ce commentaire à un ami
J’ai rencontré Paul via un site de rencontre. Je ne savais pas trop ce que j’y foutais, lui non plus. En tout cas, on s’est vu. On s’est plu dès le premier mot. Le sien avait été presque anodin. Pourtant,j’avais décelé une intelligence, l’humour tapis sous ses phrases à découvrir. Je lui ai lancé une balle, cachée sous un flot d’injures. J’adore les injures, surtout quand elles n’ont aucun fondement.
Sa réponse : ‘’ Venez donc me murmurer ça au coin de l’oreille...’’
Ça m’a allumée.
Le lendemain, on s’est rencontrés. Il est arrivé l’air de rien, comme tout le monde. J’ai failli penser que je m’étais trompée, et que lui non plus, ne savait pas à qui il avait à faire.

On s’est fait la bise. Le bar était branchouille, en face de l’école militaire. Le genre de bar où tout le monde va pour être vu en croyant être quelqu’un. On s’est fait la bise et on s’est enfourgués dans les escaliers qui vont à l’étage. En haut, tout est calfeutré, rouge et sombre.
Il n’y a pas meilleure ambiance pour faire connaissance avec quelqu’un aperçu dans un site de rencontre et dont les mots vous allument.

La carte des vins et des cocktails était conséquente. On a donc un peu hésité avant de plonger dans l’alcool. Question de couleur.

Paul travaille dans la pub. Il conceptualise les images. Pas celles qu’on voit à la télé ou sur les affiches. Celles qui nous sont transmis via le slogan, la marque. Il disait faire un travail de créateur, d’analyste, limite intello. Il avait des références, Sartre, Céline, Camus, Artaud, Jean-Paul Gaultier. Cherchez l’intrus. L’intruse, c’est moi. Je décide de l’allumer à mon tour. Il me le faut. Il est grand, son pull est en cachemire. Je suis sûre que je vais jouir dans ses bras, lui, dans mes jambes.

Nous en sommes à notre troisième ou quatrième Chablis, je ne sais plus. Je ne compte plus. On aurait dû prendre une bouteille, voire deux. Nous sommes restés là à nous plaire et nous chercher en pleine lumière pendant 3 heures. Voilà comment on devient transparent l’un pour l’autre. Nos vies avouables de Parisiens y sont passées. Il m’a raconté son court-mariage puis sa vie démesurée à Paris, les fêtes, les promotions. Je lui ai dit combien j’aimais le rock, dans tous les sens du terme. Mon étroite jupe noire me serraità la taille. Mon chemisier blanc, collait à ma poitrine. Paradoxe : malgré mes airs de Parisienne rive gauche, j’étais rock’n roll.

A une heure, il a payé la serveuse. Nous nous sommes dirigés vers la sortie. Il n’habitait pas loin, à deux rues. Je l’ai suivi. On a beaucoup rigolé sur le chemin. L’alcool, c’est l’humoriste de secours. Ça désinhibe tout.

Il habite un troisième étage sympa. Y’avait des masques africains partout. Les tapis sont blancs, les meubles noirs. Couleur triangulaire du désir.

Le reste n’a pas duré. Son lit est grand et moelleux. Je ne m’étais pas trompée. Tout était doux et bien lavé. Son sexe était parfait aussi. Ses gestes étaient aussi aventureux que précis. J’étais chaudement délectée. Nous avons jouis ensemble. On se connaissait déjà si bien.

Il était encore sur moi quand j’ai eu cette image. Je n’avais plus besoin de lui. Il avait accompli sa tâche. J’avais senti son sperme filer en moi, j’avais senti mes spasmes grandir au-delà de moi. Tout était calme et plat à présent. J’ai envie de partir, de me débarrasser de lui. Je comprends bien ces araignées, les veuves noires qui coupent la tête de leur amant après l’acte. L’important, c’est bien tout ce qu’il y a avant, le besoin, la fête, la copulation. L’important c’est aussi tout ce qu’il y a bien après : les naissances, vivre. Juste après, l’homme n’est qu’un poids mort. Autant s’en débarrasser.

Il dort à poings fermés. Il fait nuit noire. Avant de partir, j’écris mon petit mot de remerciement. Je ne laisse trace d’une quelconque envie de revoyure. Après tout, ils sont nombreux comme lui à Paris. Je laisse notre deuxième rencontre dans les mains de mon grand maître, le hasard. Il fait si bien les choses...


.
réactions : 101
lectures : 1287
votes : 29
Voici les 101 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 01/04/08 à 10h37
et observé, on s'y croirait!
Mais comme je n'en veux plus de tout ça!
J'en serais fatiguée d'avance...
Je préfère rouler ma paresse dans la tendresse.
....dernier de Mademoiselle Hortensia (du temps des crinolines ?). Et du coup j'ai l'impression qu'elle pourrait redevenir gaie...
 29/03/08 à 23h49
Pour les gros titres, je peux me rhabiller, car j'arrive après la bataille
pour la 101 ième réaction. Alors chapeau-bas pour ce nombre miss H, et
Pour ce petit conte qu'une Sherazade "moderne" et "féministe" aurait pu prendre à sa suite pour compter jusqu'à 1000 et une nuits.
MAIS PARMI LES ETRES VRAIS QUE J'Y CROISE PAR LA PLUME, HORTENSIA COMPTE PARMI MES ELUES.
rien a voir avec male or femalle.

Recommencer sur le seul titre ( écrit en dernier, hortensia, bravo! )

VEUVE NOIRE SUR TAPIS BLANC.

Dispose d'un plus gros braquet si nécessaire dire du bien.



.
My Little Buttercup
.
.
The Three Amigos...

.
http://minilien.com/?MwmK2AMDlW
.
.
 29/03/08 à 10h59
Ben oui, après tout, tu as raison.
Je me rends compte que tes messages ont de l'effet et...

Tu fais vraiment bien les choses dans tes réaction et dans tes messages !

Merci à toi, merci à Cathy, lacdegarance et botticella
une publicité apparait (be2)
17000 nouveaux membres par jour
on peut regarder le menu
et consommer
(et à côté bien sûr : 3 photos de femmes exquises...mais où sont les hommes ?)

Super je deviens consommable si je m'inscris ? vive le progrès...
Ton histoire joliment écrite est un chemin comme un autre, certes cet échange d'écriture puis de conversation de quelques heures, tout cela pour faire "monter la mayonnaise" et assouvir un besoin sexuel ? c'est quelque part aussi se considérer comme un animal (assouvir une envie est toujours plaisante) et notre différence à nous chers humains c'est de chercher d'autres élèments pour vivre heureux et pour plus de quelques jours !
Maintenant concernant les sites de rencontres ne sont ils pas ces lieux modernes où l'on peut faire connaissance ? en ce que chacun peut chercher.
et pour Skyy
"Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches
Et puis voici mon coeur qui ne bat que pour vous"
 28/03/08 à 14h34
lacdegarance
Cette histoire, joliment racontée, me semble le paradigme de ce qui peut se vivre sur un site de rencontre : c'est-à-dire, tout ce qu'il faut pour qu'il y ait une rencontre... afin qu'elle n'ait pas lieu. C'est merveilleux, paradoxal, et infiniment moderne.
Ici, l'enrobage est plus joli. Mais le but, c'est quand même le plaisir sans l'attachement affectif possible. Pourquoi pas. C'est moins lassant qu'un vibromasseur, j'imagine, quoique on puisse s'attacher à son vibromasseur ( à ce sujet, il y a un épisode un peu moins tarte que les autres dans la série "sex and the city" où l'une des nanas devient dépendante de son canard intime: les autres font une expédition coup-de-poing pour la sortir de ce mauvais pas... Addicts à la rencontre, elles supportaient peut-être mal que leur copine ait trouvé une solution affectivement moins onéreuse...).
Comme dit plus bas, ce qui est problématique, c'est si les choses ne sont pas explicitées. Entre "Jamais le premier soir", et "Que le premier soir", quelque préalable serait peut-être nécessaire pour ceux qui savent à l'avance ce qu'ils veulent.
Le problème étant que les vrais prédateurs, sont menteurs...
Mais c'est intéressant, ce renversement de perspective où l'héroïne assume une position plus traditionnellement masculine, fort loin de "séduite et abandonnée".
La nana se comporte comme un mec là ! enfin comme beaucoup d'hommes ais-je voulu dire .

Vengeance toute féminine ?

C'est pas du féminisme , mais de la dérision .

Une belle observation de la vie quotidienne des amours fugaces , via internet .

Moi je trouve ça très bien vu .
Elle retourne le miroir .
Je pense que c'est souvent comme ça que ça se passe .

Est-ce que ces rencontres meeticiennes aboutissent à du sérieux .
Je ne pense pas .( sauf exception peut-être , j'espère ! )

C'est justement là que le bas blesse ( si la nana en met !)
C'est trop facile de collectionner les aventures .
Il y a même l'embarras du choix non ?
Alors ils se disent ourquoi se priver !

Visites de la page : oh! oui elle est pas mal celle là !
Vibrations .
ensuite MP
Teléphone .......
Et ...
la rencontre
qui , sous des allures de romantisme à 2 balles , ne vise qu'une chose : l'artifice de l'art -i -fesses .

" Aux armes et caetera "pardonne-moi Serge .

Et après on recommence :
Re-fiche , re-visite , re-vibration etc ......

Oh! j'exagère pas , c'est pas comme ça que la relation achoppe ?
Joli vol avant , pendant (éventuellement ) et après , il y a des turbulences , et l'atterrissage ,pas toujours évident .

Les sites de rencontres , super-marché du sexe !
réaliste , non ?

Quoi , c'est mieux sur PCC ?
Oh ! parce qu'il y a le culturel .
Mystic, je me demande si tu ne te fais pas trop d'illusions là .

A voir .......

Histoire à suivre ...............



.
Madame rêve

.
Alain Bashung

.
http://minilien.com/?tH8FMshk4s
.
.
.
La cathédrale engloutie

.
Claude Debussy

.
Arturo Benedetti Michelangeli


.
http://minilien.com/?ocGw1yjYMC
.
.
.
joli..., j'aime beaucoup les histoires
bien racontées comme celle-ci...
[ même quand celles qui les raconte
ont parfois ( souvent...? ) le chignon de travers... ]

.
donc...

1/

/L’important, c’est bien tout ce qu’il y a avant...

oOo

.
Quand on fait ricocher une pierre à la surface de l’eau,
elle y court un certain temps en bonds légers,
mais au dernier elle plonge dans l’abîme :
Don Giovanni danse de même au dessus de l’abîme,
tout à l’allégresse du court délai qui lui est accordé.
.
.
A propos du "DON GIOVANNI" de Mozart,
.
.
KIERKEGAARD
.
.

oOo

/

/Je laisse notre deuxième rencontre
dans les mains de mon grand maître,
le hasard.
Il fait si bien les choses...

oOo

.
[A propos de "hasard",
cette citation d'Einstein
entendue sur France Musique:

(à peu près..., de mémoire...)

Hasard,
le nom que dieu a trouvé
pour voyager "incognito". ]
.
.

.
Le Azzar s’enfonce rapidement à reculons dans la mer
un bref instant il dresse vers le ciel son avant effilé
terminé par le bout-dehors,
comme un animal qui va bondir.

Hasard.
Jean Marie Le Clézio

oOo

.
Prelude No.15, RE b Majeur,

dit de la "goutte d'eau"...

.
Frédéric CHOPIN

.
Vladimir Horowitz

.
http://minilien.com/?f3FaB90fmk
.
.
 26/03/08 à 00h06
vous avez tout dit .
sans vous offusquer. D'ailleurs, il n'y a que mon publicitaire fictif qui dit être créatif. Cette assertion n'engage que lui.

EN tout cas, j'aime bien l'image 'inventer un créatif', ça fait un peut effet miroir... 'créer un inventif'... Merci.
Un gars dans la pub, ça ne s'invente pas ! On invente, je sais pas moi, un écrivain, un journaliste-reporter, un photographe, un designer, un architecte, un diplomate, mais PAS un créatif !
 25/03/08 à 18h22

... si il y a toujours cosubstantialité entre une personne et le fruit de son imagination ! De meme qu'il n'y a pas forcément, un lien de sang entre l'intime d'un artiste et son oeuvre... contrairement à ce que voudrait sanctifier la Légende !

Une histoire comme celle-ci est comme un conte urbain... mille fois passée au fer de l'envisageable !

De meme qu'on peut dire "non", on peut aussi imaginer de l'impropre à soi !

Ce sentiment de dévoilement ou de soupçon de dévoilement qui rattacherait un imaginaire à soi, est une condition suffisante mais pas necessairement si univoque pour conclure que tout écriture est exhibitionniste !

Dommage d'ailleurs ... en général ^^
...et de la vivre bien simultanément.
 25/03/08 à 16h40
En effet, il y a toujours une part de nous même dans ce que l'on écrit. Il ne me dérange pas d'avoir une part comme celle-ci, vide. Même si je n'ai pas vécu cette histoire, j'ai pu l'écrire. La magie et la richesse de l'écriture, c'est pouvoir faire ressortir des parts de soi enfouies, passés ou même dépassées.

Bien à toi.
 25/03/08 à 13h56
J'ai du mal à te suivre... tu écris des com et lorsque l'on réagit tu dis souvent (ce n'est pas la première fois), "le "je" n'est pas moi mais pure fiction..."

Soit, mais tout "écrivain", m^me d'une histoire romancée, ne fait que parler du lui ! d'une part de lui... d'un moment de lui ?? Et là, tu ne parles pas de toi, et tu es d'accord pour dire que c'est vide et triste !...

Ce que je pensais aussi d'ailleurs, car être libre peut se décliner de manières très différentes, et je trouvais que celle ci était un peu mécanique et qu'un bon vibro quelque chose aurait pu faire l'affaire !... Mais que toi tu le dises !! Je ne comprends plus. Pourquoi écris tu ?
 25/03/08 à 10h59
 25/03/08 à 10h13
J'en suis consciente et ce n'est pas forcément une mauvaise chose.

L'essentiel à mes yeux est que les attentes des uns et des autres soient clairement formulées de façon à éviter malentendus, quiproquos, manipulation, déceptions et frustrations en tous genres.

Ce qui me plaît et m'intéresse plus particulièrement ici, en dehors de la possibilité d'y rencontrer ma moitié d'orange (on ne sait jamais...), c'est de pouvoir lire et écrire des commentaires et de fréquenter le petit milieu auquel tu fais allusion, lequel compte beaucoup de personnes au commerce fort agréable, ma foi.

Merci au vieux briscard du site que tu es d'avoir pris la peine de prévenir une p'tite bleue de mon acabit.

Maintenant, si un p'tit gars m'envoie un message du style "Salut, j'te kiff grave, t'es trop belle !", je le prendrai pour ce que c'est : un "copier-coller", ni plus, ni moins. Niark
c'est qu'eIIe peut enfin se conduire comme un saIaud...Rhhha, y a pas à dire, c'est bô d'être une femme Iibérée.... Au demeurant se Iit bien....
et la vraie femme, féminine, n'est certainement pas une potiche !
 24/03/08 à 18h08
D'autant que ces "deux" aspects de PCC se rejoignent joyeusement (et sournoisement) plus souvent qu'on ne le pense !
La femme moderne est une véritable thématique, à étendre jusqu'au modernisme, à la modernité (en association avec les mondanités).

Pour répondre à MysticMeg, oui, la narratrice remercie. La consommation ne doit pas empêcher les bonnes manières et inversement. Les 'polis' ne vous mettent pas pour autant à l'abri de leurs besoins inassouvis et chaque fois renouvelés...
Le rustre est parfois une belle âme.

Mais je m'étends, désolée.

A bientôt
mais malgré ses sympathiques différences, pcc est aussi et si j'ose dire, avant tout, un site de rencontres.

Certes, il y a la rubrique "commentaires", les discussions à propos de diverses œuvres d'art, ou les affinités électives mais à mon humble avis, le petit milieu qui fréquente et alimente ces aspects du site n'est pas forcément le plus important en nombre.

tu n'es pas à l'abri de recevoir un "slt j'te kiff trop sur ta toph. sat'dis un dial ?"

crois en un vieux briscard du site
 24/03/08 à 17h19
Il y aurait dû y avoir un "ou" entre "yeux" et "à la partie".

Sorry folks!
 24/03/08 à 17h16
Pas bête, la mouette.

Mais de toute façon, l'approche n'est pas la même. Ici, on semble s'intéresser plus à ce qui nous fait vibrer qu'à la couleur de nos yeux à la partie de notre anatomie que nous estimons être notre meilleur atout.

Ce qui n'empêche pas de redoutables erreurs de casting.
il y a 10 fois plus d'inscrits sur mitique que sur pécécé. ceci explique cela.
 24/03/08 à 16h50
Mais il me semble qu'ici, les prédateurs sont nettement moins nombreux que sur Meetic et plus facilement repérables, dans la mesure où l'on peut dialoguer librement entre hommes et femmes de bonne volonté (du moins je me plais à l'espérer).

D'autre part, la solidarité fémine existe, je l'ai constaté et je rends hommage au passage à mes amies (elles se reconnaîtront).
 24/03/08 à 16h34
Les prédateurs et autres déglingués sont légion, ici comme ailleurs, et pas seulement dans l'univers virtuel. Et ils ne sont pas tous de sexe masculin, am I right, or am I right?
Le blanc, rouge et le noir : la vie, l'amour, la mort (dans le désordre). Chapeau bas à Hortensia.
Entièrement d'accord avec vous, mais en ce cas, on ne se retourne pas et on part sans un mot (même écrit).

L'héroïne laisse le hasard lui offrir une deuxième rencontre (elle n'a pas écrit "seconde", ce qui laisse à supposer qu'elle n'en espère pas une troisième... Mettons.)

Il me semble que l'on ne peut pas avoir le beurre, l'argent du beurre et le sourire de la crémière.

Il n'est point question ici d'amour, ni d'une "vraie rencontre humaine" (sinon, ce serait "un peu court, jeune homme") mais d'attirance et de passion toute physique. C'est mon impression en tout cas.

Est-ce souhaitable d'ailleurs ?
 24/03/08 à 16h01
"Ah ! qu'en termes galants, ces choses-là sont mises!"

Tout juste, Auguste !
 24/03/08 à 15h22
Verlaine est un poète qui se dit plus qu'il ne se lit, ce qui n'est pas commun dans la poésie française (dixit Borges). Ce poème en particulier doit se dire. Il m'est arrivé une fois, à l'improviste, de le réciter de mémoire, en m'adressant aux femmes qui se trouvaient là : chaque syllabe doit être détachée au mieux; c'est merveilleux.
de laisser finir une histoire dans le jour même ?
Point de j'm'en foutisme... juste le jeu de la volonté.
Saisir l'heure comme elle est. Rien d'une fuite, un accomplissement.
Retournez l'histoire. Il n'est pas question d'amour, ni de poésie, quoique (le noir et le blanc ? le rouge et le sombre ?), juste d'une vraie rencontre, humaine. Comme on aimerait les voir plus communes...
 24/03/08 à 15h18
j'aimerais tant entendre vos injures !

Pour compenser la vulgarité de certaines réactions...
 24/03/08 à 14h47
Hélas ! Trois fois hélas ! J'ai bien peur que PCC n'ait par certains côtés rien à lui envier, j'en fais la malencontreuse expérience... Comme quoi...
 24/03/08 à 14h34
Une amie l'appelle, fort justement à mon avis, le supermarché du sexe.

Je suis venue, j'ai vu, j'ai été vaincue.
 24/03/08 à 14h33
L'héroïne de votre conte, fort bien tourné d'ailleurs, a une attitude un tantinet paradoxale. Elle consomme, puis remercie (je salue son excellente éducation au passage. Elle a au moins la reconnaissance du ventre, si je puis dire).

Ensuite elle part (sans se retourner ?).

Mais ne serait-ce pas un peu : "Fuis-moi, je te suis, suis-moi, je te fuis" ? ou bien "En amour, la seule victoire, c'est la fuite" ? Affaire à suivre...

Ma conclusion, hâtive peut-être, mais viscérale : sabotage amoureux.
 24/03/08 à 14h27
Poème ultra trop répandu sur Meetic... Dommage, mais je ne peux plus le lire sans penser à ce site nullissime...
Le terme "célibattante" me fatigue le foie.
 24/03/08 à 14h18
Je vous suis pas à pas et j'abonde dans votre sens...

... mais c'était juste une taquinerie de preciosité
issu des poèmes saturniens de Verlaine. Associations d'idées quand tu nous tiens... bref, allez savoir pourquoi, la thématique de ce commentaire m'y a fait penser.
Mon Rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime,
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.


Car elle me comprend, et mon coeur transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.


Est-elle brune, blonde ou rousse ? --Je l'ignore.
Son nom ? Je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.


Son regard est pareil au regard des statues,
Et pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.

Je voulais exprimer que selon les moments, notre vie, nos attentes, nos désirs sont différents... je n'ai pas saisi ton lien entre "instinct du moment"...et "cachez.?." qui fait honteux ou hypocrite ? C'est surtout pas cela que je voulais exprimer...

Chrisdilou ... l'un dans l'autre.. ou autrement
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.

Paul Verlaine.
 24/03/08 à 13h47

... sauf peut-etre l'expression "instinct du moment" ! Ca fait un peu cachez-moi-ce-sein-que-je-ne-saurais-voir

life-toy
pouvoir de débarasser des clichés moralisateurs.. ne suivre parfois que l'instinct du moment et s'en trouver bien, ce qui n'empêche pas à d'autres moments de se rêver dans la durée d'une belle histoire. L'un n'exclut pas l'autre.

Vive les nouveaux individus, hommes et femmes, sincères avec eux et l'autre. Balançons les rôles, les images que l'on attend de nous... il n'y a pas vraie femme, de vrai homme...il y a des êtres..qui se croisent seulement ou enfin se rencontrent... et tout ce qui nous correspond à l'instant où on le vit, si l'autre, les autres acteurs sont respectés, c'est tout bon !

Quel dommage que ce soit les femmes ici qui se montrent choquées ou réprobatrices et projettent leur difficulté personnelle sur toi !
 24/03/08 à 12h56

Cousine de l'araignée Bouton de bottine d'Afrique du Sud, de l'espece Latrodectus, appelée aussi argyrode argentée, la veuve noire fait son nid dans les endroits peu visités, comme les vetements inutilisés ou les toilettes extérieures. Jusqu'à ce que les sanitaires intérieurs se généralisent, les morsures de la veuve noire se situaient le plus souvent au niveau des fesses ou des parties génitales de sa victime. De nos jours, l'araignée mordra frequemment lorsqu'elle se trouve coincéee entre le vetement et la peau, par exemple quand elle s'est nichée dans une chaussure ou dans un gant rarement portés

Peste - Chuck Palahniuk
ce doit être plutôt le rapport à la mère au plan psychique. Je n'ai vu qu'une expo d'elle et lu des choses à droite à gauche. c'est très parcellaire, tout ça.

Merci pour l'invitation, c'est gentil. A l'occasion d'un trip parisien?
 24/03/08 à 12h30
Oui, et la tête..

Louis Bourgeois, veuve noire ?
Je ne connais pas bien. J'ai vu qu'il y a une expo à Paris. Je veux bien t'y accompagner.
 24/03/08 à 12h25
alouette. Retour au titre. Mais que fait Louise Bougeois?
 24/03/08 à 12h24
leur fragilité soudain apparente.

Et la nuque, notre projection.
 24/03/08 à 12h20
abcxyz

Huuuuum, la rondeur des fesses, miam miam ! lol

la qualité des trapèezs, la forme des abdos, la forme des épaules. Ah, le torse masculin!!!
 24/03/08 à 11h39
Oh, toutes ces réactions, merci !

Même si ce texte est fictif pas mal d'éléments sont vrais, le bar, le vin, les ressentis ??...

Et pour répondre à Chrisdilou, oui, next time, j'irai avec le mètre Ce sera encore plus factuel, plus vrai, non ?
 24/03/08 à 11h38
Merci de nous montrer que La Femme a évolué et n'est plus la potiche qu'elle était au siècle dernier... Elisa a une notion de la "féminité" plus qu'obsolète !
elle a d'autres préoccupations ! Le sexe n'est pas sa priorité, et les hommes lui courent après ! Ou alors elle un homme bien à elle qui l'aime. Là on pense plutôt à quelqu'un de fragile qui joue les dures en se conduisant légèrement, par revanche et/ou "jmenfoutisme" un peu forcé. Vous me suivez ?!
Rassures-moi, c'est une vieille histoire ! lol
Quand on a un besoin ponctuel d'une compagnie masculine, mais pas besoin d'un homme dans la vie de tous les jours.
Vu la série que tu as choisie, Horty, j'ai immédiatement pensé à ces femmes qu'on appelle "célibatantes", qui disent chercher l'âme soeur, mais qui ont fond d'elle-même, n'y croient pas.
j'ai du mal à croire que tu considéres cet homme comme un poids mort, vu qu'il semble on ne peut plus léger. Tu joues les légères, et pour cela tu prends de l'alcool, pour ne pas souffrir, de peur qu'il ne te laisse tomber après avoir eu ce qu'il cherchait, avec toi ou une autre, non ?
 24/03/08 à 10h24
abcxyz

ou s'enfermer dans le fatalisme pour ne pas se remettre en question,

et en même temps se plaindre de ce que la terre ne tourne pas rond, quelle belle lâcheté, quelle belle manière de se déresponsabiliser !




ça veut en dire tout aussi long ! La prochaine fois Hortensia viendra avec son mètre .....
 24/03/08 à 09h43
abcxyz

du monde qui fait ce qu'il est ! Les décortiquer le ferait peut-être avancer un peu plus vite !




ce qui est dit... et dire que parfois il n'y a rien derrière est faux, ça veut en dire tout aussi long !

 24/03/08 à 09h34
abcxyz

son texte a au moins le mérite de mettre à nu des pensées que certains ont au fond de leur âme blessée mais qui n'ont pas le courage de l'avouer....


que parce qu' écoutés superficiellement...

Par exemple "connais-toi toi-même" est un lieu on ne peut plus commun qui semble pour beaucoup finalement ne rien vouloir dire... pourtant, il a une vraie profondeur, je dirais même un sens primordial....

même le brave faucheux , dévorent ( ou cherchent à dévorer ) le mâle après l'accouplement.
Parfois, il parvient à se sauver avant , tant mieux pour lui !
Pareil pour les mantes, le mâle conserve quelques chances de salut s'il court assez vite.
Je te trouve gentille de lui laisser un petit mot de remerciements . Il t'a donné, mais il a reçu aussi, non ?
 24/03/08 à 08h12
abcxyz croyez vous que l'on puisse
défendre la profondeur de l'être et assener
des lieux communs 21h18-21h20...j'espère
qu'hier était un mauvais soir pour vous,il en
existe pour chacun de nous.
Ni blanc, ni noir une palette de gris...

Ulysse78 petite question c'est la prise d'alcool qui paralyserait le ressenti du vagin ? la phrase est un peu ambigüe.
Pourquoi 3 fois c'est le reniement du sexe (Paul et non Pierre !) y a-t-il obligation ou droit à la rédemption...J'aime assez cette idée.

Le fond, l'écrit. D'autant qu'au vu de tes nombreuses "com", tu es éclectique.
Sur le fond, back to Cyrius Bassack : " où vas tu Maltilde, le long du canal,de ce pas animal. je cherche un beau mâle, un beau malabard, qui m'aimera ce soir, sans jamais me revoir.

Cette histoire est certes différente.
Certes des petits doutes, la prise d'alcool un peu surdosée pour un orgasme simultané sans durer, toi / ton vagin qui ressens l'éjaculat, si tu le dis.

Certes un côté fast food mante religieuse; "juste après, l'homme est un poids mort, autant s'en débarrasser".

Contraste entre le feu d'artifice annoncé et la chutte.
Lui, dormant "à points fermés", ne s'est pas beaucoup servit d'elles ou ne l'y a pas convié.
Et toi qui te tires tout de suite après la petite mort. Pas drôle ou du courage pour réatérir dans le réel.

Sans jugement, mais tu n'aimes pas faire durer le plaisir, pourtant des aptitudes.

si tu me permets : dans ses cas, je propose 2 autres fois, ça fait 3, pour approfondir.

Mais puisque tu as laissé un petit mot de remerciements...

LE DERNIER MOT A ABCXYZ. Tu souffres, du moins tu cherches Hortensia.
elle a une chambre à soi: ça a son utiité.
 23/03/08 à 23h59
PaulTergeist
et si c'était pas toi à quoi bon ?
"Je" n'est qu'un terme commode qui désigne un être dépourvu de toute réalité.

--> Virginia Woolf
 23/03/08 à 23h55
PaulTergeist
le Paul c'était pas moi !

bouhouhouhouhouhouhou !
 23/03/08 à 23h50
Ah Paul !

 23/03/08 à 23h49
PaulTergeist
 23/03/08 à 23h48
PaulTergeist
à couper la tête de leur mâle dans la mesure où il n'en a pas !
Les araignées ont un séphalothorax.
Faudrait pas confondre avec les mantes religieuses.
Cela dit, on s'en fout un peu. On a compris le sens général
 23/03/08 à 23h46
Texte éroticomique... et un peu second degré...
 23/03/08 à 23h19
j'aimerai que ce soit aussi simple....
 23/03/08 à 22h10
Handy Capt
c'est un texte érotique ou comique ?
 23/03/08 à 21h51
janisjopplin
 23/03/08 à 21h40
PaulTergeist
si j'avais su !

(s'cusez la confuse)
 23/03/08 à 21h39
Victory Maid
si j'avais su !
 23/03/08 à 21h24
miss him
 23/03/08 à 21h20
abcxyz

je te dirai qui tu es !

Tu souffres, n'est-ce pas, Hortensia ?

 23/03/08 à 21h18
abcxyz

ou quand l'excès de soi n'est que conséquence de son défaut d'être !

recommencera-t-elle ?

la suite au prochain numéro ?

j'attends la suite avec impatience !
Continue, hortensia, c' est le temps des floraisons, et des épines.