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catégorie : création littéraire
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- Quoi Clara ?
- Super quel accueil !
- Non mais excuse, tu voulais quoi ?
- Ben je voulais parler à ma copiiiiiine.
- Celle qui rit quand on la piiiiine…. ?
- T’es con toi alors !
- Alors ton mec et ton mec, tu fais quoi ?
- Ouais justement c’est la galèèère !
- Ben oui y’a un moment où ça se complique. T’es à quel stade là ? Tu tailles une p… à ton mari et tu repasses le linge à ton amant ?
- Vraiment t’es chi…remarque t’es pas loin en fait.
- me dit pas que tu repasses les chemises de ton apollon faut pas déc’ Clara, un amant c’est là que pour les bons moments non mais !
- ça va t’inquiète, il me fait des trucs que mon mari il a jamais fait alors je peux bien lui rendre service non ?
- ben rend lui service en mouvant ton corps pas ton poignée sur le fer à repasser sinon le gars, il va prendre une deuxième maîtresse pour la bagatelle !
- tu crois ? Non tu dis ça pour être méchante et pis t’y connais rien toi moi je sais ce que je ressens hein et pis je veux divorcer !
- ah bon…hummmm et t’en a parlé à tout le monde de tes projets ?

- Lucie, au secouuuuuuuuurs, y’a Clara qui pète un cable, j’te l’avais pas dit parce que j’avais promis mais bon les promesses…enfin ça va bien cinq minutes et pis là ça m’encombre…enfin bon donc…
- elle a un mec ?
- tu savais ?
- ben oui elle me l’a dit !
- p’tain moi qui galère avec ce secret qui me brûle les lèvres !
- franchement ma Poulette, tu sais bien que Lulu a des antennes à cocu et le Marcel il a une tête de vainqueur ! A force de lustrer le derrière de sa caisse qu’il a plus, la pin-up vendue avec, est allée se faire briller ailleurs !
- Ma Lucie tu m’éclates mais bon moi ch’sais pas quoi lui dire et pis j’ai autre chose à faire là, j’ai du mur à casser !
- Ok ma belle, je prends le relais, va transpirer !
- Merki. Bizzzzzzz

Quatre heures que je tape contre ce mur. De la terre, des cailloux, de la terre, des seaux et des seaux. Cela n’en finit pas. Qu’est-ce que je suis bien à cogner sur ce mur ! Il est laid ce crépi, cette peinture, ces couches qui gâchent. Voilà la pierre qui apparaît, déjà plus belle. A l’état brut, ce mur prend des forces, il se libère de ce trop, de ce mal, de cet enduit qui le cache. Me voici, là, à genoux couverte de poussière, les cheveux en pagaille à gratter, à nettoyer.

On frappe à la porte.
Évidemment, alors que je ne suis pas apprêtée, c’est un homme qui m’attend.
J’ouvre, je suis désolée d’être aussi peu attirante. Il s’approche, je me recule.
Je l’attendais pourtant, j’attendais un petit signe de lui et aujourd’hui il est là, devant moi. Il me veut brute comme ça, aussi sale que nature. Ce qu’il veut, il le prend.
Comme j’aime et envie son audace ! J’aurais tant aimé être un homme, bander quand ça me chante.
Son regard est puissant, il veut c’est tout. Après il partira sans doute comme si de rien n’était ou presque en ravalant des sentiments aussi discrets qu’innaccessibles. « C’est facile, arrête de penser, laisses toi guider par le désir ».
Il soulève mon tee-shirt, étire mon soutien-gorge et gobe mes seins. Un genou à terre, il baise mon ventre, introduit sa langue dans mon nombril. A travers le tissu, il mord mon sexe.
J’aime cette envie qu’il a de me prendre, j’en suis fière. Ses mains broient mes fesses. Je suis debout, les jambes à demi écartées, le haut relevé, les élastiques me gênent mais qu’importe, mes mains dans ses cheveux, je l’encourage encore. Il se bat avec mon short, maudit mon slip. Il m’aurait voulu nue sous mes vêtements.
« Stop, arrête, tu vas trop vite, je veux du temps, du temps pour apprécier, du temps pour t’apprécier, pour me rappeler en t’attendant ».
Nos bouches se collent, nos baisers s’affolent, l’excitation est au maximum. Je m’offre entière, nos têtes chavirent, c’est le cri, c’est les cris. Il s’affale, il ne respire plus. Je savoure ce moment de corps à corps, je ferme les yeux. On s’endort collés. A mon réveil, il a disparu, je l’ai laissé s’enfuir sans un mot, comme un rêve il s’est éclipsé.

Un jour tu viens, …

Tel un chat,
Tu viens.
Tel un chien,
Tu pars.

Fier et sûr du repas,
Le chat tourne autour de sa proie.
Penaud et rassasié,
Le chien s’éclipse tête baissée.

Je crains les chats,
Mais ils m’attirent.
J’aime bien les chiens,
Mais ils m’oublient

Alors, je prends le chat qui vient,
Comme un oiseau, j’me donne à lui.
Alors, je laisse le chien qui part,
Comme un juste ami, s’enfuit.

- Oui quoi ?
- Oh cool c’est moi !
- Ouais Lucie, je viens de m’exploser les pieds avec mon burin, p’tain ça fait mal !
- Ah bon les pieds, c’est pas fait pour ça l’burin !
- oh ça va tes blagues à deux euros ! Tu veux quoi ?
- t’as pas l’adresse d’un avocat…c’est pour Clara.
- Ah ben d’accord les copines, on peut pas vous laisser cinq minutes, vous voulez pas venir taper dans le mur au lieu de casser la baraque ? J’vous assure on pense plus à rien…

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Voici les 9 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
 19/09/08 à 09h40
pas fait pour s'exploser les pieds ?? alors il sert à koi cet engin??
je me creuse les meninges devant un texte d'un niveau si élèvé ...
vite au secours une réponse pour satisfaire ma soif de connaissance !!
le burin ? le burin ? ah ! j'ai peut-être trouvé :
le burin sert à se donner au chat comme un oiseau !
merde alors ! que je suis bête !
 18/09/08 à 19h42
après le feuilleton psycho-philosophico, le feuilleton érotico-concon