[ Avertissement : ceci n'est pas un texte sur Pasolini en Inde – allez plutôt lire le commentaire de Pifine - le livre évoqué ici n'est pas en base PCC ]
Une villa isolée par l'orage, liaisons téléphoniques coupées, neuf petits indiens invités, l'hôtesse et son étrange cuisinier, une terrasse et un grand escalier... Autant vous l'avouer de suite, ce jeu de Cluedo transposé à Bombay m'a rapidement gavé, entre un Gastronome graines de Moutarde et une séductrice en toc aussi Violette que son ‘dupatta’ (1), s'il n'y avait eu la surprise du chef.
Kalpana Swaminathan commence par dessiner le plan des lieux sur deux étages : atelier, office, bibliothèque, salle de séjour... et termine son roman par un glossaire issu des quatre coins du sous-continent (hindi, tamoul, ourdou, bengali, marathe, gujerati).
Sa narratrice va compliquer le récit en tombant amoureuse dès le premier gobelet de café, brûlure du métal chauffé à blanc sur sa lèvre, arôme velouté, inexplicable sentiment de bonheur.
Mais comment résister à un cuisinier qui vous sort le grand jeu dès le petit déjeuner ? « Une fleur de frangipane blanche, ses pétales crème repoussés pour dégager un coeur d'or » - et ne traduisez pas par ‘baida in bartan’ ou oeufs en cocotte à la crème, non, ici chaque cuillerée vous transporte au bord de la décadence. Sous la serviette d'un blanc immaculé, prestement rabattue, un croissant palpitant de vapeur, cédant dans un soupir quand on le pénètre sous la carapace de pâte feuilletée.
A l'heure du déjeuner, melons et papayes deviennent sculptures abstraites, natures mortes cubistes. Même les enfants vont oublier leur ketchup, tout à la joie de découvrir une betterave rouge en forme de rose pour Arpita, une locomotive taillée dans une carotte pour Darshan. (2)
Mais la cuisine peut être paradisiaque ou succursale de l'enfer, surtout quand la gazinière devient explosive – et Lola Lavina de raconter à Miss Lalli les affres du mariage quand la belle-mère s'en mêle, l'angoisse quotidienne d'être arrosée de kérosène et d'une allumette qu'on jette. Une nuit, elle s'enfuit, après maintes aventures trouve refuge chez une amie, et met le grappin sur Alif Bey : « Il a suffi qu'il hume mon basmati pour le catapulter directement dans mon lit. » L'auteur ne donne pas la recette.
Les petits secrets de chacun s'empilent comme des ‘phulka’ tout chauds. (3)
A cinq heures, Rungli Rungliot (4) ou Family Mixture Number Eleven ? Servi sous un kiosque hexagonal aux arabesques fanées de turquoise et d'or terni, dans des tasses d'un rose cendré, à la porcelaine translucide et veinée, « c'était la brume et le soleil. C'était du thé. »
A neuf heures, ce devait être un buffet rapide, ce fut un somptueux ‘mahabhog’ (5) piquant en bouche avec le frisson du clou de girofle et la morsure du gingembre. En contrepoint, du riz blanc alangui dans un nuage de lait caillé, « d'une fadeur trompeuse, jusqu'à ce que les têtes de moutarde fassent jaillir des feux de soufre sur la langue », de quoi anéantir tous vos ‘megrim’. (6)
J'entends certains réclamer le chariot des desserts. Parmi les friandises, un ‘mohan thal’ (7) fondant, une frange de vermicelles tendres sur un lit de « crème subtilement teintée de safran », un biscuit moelleux sur une base de noix craquantes.
Et puis une omelette norvégienne.
Pas très indien, me direz-vous.
C'est peut-être là le problème.
La victime fut retrouvée le visage couvert de sang et de jaune d'oeuf figé. Il faut donc attendre les deux tiers du roman pour que les choses s'animent, de façon inversement proportionnelle à la rigidité cadavérique. Grâce au thermomètre de cuisson, on estime l'heure de la mort – Sachant qu'après cette dernière, la chaleur du corps descend d'environ un degré et demi par heure, mais que le corps reposait dans une flaque d'eau glacée... quel est l'âge du capitaine ?
L'enquête policière ne sera guère transcendante. Le seul intérêt du roman de Kalpana Swaminathan est de nous dévoiler des petites facettes de la société indienne, agrémenté de promesses culinaires. Arghh ! la gamme des piments ardents, c’est le dieu Agni en culbute qui vous enflamme la gorge en ‘salwar’ de daim rouge !
* * *
(1) Longue écharpe qui se porte avec le ‘salwar kameez’ ou tunique-pantalon.
(2) Point de préjugé sexiste, d'ailleurs Arpita finira par piquer la locomotive, laissant Darshan grignoter la rose.
(3) Sorte de chapatti complet qui gonfle en cuisant.
(4) Darjeeling à longues feuilles.
(5) Mélange épicé de riz et lentilles (khichidi) amélioré, digne d'un plat consacré.
(6) Idées noires.
(7) Dessert à base de farine de pois chiche, aromatisé à la muscade et à la cardamome.
" Saveurs assassines " de Kalpana Swaminathan (Auteur), Edith Ochs (Traduction)
Editeur : Le Cherche midi
Une villa isolée par l'orage, liaisons téléphoniques coupées, neuf petits indiens invités, l'hôtesse et son étrange cuisinier, une terrasse et un grand escalier... Autant vous l'avouer de suite, ce jeu de Cluedo transposé à Bombay m'a rapidement gavé, entre un Gastronome graines de Moutarde et une séductrice en toc aussi Violette que son ‘dupatta’ (1), s'il n'y avait eu la surprise du chef.
Kalpana Swaminathan commence par dessiner le plan des lieux sur deux étages : atelier, office, bibliothèque, salle de séjour... et termine son roman par un glossaire issu des quatre coins du sous-continent (hindi, tamoul, ourdou, bengali, marathe, gujerati).
Sa narratrice va compliquer le récit en tombant amoureuse dès le premier gobelet de café, brûlure du métal chauffé à blanc sur sa lèvre, arôme velouté, inexplicable sentiment de bonheur.
Mais comment résister à un cuisinier qui vous sort le grand jeu dès le petit déjeuner ? « Une fleur de frangipane blanche, ses pétales crème repoussés pour dégager un coeur d'or » - et ne traduisez pas par ‘baida in bartan’ ou oeufs en cocotte à la crème, non, ici chaque cuillerée vous transporte au bord de la décadence. Sous la serviette d'un blanc immaculé, prestement rabattue, un croissant palpitant de vapeur, cédant dans un soupir quand on le pénètre sous la carapace de pâte feuilletée.
A l'heure du déjeuner, melons et papayes deviennent sculptures abstraites, natures mortes cubistes. Même les enfants vont oublier leur ketchup, tout à la joie de découvrir une betterave rouge en forme de rose pour Arpita, une locomotive taillée dans une carotte pour Darshan. (2)
Mais la cuisine peut être paradisiaque ou succursale de l'enfer, surtout quand la gazinière devient explosive – et Lola Lavina de raconter à Miss Lalli les affres du mariage quand la belle-mère s'en mêle, l'angoisse quotidienne d'être arrosée de kérosène et d'une allumette qu'on jette. Une nuit, elle s'enfuit, après maintes aventures trouve refuge chez une amie, et met le grappin sur Alif Bey : « Il a suffi qu'il hume mon basmati pour le catapulter directement dans mon lit. » L'auteur ne donne pas la recette.
Les petits secrets de chacun s'empilent comme des ‘phulka’ tout chauds. (3)
A cinq heures, Rungli Rungliot (4) ou Family Mixture Number Eleven ? Servi sous un kiosque hexagonal aux arabesques fanées de turquoise et d'or terni, dans des tasses d'un rose cendré, à la porcelaine translucide et veinée, « c'était la brume et le soleil. C'était du thé. »
A neuf heures, ce devait être un buffet rapide, ce fut un somptueux ‘mahabhog’ (5) piquant en bouche avec le frisson du clou de girofle et la morsure du gingembre. En contrepoint, du riz blanc alangui dans un nuage de lait caillé, « d'une fadeur trompeuse, jusqu'à ce que les têtes de moutarde fassent jaillir des feux de soufre sur la langue », de quoi anéantir tous vos ‘megrim’. (6)
J'entends certains réclamer le chariot des desserts. Parmi les friandises, un ‘mohan thal’ (7) fondant, une frange de vermicelles tendres sur un lit de « crème subtilement teintée de safran », un biscuit moelleux sur une base de noix craquantes.
Et puis une omelette norvégienne.
Pas très indien, me direz-vous.
C'est peut-être là le problème.
La victime fut retrouvée le visage couvert de sang et de jaune d'oeuf figé. Il faut donc attendre les deux tiers du roman pour que les choses s'animent, de façon inversement proportionnelle à la rigidité cadavérique. Grâce au thermomètre de cuisson, on estime l'heure de la mort – Sachant qu'après cette dernière, la chaleur du corps descend d'environ un degré et demi par heure, mais que le corps reposait dans une flaque d'eau glacée... quel est l'âge du capitaine ?
L'enquête policière ne sera guère transcendante. Le seul intérêt du roman de Kalpana Swaminathan est de nous dévoiler des petites facettes de la société indienne, agrémenté de promesses culinaires. Arghh ! la gamme des piments ardents, c’est le dieu Agni en culbute qui vous enflamme la gorge en ‘salwar’ de daim rouge !
* * *
(1) Longue écharpe qui se porte avec le ‘salwar kameez’ ou tunique-pantalon.
(2) Point de préjugé sexiste, d'ailleurs Arpita finira par piquer la locomotive, laissant Darshan grignoter la rose.
(3) Sorte de chapatti complet qui gonfle en cuisant.
(4) Darjeeling à longues feuilles.
(5) Mélange épicé de riz et lentilles (khichidi) amélioré, digne d'un plat consacré.
(6) Idées noires.
(7) Dessert à base de farine de pois chiche, aromatisé à la muscade et à la cardamome.
" Saveurs assassines " de Kalpana Swaminathan (Auteur), Edith Ochs (Traduction)
Editeur : Le Cherche midi
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Rédacteur
et tu n'as pas de moulin à café en bois poli par les ans,
comme ceux qu'utilisaient nos chers grands-parents ?
Afin de retrouver les sensations et les odeurs d'antan...
Et c'est plus écologique
Bon, j'ai pas encore pris le mien de café, j'y cours !!!
comme ceux qu'utilisaient nos chers grands-parents ?
Afin de retrouver les sensations et les odeurs d'antan...
Et c'est plus écologique

Bon, j'ai pas encore pris le mien de café, j'y cours !!!
j'y ai presque cru un quart de seconde!
)
tu fais bien de le garder précieusement, ton moulin... d'après un gars chez Neptune (notre Emmaüs maison) on se les arrache... bientôt cotés en bourse le moulin de mamie!
)
Merci pour l'autre Bubul Sharma... il me tente bien, j'adore les nouvelles!
)
tu fais bien de le garder précieusement, ton moulin... d'après un gars chez Neptune (notre Emmaüs maison) on se les arrache... bientôt cotés en bourse le moulin de mamie!
Merci pour l'autre Bubul Sharma... il me tente bien, j'adore les nouvelles!
)Recueil de nouvelles où l'on apprendra beaucoup plus sur le tiraillement des femmes entre tradition de soumission et désir de liberté - personnages de différentes époques et parfois hors du temps, très jolis récits 

mais je le garde 
je m'en sers pour des mélanges de café-chicorée en grains très économiques et diversement dosés...

je m'en sers pour des mélanges de café-chicorée en grains très économiques et diversement dosés...
ça se passe en Californie et c'est l'histoire d'une indienne, entre sorcière et psy... savoureux!
et aussi Jean Papin, pas loin du roman, pour qui la cuisine indienne est la meilleure du monde, je n'aime pas trop ce genre de mise en étalon, mais ses explications sont convaincantes et ses mélanges d'épices sont devenus mes credo!
)
j'en profite pour passer une annonce, si qq un a un moulin à café électrique dont il ne se sert plus, je suis preneuse! J'ai cassé le mien et je n'arrive pas à en trouver dans le commerce, même chez les broc... désastre pour moi!
et aussi Jean Papin, pas loin du roman, pour qui la cuisine indienne est la meilleure du monde, je n'aime pas trop ce genre de mise en étalon, mais ses explications sont convaincantes et ses mélanges d'épices sont devenus mes credo!
j'en profite pour passer une annonce, si qq un a un moulin à café électrique dont il ne se sert plus, je suis preneuse! J'ai cassé le mien et je n'arrive pas à en trouver dans le commerce, même chez les broc... désastre pour moi!

je savais bien que j'avais un livre sur l'Inde dans mon capharnaüm (j'y suis jamais allé mais c'est un pays que j'aime bien), par contre je me souviens pas un brin de l'avoir lu en entier...alors ça s'appelle "Cette nuit la liberté, le triomphe et la tragédie de gandhi" de Lapierre et Collins dépôt légal avril 83 mais éco-écrit en 1975.... D'après le sommaire ça retrace l'histoire et la société du pays de _1500 avant jc au début des 70'
Par contre je sais pas si ça parle cuisine dedans.
Pardon pour le dérangement ^^
Par contre je sais pas si ça parle cuisine dedans.
Pardon pour le dérangement ^^
je me sens moins nulle du coup d'avoir fait ce rapprochement 
sinon tout comme scriptural, dommage, ne savent pas ce qu'ils ratent ..

sinon tout comme scriptural, dommage, ne savent pas ce qu'ils ratent ..
moi qui en étais restée, bouche bée, à La colère des aubergines par Bulbul Sharma...
qu'un com de cette qualité n'ait été lu que par moins de trente personnes.


j'en fréquentais un, il y a presque vingt ans, dans une impasse perpendiculaire à la rue de la gaieté. presque au niveau de bobino. c'était bon mais cher, dans un cadre assez intimiste plutôt réussi.
j'ai mangé il y a quelques mois dans un resto sans grand cachet près de pernety. mais c'était bon marché. au sous-sol, les fruits et légumes étaient entreposés à même le sol ; je ne suis pas certain que la cuisine était d'une grande propreté...
mes meilleurs souvenirs de restos indiens, c'était à londres en 1986. on y mangeait très bien pour trois fois rien.
tout cela me donne faim, miam miam, j'aurais presque envie de dîner une seconde fois.
j'ai mangé il y a quelques mois dans un resto sans grand cachet près de pernety. mais c'était bon marché. au sous-sol, les fruits et légumes étaient entreposés à même le sol ; je ne suis pas certain que la cuisine était d'une grande propreté...
mes meilleurs souvenirs de restos indiens, c'était à londres en 1986. on y mangeait très bien pour trois fois rien.
tout cela me donne faim, miam miam, j'aurais presque envie de dîner une seconde fois.
Beaucoup plus de plaisir à lire que d'envie de tester, mon séjour en Inde m'ayant laissé des souvenirs...cuisants d'un point de vue gastronomique.
Rien ne vaut un bon resto indien à Paris.
Rien ne vaut un bon resto indien à Paris.
j'aime bien le cluedo..mais la situation déjà de se balader dehors avec un chandelier je pense que c'est rare, ealors en plus aux abords d'une fontaine.. là je pense que c'est très très rare. :.D
agitation de papilles ......
Et oui, ce personnage est apparu dans la version Super Cluedo Vidéo, le savais-tu ? 

du sang et des cris au pays du sanskrit..ouais bon c'est mercredi
je ne peux résister à vous mettre aussi le lien du site d'un ami qui vient de publier un livre sur le Rajadstan :
http://www.simon-artiste-peintre.com/fr/liste_oeuvres_livres_artiste.php?sf=4
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http://www.simon-artiste-peintre.com/fr/liste_oeuvres_livres_artiste.php?sf=4
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mais de fait pas envie de lire le bouquin. Bon je vais manger local...
est ce que tu connais la colère des aubergines de bulbul sharma?
des nouvelles aussi savoureuses que les recettes qui émaillent ce petit livre
ça donne faim tout ça!
envie de berfi ..
des nouvelles aussi savoureuses que les recettes qui émaillent ce petit livre

ça donne faim tout ça!
envie de berfi ..
Scriptural : j'ai compté et recompté, fallait-il inclure l'hôtesse ? mais n'est pas Agatha Christie qui veut 
Louise : nectar de Maracudja à l'Antirouille, ou grenadille-passiflore-fruit de la passion, plante grimpante originaire du Brésil, avec des variétés aux fruits jaunes et d'autres aux fruits violets rouge, peut se consommer sur l'instant ou après quelques jours lorsque sa peau devient fripée, donc moins acide
Verdict de Script : un mélange d'orange et de mangue.
Folleavoine, Serenity, Ariane88 : bon appétit ! et plus aussi...
Tigerlili : tu as compris
Pif.ine : les papilles s'en souviennent encore... MAhaRanIE ? Oh! je rosis

Louise : nectar de Maracudja à l'Antirouille, ou grenadille-passiflore-fruit de la passion, plante grimpante originaire du Brésil, avec des variétés aux fruits jaunes et d'autres aux fruits violets rouge, peut se consommer sur l'instant ou après quelques jours lorsque sa peau devient fripée, donc moins acide
Verdict de Script : un mélange d'orange et de mangue.
Folleavoine, Serenity, Ariane88 : bon appétit ! et plus aussi...
Tigerlili : tu as compris
Pif.ine : les papilles s'en souviennent encore... MAhaRanIE ? Oh! je rosis

la cuisine indienne peut surprendre : le nan à l'ail avalé par les familles entières voyageant dans les trains "couchettes", ça soulève un peu le coeur, au début.
Pis on s'y fait...
Merci pour ce comm' savoureux, MAhaRanIE05 !
Pis on s'y fait...
Merci pour ce comm' savoureux, MAhaRanIE05 !

Il donne bien des envies (cul-inaires) ton commentaire...
Serenity.
Serenity.
Celle de l'Inde et du mystère.
(Ah bon, t'as pu un drôle de truc à l'Antirouille ?)
le livre, je sais pas, mais le com.... on salive 

aux fourneaux. 

hein ? qu'en dis-tu ?
(private joke)
au fait, peux-tu me rappeler ce que tu as bu à l'antirouille ? c'était pas un truc indien ?

hein ? qu'en dis-tu ?
(private joke)
au fait, peux-tu me rappeler ce que tu as bu à l'antirouille ? c'était pas un truc indien ?
je préfère dix petits nègres ! 


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Marie05
publié le 5 déc. 07