C’est une scène dont je n’ai oublié aucun détail. A laquelle je peux repen-ser froidement, sans basculer. Presque en souriant, parce que c’est fini, parce que ça ne fait plus mal. Je vais l’exposer avec autant d’exactitude et de détachement que je peux. Pour voir ce que ça me fait, et ensuite, promis, une autre fois j’enchaînerai sur n’importe quoi d’autre – et ce se-ra plus swing.
La mi-octobre il y a six ans. Un jeudi soir vers vingt heures. Une des premières belles journées de l’automne : grise, mais d’un beau gris très classe. Il fait encore assez doux et, paradoxalement, on sent déjà une cer-taine fraîcheur. Rive nord de l’estuaire de la Loire. La plage où ont été tournées les Vacances de Monsieur Hulot – mes parents étaient jeunes mariés à l’époque, moi je trouve juste que c’est un film légèrement chiant. C’est là que j’ai grandi. Je marche sur le chemin des douaniers, un sentier qui longe la côte sous une végétation de chênes verts inclinés dans le sens des vents dominants.
Depuis quelques temps, je me suis rapproché de mon père. Je lui tiens compagnie, je dors dans ma chambre de gamin histoire qu’il soit moins seul. Il ne s’en sort pas trop mal pour un veuf de six mois. Sauf que dans une maison il ne sait pas faire grand-chose. L’aide ménagère et moi, nous lui enseignons les bases indispensables. A commencer par le fonction-nement de la cafetière électrique – qui, entre parenthèses, on se tue à lui répéter, ne s’appelle pas une bouillotte. Il a 81 ans, un esprit qui assure en-core même si par moments je sens bien qu’il est ailleurs, dans une sphère sans nom. Ses horaires, je les connais bien. C’est un homme d’habitudes qui dîne en regardant le journal de vingt heures, et plus tard dans la soi-rée il lit le canard enchaîné.
Lorsque j’entre dans la salle à manger, la première chose que je vois c’est Davis Pujadas qui parle dans le vide. Personne en face de lui. La table est dressée. Ça vient juste d’arriver. Allongé sur le carrelage, il semble en paix. Un côté est paralysé. Sa bouche est tordue. Ses yeux sont dans le flou, alors qu’en temps ordinaire il a un regard qui flingue – et dont j’ai hérité, au passage. Je me penche vers lui. Il m’explique à voix basse, comme si nous ne devions pas être entendus, que la chaise s’est déplacée de deux mètres au moment où il voulait s’asseoir. Elle l’a fait exprès, in-tentionnellement. Une chaise animée, donc. Ou hantée, c’est une autre variante possible. Accuser une chaise de fourberie, les dernières paroles qu’il prononcera chez lui.
La nuit même, à l’hôpital, il s’enfonce dans un coma qui va durer huit jours. L’IRM montre qu’il a fait un accident vasculaire cérébral. Un cail-lot qui, en se résorbant un peu trop vite, a provoqué une sorte d’effet rupture de barrage. Les séquelles psychiques ne pourront être qu’irréversibles. S’il se réveille, bien entendu, ce dont les médecins sem-blent lourdement douter.
Par orgueil, néanmoins, alors qu’on nous l’annonçait comme perdu, il va revenir dans le monde des vivants pour longue visite de quatre ans. Il ouvre les yeux neuf jours après être tombé. Dévasté mais souriant. C’est quoi, des séquelles psychiques, et ça s’évalue comment ? Je m’assieds à côté de lui au bord du lit. J’ai trouvé dans les mots croisés de Michel La-clos une définition redoutable que j’ai l’intention de tester sur lui. Je la lui soumets. C’est une définition en trois mots. Pince ou prince. Du tac au tac, sans la moindre hésitation, comme s’il s’agissait d’une pure évidence il me répond avec un sens intact de la répartie : monseigneur. Et juste après il me demande qui je suis. La question qui flingue.
Les quatre ans qui ont suivis, je n’ai pas assuré une prune. Il était dans une maison médicalisée où il recevait tous les soins nécessaires. Moi, je pouvais vraiment pas. Trois visites par an, grand maximum. Et encore, j’étais obligé de me rétamer un peu avant d’y aller, plus une autre petite mesure en rentrant. Puisqu’il n’y avait plus d’échange possible, je me di-sais que ce n’était plus lui. Et un jour je n’y suis plus du tout allé. Je n’ai pas honte. Mon père était une tronche. Je lui en ai beaucoup voulu de devenir cette momie. Aujourd’hui, je me dis que pendant ces quatre lon-gues dernières années il restait peut-être un atome de lucidité en lui. Et que cet atome-là ne m’en a pas réellement tenu rigueur. Il est parti pour de bon il y a presque deux ans. Hier, c’est la première fois qu’il m’a man-qué. Aujourd’hui, je pense à lui. Et je le salue. Mon père.
PS : je vous jure que ça va bien.
La mi-octobre il y a six ans. Un jeudi soir vers vingt heures. Une des premières belles journées de l’automne : grise, mais d’un beau gris très classe. Il fait encore assez doux et, paradoxalement, on sent déjà une cer-taine fraîcheur. Rive nord de l’estuaire de la Loire. La plage où ont été tournées les Vacances de Monsieur Hulot – mes parents étaient jeunes mariés à l’époque, moi je trouve juste que c’est un film légèrement chiant. C’est là que j’ai grandi. Je marche sur le chemin des douaniers, un sentier qui longe la côte sous une végétation de chênes verts inclinés dans le sens des vents dominants.
Depuis quelques temps, je me suis rapproché de mon père. Je lui tiens compagnie, je dors dans ma chambre de gamin histoire qu’il soit moins seul. Il ne s’en sort pas trop mal pour un veuf de six mois. Sauf que dans une maison il ne sait pas faire grand-chose. L’aide ménagère et moi, nous lui enseignons les bases indispensables. A commencer par le fonction-nement de la cafetière électrique – qui, entre parenthèses, on se tue à lui répéter, ne s’appelle pas une bouillotte. Il a 81 ans, un esprit qui assure en-core même si par moments je sens bien qu’il est ailleurs, dans une sphère sans nom. Ses horaires, je les connais bien. C’est un homme d’habitudes qui dîne en regardant le journal de vingt heures, et plus tard dans la soi-rée il lit le canard enchaîné.
Lorsque j’entre dans la salle à manger, la première chose que je vois c’est Davis Pujadas qui parle dans le vide. Personne en face de lui. La table est dressée. Ça vient juste d’arriver. Allongé sur le carrelage, il semble en paix. Un côté est paralysé. Sa bouche est tordue. Ses yeux sont dans le flou, alors qu’en temps ordinaire il a un regard qui flingue – et dont j’ai hérité, au passage. Je me penche vers lui. Il m’explique à voix basse, comme si nous ne devions pas être entendus, que la chaise s’est déplacée de deux mètres au moment où il voulait s’asseoir. Elle l’a fait exprès, in-tentionnellement. Une chaise animée, donc. Ou hantée, c’est une autre variante possible. Accuser une chaise de fourberie, les dernières paroles qu’il prononcera chez lui.
La nuit même, à l’hôpital, il s’enfonce dans un coma qui va durer huit jours. L’IRM montre qu’il a fait un accident vasculaire cérébral. Un cail-lot qui, en se résorbant un peu trop vite, a provoqué une sorte d’effet rupture de barrage. Les séquelles psychiques ne pourront être qu’irréversibles. S’il se réveille, bien entendu, ce dont les médecins sem-blent lourdement douter.
Par orgueil, néanmoins, alors qu’on nous l’annonçait comme perdu, il va revenir dans le monde des vivants pour longue visite de quatre ans. Il ouvre les yeux neuf jours après être tombé. Dévasté mais souriant. C’est quoi, des séquelles psychiques, et ça s’évalue comment ? Je m’assieds à côté de lui au bord du lit. J’ai trouvé dans les mots croisés de Michel La-clos une définition redoutable que j’ai l’intention de tester sur lui. Je la lui soumets. C’est une définition en trois mots. Pince ou prince. Du tac au tac, sans la moindre hésitation, comme s’il s’agissait d’une pure évidence il me répond avec un sens intact de la répartie : monseigneur. Et juste après il me demande qui je suis. La question qui flingue.
Les quatre ans qui ont suivis, je n’ai pas assuré une prune. Il était dans une maison médicalisée où il recevait tous les soins nécessaires. Moi, je pouvais vraiment pas. Trois visites par an, grand maximum. Et encore, j’étais obligé de me rétamer un peu avant d’y aller, plus une autre petite mesure en rentrant. Puisqu’il n’y avait plus d’échange possible, je me di-sais que ce n’était plus lui. Et un jour je n’y suis plus du tout allé. Je n’ai pas honte. Mon père était une tronche. Je lui en ai beaucoup voulu de devenir cette momie. Aujourd’hui, je me dis que pendant ces quatre lon-gues dernières années il restait peut-être un atome de lucidité en lui. Et que cet atome-là ne m’en a pas réellement tenu rigueur. Il est parti pour de bon il y a presque deux ans. Hier, c’est la première fois qu’il m’a man-qué. Aujourd’hui, je pense à lui. Et je le salue. Mon père.
PS : je vous jure que ça va bien.
réactions : 42
lectures : 1378
votes : 18
Voici les 42 dernières réactions à ce commentaire
Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
J'ai mis 20 ans à faire ce deuil, c'est long, trop long, je le voyais sans cesse tomber devant mes yeux, il n'a tenu que 3 jours. Je crois que je n'aurais pas tenu plus longtemps à le voir diminué, la peur au ventre de rester coincé dans son corps.
Je le salue souvent.
Je te salue aussi pour ce témoignage.
Je le salue souvent.
Je te salue aussi pour ce témoignage.
je n'ai pas douté un seul instant de tes valeurs
je n'ai pas pour usage d'extrapoler sur les gens quand je ne les connais pas assez
la vie ne se suffit pas pour connaître un être humain...
je n'ai pas pour usage d'extrapoler sur les gens quand je ne les connais pas assez
la vie ne se suffit pas pour connaître un être humain...
est-ce que j'ai eu l'air de rire de la souffrance de quelqu'un ici ?
C'est pas du tout le cas, et si je fais de l'humour noir c'est avant tour sur moi, là.
Mais je suis, plus que tu ne penses, très très en accord avec ça : "c'est de voir la souffrance et l'agonie qui est inacceptable"
C'est pas du tout le cas, et si je fais de l'humour noir c'est avant tour sur moi, là.
Mais je suis, plus que tu ne penses, très très en accord avec ça : "c'est de voir la souffrance et l'agonie qui est inacceptable"
on s'y habitue, le premier accompagnement devant la mort d'un proche, je n'avais pas encore fêté mes 25 ans alors...
accepter le départ, oui on peut lorsqu'on sait qu'ils sont délivrés d'une grande souffrance...
c'est de voir la souffrance et l'agonie qui est inacceptable
désolée mais si je vois quelqu'un trébucher sous mes yeux mon reflexe n'est pas de rire mais de venir à son secour et de simplement lui demander s'il n'y a pas de blessure...
accepter le départ, oui on peut lorsqu'on sait qu'ils sont délivrés d'une grande souffrance...
c'est de voir la souffrance et l'agonie qui est inacceptable
désolée mais si je vois quelqu'un trébucher sous mes yeux mon reflexe n'est pas de rire mais de venir à son secour et de simplement lui demander s'il n'y a pas de blessure...
très émouvant: merci pour ton honnêteté dans ce texte sans afféterie.
de l'élégance,et au delà.
mon père vient aujourd'hui, je crois que tu m'aideras à le regarder autrement enfin.
mesurer la chance que j'ai qu'il soit encore en vie, malgré tout.
mon père vient aujourd'hui, je crois que tu m'aideras à le regarder autrement enfin.
mesurer la chance que j'ai qu'il soit encore en vie, malgré tout.
Je crois qu'on accepte jamais le départ de ses parents quand on les a aimés.
On oublie rien de rien, on oublie rien du tout, on oublie rien de rien, on s'habitue, c'est tout...et encore!
En ce moment, Papa ne me manque pas, ça va faire trois ans qu'il est parti. Mais j'ai Maman, ma merveilleuse qui va très bien et je ne la quitte pas....
On oublie rien de rien, on oublie rien du tout, on oublie rien de rien, on s'habitue, c'est tout...et encore!
En ce moment, Papa ne me manque pas, ça va faire trois ans qu'il est parti. Mais j'ai Maman, ma merveilleuse qui va très bien et je ne la quitte pas....
et il dure quatre ans. Pourquoi y seriez-vous allé dans cette maison médicalisée alors que vous, vous êtes bien vivant. En tout cas, pour la pince-monseigneur, j'en reste baba! C'était quelqu'un votre père rien qu'à voir sa progéniture. Aujourd'hui, vous y pensez tel qu'en lui même, je suppose.
C'est beau un père qu'on a aimé. Comme il manque quand il n'est plus là.
C'est beau un père qu'on a aimé. Comme il manque quand il n'est plus là.
on finit par s'y faire
.... quand on commence à voir mourir ceux de notre âge
.... quand on commence à voir mourir ceux de notre âge

29/08/08 à 09h07
" Aimons-nous bien tant qu'il est encore temps " ( de Folleavoine )
Merci Brian, moi aussi chtem bien .
Merci Brian, moi aussi chtem bien .
combien de temps faut-il pour accepter le départ de nos parents ?
on fait comme on peut §§§§§
ses absences ne me concernait pas.La tendresse jetait des petits ponts aussi fugaces que répétés et son sourire...Il m'accompagne toujours et encore.
comm honnête et super. c'est drôle, je penais à tout ça aujourd'hui en déchirant du papier peint et en écoutant Obama. J'ai repensé à mon frère, les allers-retours à Cannes, en 2004. J'ai appelé mes parents, du coup: ils vont bien finir par revenir par ici puisqu'ils en parlent: Clermont-Ferrand, c'est pas la porte à côté et j'ai BESOIN d'assurer, dans ces cas-là.
Marrant : je crois pas que tu traïnes ici depuis longtemps, mais la chanson mise en lien, qui n'a a priori aucun lien avec le sujet du commentaire, elle me dit quelque chose que pourrait me dire quelqu'un que je connais. D'ailleurs, on l'a chanté ensemble, non ? Erreur ?
Kaoll : J'ai grandi aves la Canard Enchaîné, que ma grand-mère maternelle considérait comme un journal de satan. Elle mettait la main devant les yeux pour ne pas le voir à la maison, mais les doigts étaient écartés.
Douve, je ne sais pas si j'ai de la chance. Des fois je voudrais qu'il soit là, et qu'il me dise que je suis un petit connard inconscient. Et puis ça, aussi : il n'avait pas que des qualités. Avec le temps, j'ai fait le tri, j'ai fait des impasses aussi.
Echalotte : Vous lui feraez un clin d'oeil, OK ?
Marinette : La culpabilté, c'est du lest qu'il faut jeter un jour. Mais on n'est pas toujours prêt à s'alléger.
Botti : Merci pour le mot "envolé". C'est exactement comme ça que j'aurais voulu que ça se passe. On choisit pas.
Tsuki : ................................;; aussi.
Sinon, là, je vais faire un petit tour sur mon blog ( ben oui, je suis un peu pute quand même):
http://kranzler.over-blog.com/
Douve, je ne sais pas si j'ai de la chance. Des fois je voudrais qu'il soit là, et qu'il me dise que je suis un petit connard inconscient. Et puis ça, aussi : il n'avait pas que des qualités. Avec le temps, j'ai fait le tri, j'ai fait des impasses aussi.
Echalotte : Vous lui feraez un clin d'oeil, OK ?
Marinette : La culpabilté, c'est du lest qu'il faut jeter un jour. Mais on n'est pas toujours prêt à s'alléger.
Botti : Merci pour le mot "envolé". C'est exactement comme ça que j'aurais voulu que ça se passe. On choisit pas.
Tsuki : ................................;; aussi.
Sinon, là, je vais faire un petit tour sur mon blog ( ben oui, je suis un peu pute quand même):
http://kranzler.over-blog.com/
laisse faire le temps qui passe
28/08/08 à 22h41
28/08/08 à 22h29
28/08/08 à 22h26
"Aujourd’hui, je me dis que pendant ces quatre lon-gues dernières années il restait peut-être un atome de lucidité en lui. Et que cet atome-là ne m’en a pas réellement tenu rigueur"
Comment savoir jusqu'à quel point il reste de la lucidité ? Je trouve très saine la réponse que vous y apportez.. J'ai mis très longtemps pour ma part à me défaire d'une certaine culpabilité ou du moins d'interrogations douloureuses
Comment savoir jusqu'à quel point il reste de la lucidité ? Je trouve très saine la réponse que vous y apportez.. J'ai mis très longtemps pour ma part à me défaire d'une certaine culpabilité ou du moins d'interrogations douloureuses
de pouvoir poser les mots comme ça, presque sereinement, moi je ne peux toujours pas, et je ne suis pas prête à lui pardonner d'avoir ainsi pris la poudre d'escampette...
Dans les dons, peut être ce goût que tu as pour la mise en scène des mots...
J'aime bien quand tu parles du Canard Enchaîné le concernant...
J'aime bien quand tu parles du Canard Enchaîné le concernant...
Je n'ai jamais toléré que ses explications soient fumeuses et confuses. Car à quoi sert de savoir greffer des rosiers comme personne, si on ne sait pas ensuite l'expliquer à son rejeton d'une façon simple et compréhensible ? Le scandale, c'est ça. Il a gardé pas mal de ses secrets. Mais je l'excuse de m'en avoir filé d'autres.
honnêteté . Tu dis les choses comme tu les as perçu , sans fioriture , sans jugement te dépréciant et sans concession non plus .
Tu arrives à exprimer des choses qui t'ont fortement touché sans que la morale , ou les jugements bien-pensants n'entrent en ligne de compte .
Ton père n'était pas parfait, toi non plus : et ça c'est la "vraie vie ".
Tu arrives à exprimer des choses qui t'ont fortement touché sans que la morale , ou les jugements bien-pensants n'entrent en ligne de compte .
Ton père n'était pas parfait, toi non plus : et ça c'est la "vraie vie ".
Je comprends la pudeur des guillemets. Mais on peut aussi les enlever et dire la rage sans adoucissant. Amicalement, Yannick.
Si vous dîtes que c'est joli, c'est que j'ai eu la cuiller moins lourde que je pensais. Alors merci. Et là, je suis obligé de retourner vers d'autres emmerdes.
c'est parti trop vite, ma réac...
On se connait pas des masses, on s'est fritté, mais j't'aime bien.
Marrant qu'Edgar Allan P et moi on se retrouve ici au même moment sur le même sujet. Mais c'est vrai, le paternel, j'y repense après avoir fait l'impasse. C'est comme si j'étais guéri.
Monseigneur.


J'y " suis passée " il y a peu et je comprends, et comme mon père aussi, il y a maintenant 45 ans....
***** no comment.

Je réagis à ce commentaire en
Je réagis à ce commentaire en 











brianRobert
publié le 28 août 08