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Et voilà ! En pleine période post punk, 7 anglais en costume-loafers-pork pie hat et damiers, balançaient un nouveau "son", entraperçu dans "London Calling" des Clash: le ska.
Bon, pas le ska des origines, celui du label Trojan (vampirisé par UB4O dans ses "Labour of Love" ... à éviter, ou ranger à côté de Patrick Bruel reviste Fréhel & Co).
Le revival ska.
Of course, il y avait aussi Madness: mais bon, Madness c'est un peu "pour les enfants", plus pop que roots, genre Cookie Dingler et son reggae "Ne la laisse pas tomber..." ou "Mets de l'huile par... Aaargh! Je suis trop méchant.
Seuls à soutenir la comparaison avec Specials: the Beat.
Mais c'est une autre histoire qui se termine avec les Fine Young Cannibals.
Pour revenir aux Specials, un clip filmé en noir et blanc, façon "Ready Steady Go", un retour dans les sixties où skinhead ne renvoyat pas à "National Front" dans une quelconque wikipédia.
Et puis un son ... des arrangements: pour comprendre, faut retrouver les demos des "Automatics", premiére version des Specials, plus rock, plus punk, puis écouter les mêmes titres sur l'album.
Un seul nom, celui du producteur: Elvis Costello (il nous fera le même coup plus tard avec le second album des Pogues).
Et là tout s'enchaîne logiquement: zero défauts, un album cohérent de bout en bout, pas un titre à éliminer, et au delà du floklore ska two-tone, déjà une écriture "socialement concernée"... avec Thatcher à la tête de la ferme des animaux, pouvaient pas faire autrement...I can't live in Maggies Farm No More.
Un autre album se fit entendre dans la foulée, plus sixties que sixties, avec quelques zestes de ska-revival, mais la mode des damiers était déjà passée.
Puis l'explosion: pourquoi ? A priori, découragement : MTV, les Bananarama, Wham, etc... Impossible de lutter.
Etonnant que "Ghost Town" ait servi à la BO de "Shaun of the Dead": dernier 45 tours du groupe, triste constat d'échec d'une société formatée, conformiste, qui préfére ne plus relever la tête et accepter.
Le premier album des Specials est rangé à côté de London Calling, et pas loin de "Sound Affects" dans ma discothéque: au delà du revivalisme ou du folklore ska du début des années 80, les Specials ont trouvé les justes notes pour faire danser et réfléchier en même temps.
Aprés eux...? Les Redkins ont rééssayé fin eighties, mais n'ont pas survécu au delà d'un album.
Et Paul Weller en post-the Jam, enfilant la tenue de Style Council.
Et bien avant eux, Heaven 17 avec "We Don't Need That Fascist Groove Thang"
Danser et réflechir en même temps sont deux actions compatibles ?
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