Je vais et je viens.. pas entre tes reins , mais de chez moi vers ces destinations cocotiers, vantées par les magazines ou non.
Les alizés, l'air chaud, voire humide, le vent dans les palmes, les vagues d'eau transparente sont mon placenta. J'ai grandi dans ces atmosphères. Fille de petits français expatriés, qui ne cherchaient qu'une facilité de vie sans question existentielle sur leur droit à "être là", et la balance entre ce qu'ils en prenaient, et ce qu'ils y apportaient.
Pas méchants, ils étaient les parents, et même que nous avions des amis indigènes (dans le sens noble du terme : qui étaient eux ..chez eux). Sous l'initiation maçonnique les mots de tolérance, fraternité, égalité, coopération s'égrénaient à la maison avec la large palette des visiteurs amis aux couleurs Benetton.
Mais finalement, d'une manière si sournoisement bon enfant, avec un inconscient cynisme et leur ignorance propre à cette époque, ils restaient convaincus d'apporter là "la civilisation"... la leur, la nôtre...
Le modèle de croyances, la religion, la morale, le modèle culturel, la manière dont chacun devait « vivre sa vie » étaient sereinement importés dans ces ailleurs, comme étant la Vérité, l'unique façon d'être au monde en tant qu'être « civilisé ».
Les ethnologues avaient commencé depuis le début du XXème siècle à rapporter des observations faites sur le terrain. Des documents réservés à un cénacle de scientifiques, illisibles, où souvent toute neutralité était absente. Des récits remplis de jugements, d'étonnements sur les « sauvages », et de bonnes pensées pour les soustraire à leur ignorance et les ramener vers la lumière.
Dans les années 1950, peu d'évolution entre les récits étonnés des voyageurs géographes, historiens du 17ème.. et ceux des ethnologues. Etiquetages, alternance de critiques et d'indignation ou d'utopie du « bon sauvage ».
Exposition universelle de 1900 où l'on importe les "sauvages" qu'on expose en recréant leur habitat, aux yeux des parisiens fascinés et apeurés.
Claude Lévi Strauss, en 1955, avec « Tristes Tropiques » aborde un genre nouveau, à mi-chemin entre l'essai littéraire et l'ouvrage savant. Son livre voulait sensibiliser un large public à la démarche anthropologique, en permettant à l'ethnologue de sortir du registre scientifique habituel pour endosser la peau d'un écrivain et livrer impressions, souvenirs et états d'âme. Tristes tropiques fut aussitôt un gros succès de librairie.
il propose sa vision du voyage. On ne peut, selon lui, percevoir l'autre tel qu'il est que par une opération de « triple décentrement » : le voyageur doit garder à l'esprit le fait qu'il a certes changé de lieu, mais aussi de temporalité, puisque le « progrès » ne touche pas toutes les parties du monde à la même vitesse, et enfin de classe sociale, car l'argent dont on dispose n'a plus la même valeur en un autre point du globe. Toutefois, ce regard particulier est rarement de mise. Ainsi, la célèbre phrase d'introduction du livre - « Je hais les voyages et les explorateurs » - doit se comprendre comme une critique de l'exotisme et du sensationnel présents dans tant de récits d'aventures et qui débouchent sur la fabrication de stéréotypes, dont se repaissent les touristes.
J'ai connu Madagascar en 1957, de longues années, puis l'Ile de la Réunion, puis la Guyane. Je me souviens des virées « en brousse », la rencontre avec les Chefs de village, leur évidence à être ce qu'ils étaient, dès qu'on s'éloignait des villes encadrées par l'administration française. Les enterrements des jeunes enfants qui se faisaient dans une fête à la vie, à la mort, au retour vers les ancêtres...les croyances animistes... Dieu, les dieux, partout dans la nature à honorer...
Les indiens Wayanas, en Amazonie, dans les années 1970, à des heures de pirogue du premier village. La pêche et la chasse à l'arc. Les peaux rouges de roucou pour protéger des piqûres d'insectes. Un kalimbé (tissu rouge) entre les jambes, pour seul vêtement. Les initiations pour entrer dans l'âge adulte, avec application d'un tressage de feuilles sur la poitrine, habité de fourmis rouges qui devaient tester la résistance à la douleur du récipiendaire. « couchons nous sur les fourmis rouges, pour voir si l'un de nous deux bouge... ». Le régal des gros vers blancs, vivants, cachés dans l'humidité des écorces de troncs morts.. riches en protéïnes...
Nous les avons civilisés ! Nous leur avons donné envie « dêtre comme nous ». André Cognat à lutté toute une vie pour les protéger, en vain.
Maintenant les gendarmes viennent en pirogue remettre à chacun de ces citoyens français (quelle chance ils ont) le RMI auquel ils ont droit. Les pirogues ont des moteurs, les fusils ont remplacé les flèches. Des églises ont poussé sous des toits de tôles. Le mauvais rhum aide à oublier la perte de sens.
Les brésilens cherchent avidement l'or dans les rivières et fleuves et les polluent de mercure. Les entreprises canadiennes, avec l'autorisation de la France, creusent le sol, arrachent les arbres ... alvéoles de notre poumon mondial (la forêt amazonienne) pour trouver l'or qui rend fou.
Haïti crève de faim et jette ses jeunes enfants sur la République Dominicaine en espérant qu'ils y trouveront le moyen de survivre. Ils envahissent Santiago en bandes de mômes de 7 à 17 ans, livrés à eux mêmes, qui pillent et attaquent.
La République Dominicaine, pays que j'affectionne, se vend aux étrangers. Terrains, maisons. Les requins sont arrivés. Les agences immobilières tenues par des européens, des canadiens...Une année de séjour et un petit job et l'on obtient la nationalité Dominicaine, en gardant sa nationalité d'origine ! Les russes viennent de créer une ligne directe Moscou à Punta Cana.
Les circuits de drogue de l'Amérique du Sud traversent maintenant la République Dominicaine pour y jeter du haut de cessnas des sacs de drogues qui partent ensuite par bateau via d''autres iles des Caraïbes jusqu'aux Etats Unis.
Faire du fric pour certains, sauver sa peau pour d'autres dans un « tous les jours » terrible. Et les touristes qui badent les paysages de rêve, les sourires chaleureux. En même temps ces touristes, c'est une ressource si ils sortent de leurs hôtels et consomment local, équitable...
sms de Julio, ami mécanicien moto à Las Terrenas. Crise de calculs reinaux... chaque piqûre ou médicament vaut une fortune, pas de remboursements.... et si plié par la douleur, plus de clients !
Il était paysan avec son père et son frère. Ne savait ni lire, ni écrire à 15 ans. Il a quitté la campagne, appris à lire. Sa fille unique est une élève sérieuse de 15 ans, elle part dans quelques mois pour Barcelone ..Une tante éloignéei a fait un héritage d'une partie de famille dominicaine qui a migré au Vénézuela il y a plus de 50 ans...l'oncle d'Amérique.... va l'accueillir pour qu'elle poursuive ses études en europe.
Cyclones, tsunamis... pays industrialisés qui regardent crever de faim l'Afrique et d'autres, réchauffement de la planète provoqué par l'Homme et le Progrès.
Et je suis là, sur mon ordinateur, à regretter la chaleur, à me demander où trouver la case créôle qui m'abritera dans un an. Je n'imagine pas vieillir ailleurs que dans les ambiances de mon enfance. Où aller et que faire dans ce monde sans frontières, et comment donner un sens, proposer une aide sans trahir ce qu'est l'autre, aider en respectant !?
Les alizés, l'air chaud, voire humide, le vent dans les palmes, les vagues d'eau transparente sont mon placenta. J'ai grandi dans ces atmosphères. Fille de petits français expatriés, qui ne cherchaient qu'une facilité de vie sans question existentielle sur leur droit à "être là", et la balance entre ce qu'ils en prenaient, et ce qu'ils y apportaient.
Pas méchants, ils étaient les parents, et même que nous avions des amis indigènes (dans le sens noble du terme : qui étaient eux ..chez eux). Sous l'initiation maçonnique les mots de tolérance, fraternité, égalité, coopération s'égrénaient à la maison avec la large palette des visiteurs amis aux couleurs Benetton.
Mais finalement, d'une manière si sournoisement bon enfant, avec un inconscient cynisme et leur ignorance propre à cette époque, ils restaient convaincus d'apporter là "la civilisation"... la leur, la nôtre...
Le modèle de croyances, la religion, la morale, le modèle culturel, la manière dont chacun devait « vivre sa vie » étaient sereinement importés dans ces ailleurs, comme étant la Vérité, l'unique façon d'être au monde en tant qu'être « civilisé ».
Les ethnologues avaient commencé depuis le début du XXème siècle à rapporter des observations faites sur le terrain. Des documents réservés à un cénacle de scientifiques, illisibles, où souvent toute neutralité était absente. Des récits remplis de jugements, d'étonnements sur les « sauvages », et de bonnes pensées pour les soustraire à leur ignorance et les ramener vers la lumière.
Dans les années 1950, peu d'évolution entre les récits étonnés des voyageurs géographes, historiens du 17ème.. et ceux des ethnologues. Etiquetages, alternance de critiques et d'indignation ou d'utopie du « bon sauvage ».
Exposition universelle de 1900 où l'on importe les "sauvages" qu'on expose en recréant leur habitat, aux yeux des parisiens fascinés et apeurés.
Claude Lévi Strauss, en 1955, avec « Tristes Tropiques » aborde un genre nouveau, à mi-chemin entre l'essai littéraire et l'ouvrage savant. Son livre voulait sensibiliser un large public à la démarche anthropologique, en permettant à l'ethnologue de sortir du registre scientifique habituel pour endosser la peau d'un écrivain et livrer impressions, souvenirs et états d'âme. Tristes tropiques fut aussitôt un gros succès de librairie.
il propose sa vision du voyage. On ne peut, selon lui, percevoir l'autre tel qu'il est que par une opération de « triple décentrement » : le voyageur doit garder à l'esprit le fait qu'il a certes changé de lieu, mais aussi de temporalité, puisque le « progrès » ne touche pas toutes les parties du monde à la même vitesse, et enfin de classe sociale, car l'argent dont on dispose n'a plus la même valeur en un autre point du globe. Toutefois, ce regard particulier est rarement de mise. Ainsi, la célèbre phrase d'introduction du livre - « Je hais les voyages et les explorateurs » - doit se comprendre comme une critique de l'exotisme et du sensationnel présents dans tant de récits d'aventures et qui débouchent sur la fabrication de stéréotypes, dont se repaissent les touristes.
J'ai connu Madagascar en 1957, de longues années, puis l'Ile de la Réunion, puis la Guyane. Je me souviens des virées « en brousse », la rencontre avec les Chefs de village, leur évidence à être ce qu'ils étaient, dès qu'on s'éloignait des villes encadrées par l'administration française. Les enterrements des jeunes enfants qui se faisaient dans une fête à la vie, à la mort, au retour vers les ancêtres...les croyances animistes... Dieu, les dieux, partout dans la nature à honorer...
Les indiens Wayanas, en Amazonie, dans les années 1970, à des heures de pirogue du premier village. La pêche et la chasse à l'arc. Les peaux rouges de roucou pour protéger des piqûres d'insectes. Un kalimbé (tissu rouge) entre les jambes, pour seul vêtement. Les initiations pour entrer dans l'âge adulte, avec application d'un tressage de feuilles sur la poitrine, habité de fourmis rouges qui devaient tester la résistance à la douleur du récipiendaire. « couchons nous sur les fourmis rouges, pour voir si l'un de nous deux bouge... ». Le régal des gros vers blancs, vivants, cachés dans l'humidité des écorces de troncs morts.. riches en protéïnes...
Nous les avons civilisés ! Nous leur avons donné envie « dêtre comme nous ». André Cognat à lutté toute une vie pour les protéger, en vain.
Maintenant les gendarmes viennent en pirogue remettre à chacun de ces citoyens français (quelle chance ils ont) le RMI auquel ils ont droit. Les pirogues ont des moteurs, les fusils ont remplacé les flèches. Des églises ont poussé sous des toits de tôles. Le mauvais rhum aide à oublier la perte de sens.
Les brésilens cherchent avidement l'or dans les rivières et fleuves et les polluent de mercure. Les entreprises canadiennes, avec l'autorisation de la France, creusent le sol, arrachent les arbres ... alvéoles de notre poumon mondial (la forêt amazonienne) pour trouver l'or qui rend fou.
Haïti crève de faim et jette ses jeunes enfants sur la République Dominicaine en espérant qu'ils y trouveront le moyen de survivre. Ils envahissent Santiago en bandes de mômes de 7 à 17 ans, livrés à eux mêmes, qui pillent et attaquent.
La République Dominicaine, pays que j'affectionne, se vend aux étrangers. Terrains, maisons. Les requins sont arrivés. Les agences immobilières tenues par des européens, des canadiens...Une année de séjour et un petit job et l'on obtient la nationalité Dominicaine, en gardant sa nationalité d'origine ! Les russes viennent de créer une ligne directe Moscou à Punta Cana.
Les circuits de drogue de l'Amérique du Sud traversent maintenant la République Dominicaine pour y jeter du haut de cessnas des sacs de drogues qui partent ensuite par bateau via d''autres iles des Caraïbes jusqu'aux Etats Unis.
Faire du fric pour certains, sauver sa peau pour d'autres dans un « tous les jours » terrible. Et les touristes qui badent les paysages de rêve, les sourires chaleureux. En même temps ces touristes, c'est une ressource si ils sortent de leurs hôtels et consomment local, équitable...
sms de Julio, ami mécanicien moto à Las Terrenas. Crise de calculs reinaux... chaque piqûre ou médicament vaut une fortune, pas de remboursements.... et si plié par la douleur, plus de clients !
Il était paysan avec son père et son frère. Ne savait ni lire, ni écrire à 15 ans. Il a quitté la campagne, appris à lire. Sa fille unique est une élève sérieuse de 15 ans, elle part dans quelques mois pour Barcelone ..Une tante éloignéei a fait un héritage d'une partie de famille dominicaine qui a migré au Vénézuela il y a plus de 50 ans...l'oncle d'Amérique.... va l'accueillir pour qu'elle poursuive ses études en europe.
Cyclones, tsunamis... pays industrialisés qui regardent crever de faim l'Afrique et d'autres, réchauffement de la planète provoqué par l'Homme et le Progrès.
Et je suis là, sur mon ordinateur, à regretter la chaleur, à me demander où trouver la case créôle qui m'abritera dans un an. Je n'imagine pas vieillir ailleurs que dans les ambiances de mon enfance. Où aller et que faire dans ce monde sans frontières, et comment donner un sens, proposer une aide sans trahir ce qu'est l'autre, aider en respectant !?
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ma formulation était plutôt l'expression d'un ressenti personnel : me sentir citoyenne du monde (avec toute l'utopie que cela suppose) plutôt que française...européenne...blanche...
D'accord avec ce que tu écris Lost.
Et qu'est ce qu'être civilisé ? Pour moi cela n'a pas de sens... chacun est civilisé...porteur d'une civilisation...
D'accord avec ce que tu écris Lost.
Et qu'est ce qu'être civilisé ? Pour moi cela n'a pas de sens... chacun est civilisé...porteur d'une civilisation...
ou alors pour ceux qui ont de gros moyens. Il me semble que les frontières changent d'aspect mais par ce fait même s'accentue. Le tiers monde déborde petit à petit, les fractures sociales s'accentuent, la pauvreté s'installe comme un état de fait, comme un mouvement "normal" dans l'évolution de la civilisation. Nous montrons aux "pauvres" ce qu'ils n'auront jamais avec une candeur égoïste. Nous "pensons" que notre rôle est d'apporter la civilisation, alors que nous aurions du laisser venire à la "civilisation" ceux qui le désiraient, et les laisser repartir s'ils le désiraient. L'homme dit civilisé est imbu de sa connaissance et de son pouvoir, malgré que Mère Nature ne cesse de lui démontrer qu'il n'est que la mouche sur le cul d'une vache, qui d'un simple coup de queue peut le balayer. Mais qu'importe, domptons la vache !!
Réduire ce texte à une confrontation entre l'homme blanc et l'indigène, ne démontre qu'une seule chose : le nombriliste et la vacuité de l'esprit. Comme tu l'écris si bien Eno et j'irai un pas plus loin (mais je pense que tu y es) nul ne détient la vérité unique, chacun en détient une parcelle et l'union de ces différentes parcelles Est différente suivant le pays, la culture, les croyances.
Réduire ce texte à une confrontation entre l'homme blanc et l'indigène, ne démontre qu'une seule chose : le nombriliste et la vacuité de l'esprit. Comme tu l'écris si bien Eno et j'irai un pas plus loin (mais je pense que tu y es) nul ne détient la vérité unique, chacun en détient une parcelle et l'union de ces différentes parcelles Est différente suivant le pays, la culture, les croyances.
Je n'ai pas opposé "l'homme blanc à l'indigène..".. On pourrait parler des rois nègres... des dictateurs africains..de ceux qui vendaient en esclavage leurs prisonniers du village d'à côté..
Je ne parle que de ce que j'ai vu avec toute la subjectivité inhérente à l'être humain, vous comme moi !
Je ne parle que de ce que j'ai vu avec toute la subjectivité inhérente à l'être humain, vous comme moi !

15/05/08 à 10h42
blanc, ce salaud, amoureux de l'indigène, sauf s'il est natif de la Gaule!
14/05/08 à 10h57
et est pour certains une composante de leur vie, une énergie que je ne balaierais pas d'un revers de main.. ou alors tout doux ! 

Mais aussi tous ces gens formidables, qui luttent tous les jours en ayant la force de garder le sourire. Pour entrer vraiment en relation avec eux, il ne faut plus être "touriste"
loin de l'érotisme à deux euros (l'érotisme est un genre à deux euros, en soi). 5
je ne connais pas la République Dominicaine mais ce que tu dis fait un peu froid dans le dos
je te souhaite de trouver à défaut d'un paradis, le lieu où tu seras en accord/coeur avec toi même
je te souhaite de trouver à défaut d'un paradis, le lieu où tu seras en accord/coeur avec toi même
je suis vraie aussi dans mes excès !
J'aime quand je peux pratiquer le "yo tambien"... j'aime beaucoup aussi qui tu sembles être
Le virtuel nous donne tout le loisir de n'exposer que nos côtés plus lumineux !
.. en ce qui me concerne je garde jalousement pour mes proches l'emmerdeuse que je suis ! 
J'aime quand je peux pratiquer le "yo tambien"... j'aime beaucoup aussi qui tu sembles être
Le virtuel nous donne tout le loisir de n'exposer que nos côtés plus lumineux !
.. en ce qui me concerne je garde jalousement pour mes proches l'emmerdeuse que je suis ! 
quels qu'ils soient....
Un peu utopique dans le tous les jours, mais j'aime à placer cette phrase de Saint Exupéry :
"mon frère, si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m'enrichis !"...
Un peu utopique dans le tous les jours, mais j'aime à placer cette phrase de Saint Exupéry :
"mon frère, si tu diffères de moi, loin de me léser, tu m'enrichis !"...

la vie est facile avec toi, tu es une vraie de vraie dans l'expression de tes sentiments et on ne peut que t'aimer !
être une voyageuse humaine et équitable, puis
raconter, transmettre, informer. Bien sûr que ces endroits que l'on chérit toutes les 2, ne sont des paradis qu'en apparence.
Je n'aime pas que les cocotiers et les plages, mais aussi les gens ( j'aurais tant aimé avoir une mamie antillaise), leur culture, leur façon d'appréhender la vie. Je pense qu'ils peuvent AUSSI nous apprendre des choses ........
Ecoutons-les, ce serait déjà un premier pas.
Je file accrocher mon hamac entre 2 peupliers du canal St Martin
de la protection des indiens en Guyane Française, depuis plus de 35 ans..
et longs séjours en Afrique !
tu me plais beacoup ! 

10/05/08 à 03h57
je me présenterai comme cela, en toute "fausse modestie" ! : "voyageuse en terre humaine"... vraiment ça me plaît, merci ! 

Impossible d'arrêter le temps, les changements... mais garder la mémoire et
se faire propagandistes de l'Ecologie au sens très large du terme ? : des énergies renouvelables à l'harmonie de l'esprit et des esprits ... n'avoir que des relations gagnant-gagnant....entre les êtres, les entreprises, les pays... toujours garder un objectif : que chaque partie "y trouve son compte" !!??
se faire propagandistes de l'Ecologie au sens très large du terme ? : des énergies renouvelables à l'harmonie de l'esprit et des esprits ... n'avoir que des relations gagnant-gagnant....entre les êtres, les entreprises, les pays... toujours garder un objectif : que chaque partie "y trouve son compte" !!??
et que cynisme, profit, cadences, rentabilité, pouvoir, ignorance et mépris ... sont partout, à des degrés différents.... à moins de choisir l'ile déserte ! 

et tenter d'y trouver "un sens", et partager peut être.
Je ne crois pas "au don", je suis trop égoïste pour nous alourdir, l'autre et moi, d'actes, de paroles, de biens, qui ne nous seraient pas une occasion mutuellement consentie d'avancer.
Je ne crois pas "au don", je suis trop égoïste pour nous alourdir, l'autre et moi, d'actes, de paroles, de biens, qui ne nous seraient pas une occasion mutuellement consentie d'avancer.

celles qui portent à la tendresse entre les êtres, sans miévrerie non plus.
10/05/08 à 03h33
sentir impuissants devant les malheurs des autres enfants, ailleurs. Plus que nous ils voudraient pouvoir changer le monde, prendre la baguette magique à laquelle ils croient encore. C'est bien qu'ils sachent... sans se sentir coupables de ne pouvoir "porter les malheurs du monde ....".
Oui, ma case créôle et les sourires des voisins...
Oui, ma case créôle et les sourires des voisins...
10/05/08 à 03h26
à la vie, à l'humain, la nature... comme on peut trouver aussi la beauté, le partage, l'amour
il y a des mômes dans les favelas de Rio pratiquant le surf comme unique réponse à la mort. Peut-être as-tu à faire là-bas. Je ne sais pas, je cherche pour toi. Ou bien repartir sur les traces d'André Cognat. Parce que les Wayanas, nom de Dieu, quelle classe !
En attendant, ici aussi, les gueux te prendrons la main. Les morts de la rue par exemple.
Bon vent à toi.
En attendant, ici aussi, les gueux te prendrons la main. Les morts de la rue par exemple.
Bon vent à toi.
Ben les cons c'est nous, y a pas à avoir d'état d'âme....
Lorsque tes parents disaient aux gentils sauvages la grandeur des idées de la République , ils étaient crédibles parce qu'au quotidien c'était vrai.
Lorsqu'aujoudhui les pseudos démocrates de la raie de mon cul disent que la France vit sur les mêmes idées, ils vendent l'âme de leurs ainés.
C'est un scandale dans le monde actuel :
- d'avoir des visas pour venir en France qu'elle qu'en soit là raison
- d'accepter le passeport biométrique
- de dire qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde alors que c'est de notre propre misère humaine dont il faut se méfier
- de ne pas soutenir corps et âme nos amis et frères d'afrique et du reste du monde qui pensent encore que la France c'est celle de tes parents
La France c'est des autoroutes, des radars, des flics, des news conventionnelles , des situations acquises et préservées, des minus de la tête , de l'esprit et de la grandeur d'âme , sorti de là BASTA
La honte que j'ai dans les pays quand je leur explique sans y croire, que les gens vont réagir, qu'ils sont pas tous pourris par leur avantage , leur richesse, leurs borgborigme d'éructation.
Marre que ces mecs là parlent au nom de la France, MA FRANCE a moi est différente et se bat au coté des démunis dans les pays en difficulté, cette France là , personne ne peut me la prendre et surtout l'usurpateur qu'est devenu cette france là , sans "f" majuscule !
Super ton com , ENO, on peut gueuler derrière !
Lorsque tes parents disaient aux gentils sauvages la grandeur des idées de la République , ils étaient crédibles parce qu'au quotidien c'était vrai.
Lorsqu'aujoudhui les pseudos démocrates de la raie de mon cul disent que la France vit sur les mêmes idées, ils vendent l'âme de leurs ainés.
C'est un scandale dans le monde actuel :
- d'avoir des visas pour venir en France qu'elle qu'en soit là raison
- d'accepter le passeport biométrique
- de dire qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde alors que c'est de notre propre misère humaine dont il faut se méfier
- de ne pas soutenir corps et âme nos amis et frères d'afrique et du reste du monde qui pensent encore que la France c'est celle de tes parents
La France c'est des autoroutes, des radars, des flics, des news conventionnelles , des situations acquises et préservées, des minus de la tête , de l'esprit et de la grandeur d'âme , sorti de là BASTA
La honte que j'ai dans les pays quand je leur explique sans y croire, que les gens vont réagir, qu'ils sont pas tous pourris par leur avantage , leur richesse, leurs borgborigme d'éructation.
Marre que ces mecs là parlent au nom de la France, MA FRANCE a moi est différente et se bat au coté des démunis dans les pays en difficulté, cette France là , personne ne peut me la prendre et surtout l'usurpateur qu'est devenu cette france là , sans "f" majuscule !
Super ton com , ENO, on peut gueuler derrière !
ça fait plaisir de te revoir voguer ici au lieu de là bas 

09/05/08 à 21h50
"étonnants voyageurs" ici à partir de demain théme , Migrations, exil ,exode, errance, voyages.
Que vous dire ? cette grande page ouverte sur tant de vies !
Que vous dire ? cette grande page ouverte sur tant de vies !
Que de pertes au nom de l 'évolution! Que de pertes peut-être irremplaçables.
Je comprends parfaitement ta colère et ton regret, malheureusement on ne peut pas stopper cette machine qui ne fait que broyer tout sur son passage.
Au nom de la mondialisation , les particularités des différents peuples de la planète sont en train de se dissoudre en faveur de l 'uniformité.
Il arrivera un temps où on ne verra plus les habits aux couleurs chatoyantes des paysannes de l 'Amérique du Sud , où les Massaï de L 'Afrique s'habilleraient en Djean, où les cavaliers Mogols troqueraient leurs chevaux contre 4 roues, où les dialectes des minorités disparaitront .....
Je commence déjà à remarquer cela dans mon pays où les habits traditionnels dans nos campagnes sont de plus en plus abandonnés.. .
Que de richesses on est en train de perdre sans nous en rendre compte!
Je te remercie pour ce comm qui trouve son écho au plus profond de mon être.
Je comprends parfaitement ta colère et ton regret, malheureusement on ne peut pas stopper cette machine qui ne fait que broyer tout sur son passage.
Au nom de la mondialisation , les particularités des différents peuples de la planète sont en train de se dissoudre en faveur de l 'uniformité.
Il arrivera un temps où on ne verra plus les habits aux couleurs chatoyantes des paysannes de l 'Amérique du Sud , où les Massaï de L 'Afrique s'habilleraient en Djean, où les cavaliers Mogols troqueraient leurs chevaux contre 4 roues, où les dialectes des minorités disparaitront .....
Je commence déjà à remarquer cela dans mon pays où les habits traditionnels dans nos campagnes sont de plus en plus abandonnés.. .
Que de richesses on est en train de perdre sans nous en rendre compte!
Je te remercie pour ce comm qui trouve son écho au plus profond de mon être.
Le portrait que vous faites du quotidien de ces femmes, de ces hommes et de ces enfants qui vivent sous d'autres latitudes est empreint d'humanisme, de respect, de tolérance et d'amour. Car c'est bien de cela qu'il s'agit, n'est-ce pas ?
Je comprends votre envie de fuir les pays industrialisés où tout est cynisme, profit, cadences, rentabilité, pouvoir, ignorance et mépris de ceux qui n'ont pas les mêmes "valeurs". Vous trouverez votre Eden.
Je comprends votre envie de fuir les pays industrialisés où tout est cynisme, profit, cadences, rentabilité, pouvoir, ignorance et mépris de ceux qui n'ont pas les mêmes "valeurs". Vous trouverez votre Eden.
"ce n'est pas un monde que j'aime"
j'aime comme tu écris
bel hommage à tous les indigènes de tous les pays
et opposition littéraire (mais je ne doute pas que tu la mettes en oeuvre sur le terrain) face à tous les intêrets économiques qui bouffent la vie de notre planète et celles de nos ancêtres de tous les continents
bel hommage à tous les indigènes de tous les pays
et opposition littéraire (mais je ne doute pas que tu la mettes en oeuvre sur le terrain) face à tous les intêrets économiques qui bouffent la vie de notre planète et celles de nos ancêtres de tous les continents
levy strauss n'etait il pas sociologue?
Ton texte est émouvant !
Mille x 5 !
Mille x 5 !
Reviens de l'école en pleurs et me dit "Maman, maman, je suis trop petite. . je ne peux pas porter la misère du monde sur mes épaules "
Ta case créole tu y seras, comme là-bas , il y aura le sourire du voisinage pour te dire que ta place est aussi là
Ta case créole tu y seras, comme là-bas , il y aura le sourire du voisinage pour te dire que ta place est aussi là
il est plus agréable d'aller et venir entre tes reins
que voyager sous les cocotiers et polluer la terre
en brûlant du kerosène et en polluant l'esprit des indigènes
que voyager sous les cocotiers et polluer la terre
en brûlant du kerosène et en polluant l'esprit des indigènes
09/05/08 à 19h00
doit bien cesser un jour, et on attend que la Chine et la Russie cessent d'opposer leurs vétos à l'ingérence humanitaire en Birmanie ou ailleurs !
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enoracath
publié le 9 mai 08