la rencontre par affinités culturelles

  1. Rencontre des femmes et des hommes qui partagent vos passions.
  2. Créez vos listes d'oeuvres et d'artistes préférés
    parmi + de 2 millions de références.
  3. Partagez vos goûts, émotions, réactions en cinéma, musique, lecture, médias.
Je vibre
pour elle
Je l'ajoute
à mes amis
gratuit Je lui écris
Briser la glace
Je chatte
avec elle !
Penne fantasia (fin).
 Penne fantasia (fin).
rediger un nouveau commentaire sur La Batrachomyomachie
catégorie : tranche de vie
corps du commentaire en taille petitecorps du commentaire en taille moyennecorps du commentaire en taille grandeimprimer ce commentaireenvoyer ce commentaire à un ami
#


c'était dans ce petit restaurant du boulevard Voltaire, je me le rappelle très bien : les penne fantasia, le vin rouge frais, et nous trois attablés en terrasse sous la tonnelle : [C], son amoureux et moi.
c'était ma troisième chute.
il me restait un peu d'ironie pour dire ma légende : le poète doit mourir 3 fois avant de renaître à la poésie. mais au bout du compte, je n'étais déjà plus que cet insupportable orgueil du désespoir, celui qui, au nom de la sensibilité, bafoue celle des autres.
j'avais oublié d'aimer, de remercier, de prendre soin de ceux qui me soutenaient et me chérissaient.


après ce soir-là, j'ai disparu plus de 6 mois, sans un mot, sans un geste.



je ne désirais plus rien sinon me taire et me détruire, voyant là, illusionnée, une expérience magistrale, exceptionnelle, impartageable.



un si long détour.
un si long chemin à questionner et contempler le vide qui ne me renvoyait jamais que mon propre reflet, à l'infini.
finalement, prise au piège dans la légende de Narcisse, rien de plus.

rien de plus trivial que cette désespérance, justement.

et ça me ressemblait si peu, même si je n'y voyais que moi.

trois fois.
les trois coups.
mon petit costume déjà élimé.
mon sale rôle déjà éculé.


je continuais l'histoire de mon effacement.



puis, jusqu'à cet été, le chemin en sens inverse.
le boulevard Voltaire.
[lui], qui un temps, fut l'instrument de ma chute, devint dans le ridicule, celui de ce nouveau départ.
tout s'est cristallisé à ce moment précis, lorsque qu'il en vint à la mauvaise foi, à tous les dénis possibles et à cette phrase stupide que je n'ai pu m'empêcher de relever avec ce sourire oblique.



l'insolence, retrouvée.




#










réactions : 7
lectures : 534
votes : 5
Publier sur   Partager sur Wikio  Partager sur Scoopeo  Partager sur Digg  Partager sur Facebook  Partager sur Google  Partager sur Technorati  Partager sur del.icio.us  Partager sur blogmarks 
Voici les 7 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 18/08/08 à 11h44
et pis ca tombe bien, j'ai la dalle la !
 18/08/08 à 11h43
 18/08/08 à 11h43
je ferai les tagliatelles à la putanesca, comme le proposais Stare !
 18/08/08 à 11h09
ad-e-quate
apres une diete imposee ? tu es dure.

(et puis l'ete n'est pas fini ho !)
merci Stare.


bon texte