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Eschatologie à contre-temps
 Eschatologie à contre-temps
rediger un nouveau commentaire sur Une brève histoire du temps, du Big-bang aux trous noirs
catégorie : chronique
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Il est assez facile de d’imaginer ce savant fou, dans une tempête de fin du monde, seul au milieu de l’océan déchaîné, au sommet d’un phare prêt à s’effondrer sous les violents et incessants tumultes des vagues devenues de véritables monstres démoniaques.

Pluie de malheur, crachats impétueux sur le dernier vieillard, qui déjà succombe sous les coups de matraque du tonnerre, sous l’immonde noirceur de la pénombre et sous les bourrasques endiablées du vent impétueux et tonitruant. Folie rongé de solitude.

Paysage de désespoir. Tout est déjà massacré sur ce vieux monde à l’abandon, en phase terminale de dérive. Il ne reste plus que l’atroce solitude de ce savant devenu fou à massacrer. Fou de s’être exilé pour succomber, en dernier lieu, à l’inéxorable fin de toute vie.


Le monde n’existe pas. Il n’a jamais existé.

C’est peut-être ce qu’il aurait dû percevoir avant de s’enfuir devant la fin évidente de l’ombre d’une vie imaginaire.

J’imagine ce vieillard avec autant plus de facilité qu’il appartient à mon esprit, à mon pouvoir de me représenter le monde, que ce dernier soit en moi ou, selon moi, hors de moi.

Moi ? Je n’existe pas non plus, puisque le monde n’existe pas. Tel est mon ultime effort de perception, le dernier tournant de ma pensée. Impasse et fin. Miroir de ce qui derrière n’est qu’un vague et lointain reflet de l’écho d’un froissement. Infime parcelle du machin qu’on appelle l’univers.

Après avoir imaginé le vieillard fou dans son phare, il est plus difficile de concevoir la non-existence, le rien, le néant, l’anti, le vide explosé en rien.

Rien ! Nous ne sommes rien. Nous n’étions rien, nous ne serons rien. Comment pouvons-nous nous permettre de penser que nous sommes à présent ? Les preuves de tout cela sont éclatantes de vérité, si encore le concept même de vérité existe. Au delà du truc qu’on s’imagine être un univers, L’espace infini.

L’avant ? Un trou noir infini et non concevable.

L’après ? Un vide encore plus énorme dans notre esprit : notre mise en scène de l’être.

Le temps se dit-on ?

Le temps est l’argument de l’être, son inextricable composante, l’onde miraculeuse qui projette le reflet d’un espace que l’être est sensé prendre.

Si le temps n’existait pas en nous, rien ne serait.

Le temps n’est qu’une onde élastique, un bruit de fond lancé par le gong. Il finira infinitésimal, dans un mince filet vibratoire où même la poussière n’existera plus.

Si nous venons des étoiles, c’est qu’une distorsion s’est créée, un sourd vrombissement, un froissement. Ultime écho de l’onde d’un lointain froissement.



Crions ! Avant et après la pensée, nous n’aurions eu que la voix, si nous étions vraiment nés.



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Voici les 31 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
Demain, promis.
Je retourne sur mon rocher dare- dare.
 16/07/08 à 14h43
....mais, entre-temps, il faut vivre, et prendre du bon temps... ...assez de broyer du noir, la vie est belle... ... broyer du noir, c'est se soumettre et se résigner : Jamais!!!!!!!! Viiiite, un bon verre, un câlin, un sourire...
 16/07/08 à 08h37
aller travailler.

Je réagirai à vos réactions, tout en action, après l'agissement de la journée, vers 21h...
non c'est pas ça? ah bon!
quand à Hawking, il est vraiment brillant et ils nous surpasse tous ici, puisque lui malgré son terrible handicap physique, il s'est marié et a fondé une petite famille.. sans passer par PCC.
 15/07/08 à 23h48
On ne cite jamais assez les grands auteurs

http://fr.youtube.com/watch?v=tPUpxIBkcjM


mais y'a-t-il quelqu'un pour traduire à l'ignare que je suis: ça veut dire quoi au juste "eschatologie"?
 15/07/08 à 23h42

Je suis complètement bluffé, et sans voix (en l'espèce sans écriture)

Quelle hauteur de vue! Quelle profondeur dans cette réflexion désespérée!

Je n'en ai personnellement pas assez pour te suivre ni te commenter dans ce scepticisme très pessimiste.

A chaud je ne retiens que deux affirmations qui me parlent:
> sur l'AVANT: oui, le trou noir, on affirme à présent le "big bang", mais avant le big bang, qu'y avait-il?
> sur l'APRES: je suis sur ce point parfaitement et totalement athée, plus la science avance, et plus la certitude se ffait jour: toute la vie, la pensée, c'est affaire de chimie, d'électricité. On sait par les neurosciences et l'imageie médicale quelles parties du cerveau fonctionnent dans nos comprtements quotidiens, et comment, la génétique décortique joyeusement notre "être". Que reste-t-il des divagations religieuses sur la vie éternelle et l'âme? La philosophie, l'ontologie sont-elles autre chose que de la masturbation intellectuelle, qui continue à se référer en boucle à des penseurs qui ont supposé au temps ou on ne savait rien?

Nous deviendrons poussière (d'ailleurs avec la crémation ça va plus vite qu'avant), matière basique, eau et carbone, "déchets finals" comme on dit en écologie des déchets...

Et notre âme, ça sera la petite parcelle de savoir que nous avons transmis aux générations à venir, les petites traces que nous avons laissées sur notre environnement...

Fermez le ban...*****
 15/07/08 à 22h58
Le trou noir c'est une métaphore ?
vais encore faire des rêves érotiques, moi : le temps, l'espace, la relativité, le solipsisme, tout ça... super bandant !
html.
 15/07/08 à 22h30
Tu fais le joli coeur ?
 15/07/08 à 22h29
 15/07/08 à 22h25
entité html #9829
 15/07/08 à 22h25
pour les coeurs, il suffit de recopier la ligne ci-dessous DE DROITE À GAUCHE
;9289#&

ça donne ceci :
 15/07/08 à 22h23
Tu simules, toi ?

Bon, pas tout ça, j'ai râté le soir qui tombe dans le cyber de Béber et il ne me reste pour jouir qu'une charmante monographie et le ronron de mon chat, bah, patience, ma fin est proche !

Bonsoir, Hors-temps (si y a)...
 15/07/08 à 22h11
Comment faire à contre-temps ? En simulant la syncope pour sûr.
 15/07/08 à 22h08
joli, joli...

Sentir, c'est déjà être un peu l'autre, un peu plus soi, nan ?

Je ne suis pas si belle et vous n'êtes pas si vieux. Peut-être même est-ce le contraire.
Parce que le temps sous l'aspect de l'origine comme celui de la fin, c'est toujours le temps et comment faire contre? Rêver béant à cette cassure qui serait l'origine, à cette coupure qui serait la fin ? O fait le reflet de ma bouche qui fait "o" sur le miroir...
 15/07/08 à 21h29
kinzdelaroz
nos deux destins sont plus près l'un de l'autre
Qu'on ne croirait, à voir mon visage et le vôtre ;
Tout le divin abîme apparaît dans vos yeux,
Et moi, je sens le gouffre étoilé dans mon âme ;
Nous sommes tous les deux voisins du ciel, madame,
Puisque vous êtes belle et puisque je suis vieux.
 15/07/08 à 21h22
Kindelaroz, ton visage me fait penser à quelqu'un...

Ulysse, mais... Ces cœurs, comment fais-tu ? Sinon, je ne sais pas si ce texte est en rapport avec une peur en moi de la mort, peut-être. En tout cas, c'est surtout l'être qui m'intéresse, et sa place.

Stare, coucou! Une courbette et ça repart... J'espère que tu vas bien.

Kool, pour toi oui.

mariorigonistern, le phare, tout un symbole, n'est-ce pas ?
 15/07/08 à 21h12
un point de repère dans le nulle-part, bel antagonisme avec le sujet du com'!
une belle lecture
 15/07/08 à 20h54
pas cool.
 15/07/08 à 20h53
premier comm' ?
 15/07/08 à 20h50
kinzdelaroz
 15/07/08 à 20h50
kinzdelaroz
 15/07/08 à 20h40
Ton essai ai tout autant subtil et limpide que son titre :
" Eschatologie à contre-temps ".
pas la peine, pour certain(e)s, d'acheter un dico, on trouve tout sur net.
Ne fais_tu pas référence à ton angoisse de mort, donc du sens à donner à ta vie !
Fais simplement gaffe en traversant la rue, car tu a bcp à apporter et a recevoir .
Un sénior. Vert ! Sois sereine !
 15/07/08 à 20h35
Toute vérité est courbée: le temps lui-même est un cercle.
 15/07/08 à 20h20
 15/07/08 à 20h16
kinzdelaroz