la rencontre par affinités culturelles

  1. Rencontre des femmes et des hommes qui partagent vos passions.
  2. Créez vos listes d'oeuvres et d'artistes préférés
    parmi + de 2 millions de références.
  3. Partagez vos goûts, émotions, réactions en cinéma, musique, lecture, médias.
Je vibre
pour elle
Je l'ajoute
à mes amis
gratuit Je lui écris
Briser la glace
Je chatte
avec elle !
La défense loujine
 La défense loujine
rediger un nouveau commentaire sur Vladimir Nabokov
catégorie : critique ou information sur l'oeuvre ou l'artiste
corps du commentaire en taille petitecorps du commentaire en taille moyennecorps du commentaire en taille grandeimprimer ce commentaireenvoyer ce commentaire à un ami
Le jeu d’échecs, art magnifique et complexe, a toujours fasciné Nabokov. Il était plus particulièrement attiré par la composition des problèmes d’échecs et surtout par le plaisir intellectuel que cette activité lui procurait. L’espace échiquéen répond parfaitement à sa conception ludique de l’art. Il est rigoureusement structuré. Ses soixante-quatre cases blanches et noires constituent un nombre infini de possibilités combinatoires. Pour Nabokov, l’espace échiquéen représente un monde ouvert à tous les possibles, une métaphore de l’écriture combinatoire sur laquelle il projette ses aspirations esthétiques. Son premier chef-d’oeuvre, La défense Loujine, est conçu comme une analogie de l’échiquier. Dans la préface, Nabokov présente ce roman à la façon d’une partie d’échecs brillamment réussie. En parlant de son schéma complexe, il recourt au vocabulaire, aux comparaisons et aux allusions échiquéens. Dans ce contexte le suicide de Loujine est appelé « sui-mat », le développement du sujet – « succession des coups », et l’espace du roman est structuré par des carrés (carrelages, carreaux du linoléum).
« Ce qui le frappa le plus, c’est que, dès le lundi suivant, on l'appellerait Loujine » , ainsi Nabokov débute-t-il le roman, tout en jouant son premier coup qui déterminera la dynamique diégétique, stylistique et narrative de son oeuvre, inscrivant le roman dans la problématique ludique et ses avatars : secrets, énigmes, allusions, non-dits, puzzles, labyrinthes, va-et-vient, métamorphoses... Le titre, La défense Loujine, annonce d’emblée cette succession passionnante de procédés ludiques. D’abord, le jeu proprement dit, en l’occurrence les échecs. Le personnage principal du roman est un joueur professionnel d’ échecs pour qui cette activité va excéder les limites du jeu. Elle va devenir son refuge, le sens de son existence, le plonger dans la folie et lui offrir la résolution d’un problème quasiment insoluble. Ensuite, le jeu extrêmement subtil que l’auteur s’amuse à mener avec le lecteur. Il incite ce dernier à déjouer les pièges du labyrinthe de son écriture, dont la phrase initiale pose la première énigme. En effet, il s’agit d’une nouvelle que le père annonce à son fils, petit garçon dont le prénom reste caché par l’auteur. Les parents sont très inquiets de la façon dont l’enfant pourrait réagir mais, contrairement à leurs craintes, il prend « la chose » tranquillement. Quelle chose ? De quoi s’agit-il ? Pourquoi les parents hésitent-ils tellement à divulguer « cela » à leur fils ? Pourquoi l’appellera-t-on désormais par son nom de famille ? Quelle influence ce fait exercera-t-il sur la vie de l’enfant ? Par ailleurs, Nabokov suggère des éléments laissés dans l’ombre. Tel est l’éventail de questions engendrées par la première phrase du roman.
réactions : 7
lectures : 206
votes : 5
Publier sur   Partager sur Wikio  Partager sur Scoopeo  Partager sur Digg  Partager sur Facebook  Partager sur Google  Partager sur Technorati  Partager sur del.icio.us  Partager sur blogmarks 
Voici les 7 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
que je sais avoir adorés, mais dont j'ai totalement oublié le contenu !! Merci de me le rappeler
 01/12/08 à 21h04
(diégétique)
 01/12/08 à 18h30
mais "diégétique, stylistique et narrative", ça fait un petit peu pléonastique, non ? surtout diégétique et narratif !
ses critiques littéraires (assez dures) doivent s'intituler "entretiens".
on peut lui faire confiance. Le style était pour lui primordial. Dans "autres rivages", il critique (tel Jourde et Nolleau aujourd'hui) quelques écrivains.
"Machenka" : son chef-d'oeuvre.
 01/12/08 à 17h42