Le jeu d’échecs, art magnifique et complexe, a toujours fasciné Nabokov. Il était plus particulièrement attiré par la composition des problèmes d’échecs et surtout par le plaisir intellectuel que cette activité lui procurait. L’espace échiquéen répond parfaitement à sa conception ludique de l’art. Il est rigoureusement structuré. Ses soixante-quatre cases blanches et noires constituent un nombre infini de possibilités combinatoires. Pour Nabokov, l’espace échiquéen représente un monde ouvert à tous les possibles, une métaphore de l’écriture combinatoire sur laquelle il projette ses aspirations esthétiques. Son premier chef-d’oeuvre, La défense Loujine, est conçu comme une analogie de l’échiquier. Dans la préface, Nabokov présente ce roman à la façon d’une partie d’échecs brillamment réussie. En parlant de son schéma complexe, il recourt au vocabulaire, aux comparaisons et aux allusions échiquéens. Dans ce contexte le suicide de Loujine est appelé « sui-mat », le développement du sujet – « succession des coups », et l’espace du roman est structuré par des carrés (carrelages, carreaux du linoléum).
« Ce qui le frappa le plus, c’est que, dès le lundi suivant, on l'appellerait Loujine » , ainsi Nabokov débute-t-il le roman, tout en jouant son premier coup qui déterminera la dynamique diégétique, stylistique et narrative de son oeuvre, inscrivant le roman dans la problématique ludique et ses avatars : secrets, énigmes, allusions, non-dits, puzzles, labyrinthes, va-et-vient, métamorphoses... Le titre, La défense Loujine, annonce d’emblée cette succession passionnante de procédés ludiques. D’abord, le jeu proprement dit, en l’occurrence les échecs. Le personnage principal du roman est un joueur professionnel d’ échecs pour qui cette activité va excéder les limites du jeu. Elle va devenir son refuge, le sens de son existence, le plonger dans la folie et lui offrir la résolution d’un problème quasiment insoluble. Ensuite, le jeu extrêmement subtil que l’auteur s’amuse à mener avec le lecteur. Il incite ce dernier à déjouer les pièges du labyrinthe de son écriture, dont la phrase initiale pose la première énigme. En effet, il s’agit d’une nouvelle que le père annonce à son fils, petit garçon dont le prénom reste caché par l’auteur. Les parents sont très inquiets de la façon dont l’enfant pourrait réagir mais, contrairement à leurs craintes, il prend « la chose » tranquillement. Quelle chose ? De quoi s’agit-il ? Pourquoi les parents hésitent-ils tellement à divulguer « cela » à leur fils ? Pourquoi l’appellera-t-on désormais par son nom de famille ? Quelle influence ce fait exercera-t-il sur la vie de l’enfant ? Par ailleurs, Nabokov suggère des éléments laissés dans l’ombre. Tel est l’éventail de questions engendrées par la première phrase du roman.
« Ce qui le frappa le plus, c’est que, dès le lundi suivant, on l'appellerait Loujine » , ainsi Nabokov débute-t-il le roman, tout en jouant son premier coup qui déterminera la dynamique diégétique, stylistique et narrative de son oeuvre, inscrivant le roman dans la problématique ludique et ses avatars : secrets, énigmes, allusions, non-dits, puzzles, labyrinthes, va-et-vient, métamorphoses... Le titre, La défense Loujine, annonce d’emblée cette succession passionnante de procédés ludiques. D’abord, le jeu proprement dit, en l’occurrence les échecs. Le personnage principal du roman est un joueur professionnel d’ échecs pour qui cette activité va excéder les limites du jeu. Elle va devenir son refuge, le sens de son existence, le plonger dans la folie et lui offrir la résolution d’un problème quasiment insoluble. Ensuite, le jeu extrêmement subtil que l’auteur s’amuse à mener avec le lecteur. Il incite ce dernier à déjouer les pièges du labyrinthe de son écriture, dont la phrase initiale pose la première énigme. En effet, il s’agit d’une nouvelle que le père annonce à son fils, petit garçon dont le prénom reste caché par l’auteur. Les parents sont très inquiets de la façon dont l’enfant pourrait réagir mais, contrairement à leurs craintes, il prend « la chose » tranquillement. Quelle chose ? De quoi s’agit-il ? Pourquoi les parents hésitent-ils tellement à divulguer « cela » à leur fils ? Pourquoi l’appellera-t-on désormais par son nom de famille ? Quelle influence ce fait exercera-t-il sur la vie de l’enfant ? Par ailleurs, Nabokov suggère des éléments laissés dans l’ombre. Tel est l’éventail de questions engendrées par la première phrase du roman.
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Voici les 7 dernières réactions à ce commentaire
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que je sais avoir adorés, mais dont j'ai totalement oublié le contenu !! Merci de me le rappeler 

(diégétique)
mais "diégétique, stylistique et narrative", ça fait un petit peu pléonastique, non ? surtout diégétique et narratif ! 

ses critiques littéraires (assez dures) doivent s'intituler "entretiens".
01/12/08 à 17h48
on peut lui faire confiance. Le style était pour lui primordial. Dans "autres rivages", il critique (tel Jourde et Nolleau aujourd'hui) quelques écrivains.
"Machenka" : son chef-d'oeuvre.
"Machenka" : son chef-d'oeuvre.



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Durance
publié le 1er déc. 08