" Ouest " de François VALLEJO.
Prix du livre Inter 2007 et prix Jean Giono 2006.
Présentation d' Epok :
Le livre commence sur une vieille photo mal cadrée. On y voit Lambert, le garde-chasse, avec son chien. Derrière, on devine une vaste propriété entre Normandie et Bretagne. Le pays est rude, mais la vie s’y écoule paisiblement jusqu’à la mort du baron de l’Aubépine et l’arrivée de son fils, un rêveur, un peureux, obsédé par les corps de femmes et les maladies imaginaires. Lambert est de la vieille école ; le nouveau baron rêve de révolution, n’en a que pour Victor Hugo. Les deux hommes s’affrontent, le huis clos se rétrécit, la folie les guette. On est tout près de Barbey d’Aurevilly dans cette fiction de François Vallejo, qui joue avec l’histoire du XIXe siècle, multiplie les voix, imagine une écriture obsédante qui s’oppose au monde bourbeux des personnages. Ouest est le sixième roman de cet écrivain discret et talentueux, qui ne se contente pas de publier un livre tous les dix-huit mois mais qui construit une oeuvre.
Vallejo est un écrivain français contemporain qui me semble complètement en dehors de l'univers actuel de la littérature française nombriliste jusqu'à l'écoeurement.
Lui, il nous raconte une histoire qui se passe au XIXe siècle, dans un style ancien et particulier, qui mélange l'histoire de deux hommes et le contexte politique de cette période.
Donc, d'une certaine manière, il nous permet de voir qu'il existe bien une autre voie dans la fiction française. Et c'est déjà pas mal !
Mais, le problème se corse à cause du malaise qui nous assaille à la lecture de ce récit. L'ambiance brumeuse, terreuse, pleine de bizarreries et à la limite malsaine n'est pas du tout agréable. Et vu que l'histoire est ultra simple, on est gêné.
Au final, je me dis que Vallejo est bien un écrivain à part par son style et le choix de son sujet, le contenant en fait, mais le contenu n'est vraiment pas encore à la hauteur.
Prix du livre Inter 2007 et prix Jean Giono 2006.
Présentation d' Epok :
Le livre commence sur une vieille photo mal cadrée. On y voit Lambert, le garde-chasse, avec son chien. Derrière, on devine une vaste propriété entre Normandie et Bretagne. Le pays est rude, mais la vie s’y écoule paisiblement jusqu’à la mort du baron de l’Aubépine et l’arrivée de son fils, un rêveur, un peureux, obsédé par les corps de femmes et les maladies imaginaires. Lambert est de la vieille école ; le nouveau baron rêve de révolution, n’en a que pour Victor Hugo. Les deux hommes s’affrontent, le huis clos se rétrécit, la folie les guette. On est tout près de Barbey d’Aurevilly dans cette fiction de François Vallejo, qui joue avec l’histoire du XIXe siècle, multiplie les voix, imagine une écriture obsédante qui s’oppose au monde bourbeux des personnages. Ouest est le sixième roman de cet écrivain discret et talentueux, qui ne se contente pas de publier un livre tous les dix-huit mois mais qui construit une oeuvre.
Vallejo est un écrivain français contemporain qui me semble complètement en dehors de l'univers actuel de la littérature française nombriliste jusqu'à l'écoeurement.
Lui, il nous raconte une histoire qui se passe au XIXe siècle, dans un style ancien et particulier, qui mélange l'histoire de deux hommes et le contexte politique de cette période.
Donc, d'une certaine manière, il nous permet de voir qu'il existe bien une autre voie dans la fiction française. Et c'est déjà pas mal !
Mais, le problème se corse à cause du malaise qui nous assaille à la lecture de ce récit. L'ambiance brumeuse, terreuse, pleine de bizarreries et à la limite malsaine n'est pas du tout agréable. Et vu que l'histoire est ultra simple, on est gêné.
Au final, je me dis que Vallejo est bien un écrivain à part par son style et le choix de son sujet, le contenant en fait, mais le contenu n'est vraiment pas encore à la hauteur.
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mag91
publié le 11 août 08