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C'est un régal, cette avalanche soudaine d'histoires extraordinaires que même le brave Edgar n'aurait pu imaginer.

Ces dénieuses de grossesse.
Chaque psychiatre, psychologue et autre journaliste y va de son p'tit commentaire pour expliquer de manière succincte le phénomène.
Mais ce que l'on ne dit pas, outre le fait que cela a toujours existé, c'est la raison pour laquelle ces faits divers choquent autant qu'ils titillent le spectateur.

Qu'est-ce qui déclenche ce goût - dégout, ou ce goût d'égouts pour une invitation au macabre aussi complexe ?
Certaines en font même leur beurre, rance sans aucun doute.

Ces personnes n'auraient-elles pas tout simplement commis ce que tout parent a un jour rêvé de faire ?
Ne se sont-elles pas permises ce que jamais nous ne pourrons nous permettre, nous qui sommes si parfaitement équilibrés ?
Revenir en arrière, tout arrêter, mettre un stop.


Il fait dire que l'infanticide a la particularité d'aller à l'encontre de l'idée suprême que l'on tente de nous faire croire dur comme fer depuis toujours, à savoir qu'un parent, et a fortiori une mère, est obligée d'aimer son enfant.
Que les liens du sang sont plus fort que tout. Que la chair de la chair est plus importante que sa propre chair.

Ben... la preuve que non.
Le constat est amer mais néanmoins flagrant qu'il n'en est rien.

Ces règles de bonne conduite et de norme comportementale volent en éclats lorsque la pulsion y fait obstacle.
L'instinct qui parait être le plus naturel au monde, le plus normal, tellement normal qu'il en est proprement inexplicable, cet instinct ne tient pas la route face à une simple pulsion, et à quelques désordres névrotiques qu'un peu d'écoute aurait du déceler.

Et lorsqu'au bout d'un siècle de bouchage d'oreille à la super glu pour éviter d'entendre la voix des "spécialistes" de la psyché, on commence à peine à prendre en compte le fait que la normalité n'est pas si répandue que ça, et bien moins fréquente qu'elle en a l'air, et que plutôt que de punir, il faudrait surtout chercher à guérir, ah, la guillotine tombe.

Et voilà que l'on ne veut plus entendre parler d'irresponsabilité pénale. Ces salauds, ils doivent payer.
Mais au fait, ne serait-ce pas surtout pour éviter d'assumer nos propres irresponsabilités ? Lorsque nous fermons l'oeil et l'oreille aux souffrances d'autrui ?

Oui, comme hier, quand ce collègue de bureau nous ennuyait parce qu'il semblait déprimé, et que nous avons préféré le laisser en plan, pour raconter aux mieux portant les dernières histoires de fesses à la mode.

Ou lorsque cette ex copine nous a adressé ce mail pleurnichard où elle disait en avoir marre de toutn et auquel on n'a préféré ne pas répondre.
Qu'elle aille se faire voir, nous avons tellement mieux à faire.
Et le fils de la voisine qui boit de plus en plus et fait l'idiot sur son scooter. Quel connard, il mériterait d'être mis en maison de redressement. Ah dommage, ça n'existe plus.

Si on commençait à s'écouter les uns les autres, ça n'en finirait plus. On y passerait notre vie.
Y a des spécialistes pour ça.

Sauf que parmi les personnes qui passent à l'acte, certains ont certes un lourd passé psychiatrique. Alors, leurs actes n'étonnent jamais vraiment.

Mais tous les autres, ce sont ceux dont on entend dire "c'était un homme sans histoire", "il était un peu renfermé, mais rien à signaler".

Ces gens, des gens comme tout le monde, ne sont pas moins enclin à un jour, ne plus répondre présents aux injonctions de la société, et à laisser leurs pulsions prendre le commandement.
A tuer, à se tuer, à commettre l'irréparable.

Ces personnes, c'est lui, c'est elle, c'est vous, c'est moi. En matière de pulsion, on est tous égaux. Alors ouvrons l'oeil et le bon et débouchons un peu nos oreilles de toute cette suie accumulée.

Egalité... Fraternité...
Liberté ?

Sarah
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 10/09/07 à 08h54
l apologie de l indefference est on ne peut plus actuelle, elle est le garde fou qui permet a ceux qui sont sains d esprit de passer pour des fous ,et ceux qui sont fou de passer pour des sains d esprit, c est la facon qu a la societe de stigmatiser ses citoyens et de les rendres impermeable a la souffrance des autres, elle inocule le poison de l indefference a ceux qui acceptent ses regles sans broncher , gare a ceux qui s ecartent ou qui se rebelle,il n y a pour eux que decheance ou soumission, l alternative est un concept irealisable pour les gens trop sensible, comme disait berthold brecht "l homme sait qu une trop grande generosite l entrainera forcement vers le precipice et il preferera sauver sa carcasse plutot que d etre entrainer par le groupe dans l abime a cause d une main tendue"
 25/08/07 à 19h35
Ibsen95
et toujours qques bleus qui pérorent du haut de leur suffisance.
Salut OPA, texte interessant, sans nul doute.
Aujourd'hui, si une personne très dérangée psychologiquement commet un délit ou un crime, son affaire peut faire l'objet d'un non-lieu, indiquant qu'il n'est pas responsable de ses actes pénalement, et donc qu'il ne peut pas être jugé, mais cela ne signifie pas qu'il reste libre. Justement parce qu'il est dangereux et sévèrement dérangé, il fait généralement l'objet d'un traitement dans une institution spécialisée, dont il n'est généralement pas trop facile de sortir.

Hyper-Sarko décide qu'il faut juger ces malades (au sens propre). Pour que les familles des victimes puisse faire leur deuil. Je ne sais pas si ces familles pourront vraiment faire leur deuil face à un accusé qui ne comprend pas ce dont on l'accuse, qui peut dénier l'acte qu'il a commis, qui pourra ne pas se souvenir, tenir des propos délirant, voire (dans des cas de paranoïa) insulter et menacer les familles des victimes, ou insulter leur mémoire. Et ce procès aboutira de toute façon à la même solution : enfermement éventuel en institution psychiatrique et soins.

Voilà exactement le genre de décision à l'emporte pièce, basée sur la communication et l'émotion, qui fera sans doute plus de mal que de bien. Du mal pour les familles qui devront subir un procès qui ne ressemblera à rien (imaginez simplement le procès d'un handicapé mental doté d'un age mental de 10 ans, ou celui d'un paranoïaque délirant, ou d'un schizophrène...). Du mal pour l'accusé pour lequel le procès constituera une régression dans un processus de soin.

Mais du bien pour le Grand Communicant, et c'est bien là l'essentiel, en somme ?

Cheers
 25/08/07 à 14h50
sissi
fouiouiou, comme tu le dis à l'occasion.

Oui, réflexion au niveau de la responsabilité, qui humanise, et du fonctionnement judiciaire (grande solitude du juge d'instruction).
 25/08/07 à 13h47
j'ai pas vraiment compris ça comme ça....perso j'ai compris qu'il fallait punir
sarko ne demande pas qu'on supprime l'irresponsabilité ! Elle échappera à la peine, si elle est reconnue irresponsable aux moments des faits!
seulement, au lieu du non-lieu décidé dans son coin par le juge d'instruction, il y aurait un vrai procès, qui permettrait peut-être d'éviter certaines erreurs quant aux faits eux-mêmes !
 25/08/07 à 13h36
imagine le cas de cette femme....on va la condamner à 15 ans de prison...dans 15 ans elle sort et alors?
ça se trouve dans 5 ans elle sera capable d'affronter, ça se trouve jamais....c'est bien la même loi pour tous, mais m'est d'avis que la socièté actuelle est entrain de tuer nos specifités et en ça elle devient de moins en moins efficace et de plus en plus pesante
un exemple précis; au Canada ils discutent pour mettre en place une loi qui permet aux flics d'interpeller tout homme tenant un enfant par la main...un père ne pourra plus promener son fils, sans le soupçon de pédophilie sur la tete!!!
Accepter nos specificités, ne plus justement se sentir exclu parce qu'on est pas comme la majorité, et etre aider par la socièté pour ce qu'on est, bon je sais, je suis carrément utopiste la
tu ne sais pas ce qu'il sera capable d'affronter, dans deux jours, dans deux ans.
et comme le dit thetys, on enferme, au lieu de soigner
ça sert à qsuoi de dire à quelqu'un qui est dans le déni "t'es coupable" et alors? dans deux jours il a zappé, puisqu'il ne peut pas affronter la realité
FA, je t'ai mis une réponse sous ton comm
 25/08/07 à 13h14
Tethys
yes
 25/08/07 à 13h13
Tethys
c'est justement ce qu'il faudrait, sortir du discours culpabilisateur, et s'en tenir un peu plus aux faits. Et oui les individus ont leur part de responsabilité lorsque qu'ils ne signalent pas au professionnels dont c'est le métier, le vosin qui bat sa femme, ou la maltyraitance d'un enfant etc...

Sans parler de la responsabilité d'une société qui est actuellement le plus gros pourvoyeur de psychopathologie, par irrespect des besoins fondamentaux de chacun, et au prétetexte d'une liberté individuelle qui semble ne plus avoir aucune limite
 25/08/07 à 13h09
The Space Voyager
Aujourd'hui le matraquage médiatique concernant l'infanticide et la pédophilie révèle surtout une société noyée dans le concept de normalité, elle ne sait pas comment en emmerger pour le maîtriser car celui-ci est tellement changeant. On oublie que de marier des gamines d'ue dizaine d'années ne choquaient personne il y a quelques siècles.

OPA, La psychanalyse c'est bien quand on sait faire la part dans ses concepts, il y en a qui sont bons à prendre et qui sont très intéressants, d'autres qui sont aisément criticables et rejetables. Ce que l'on reproche à bon nombre d'adeptes de la psychanalyse c'est de la prendre pour argent comptant et d'en refuser toutes critiques.
 25/08/07 à 13h04
Tethys
ok sur ce que tu dis d'une certaine façon, mais il n'est pour moi pas question de bons sentiments. Or la "réalité" d'aujourd'hui, ce sont des prisons qui débordent de psychotiques non soignés, puis libérés puis récidivistes, simplement parce qu'il est plus simple de les condamner que de les orienter vers des traitements.

Et dans les hôpitaux psychiatriques, c'est pire : on a fermé tous les services au prétexte de réintégrer les malades dans la société, alors qu'il s'agit surtout de faire des économies justement.

Donc aujourd'hui les psychotiques sont en prison ou dans la rue. Bien sûr je dis des généralités, ce n'est pas la peine de m'opposer des cas particuliers
 25/08/07 à 13h03
tu as mal lu l'info, je crois. Il ne s'agit pas de "mettre les fous en prison", mais bien d'éviter le non-lieu. Je te renvoie de nouveau à mon com. D'autant plus que le discours sur "les fous", moi, ça ne passe pas...
On ne peut pas pour tout, tout rejeter sur la société,les autres , la vie, etc. et ne servir à ce pretexte qu'un discours de prévention ou culpabilisateur pour tout le monde.
Si tu trouves que c'est du politiquement correct pourquoi pas,
ce n'est pas une philosophie de la vie pour moi,
c'est ce que je pense, c'est tout rien de plus
très bien ce point de vue. Mais attirerais l'attention sur l'idée que ce qui est opposé n'est pas le principe de plaisir à celui de danger, mais le principe de plaisir et celui de réalité. Ce qui n'est pas tout à fait pareil.
Et permet de comprendre les choses de manière autre...
Mais en effet, sur ce type de sujets, mieux vaut ne pas débattre publiquement.
Désolée, je n'avais pas d'autre choix.


le procés et le jugement en irresponsabilité ou pas est dans la loi française et c'est une bonne chose à mon avis
la, on parle de juger et mettre en prison des fous, au lieu de prendre la peine de les soigner et de prévenir....pas tout à fait la même mayonnaise
crois tu vraiment que ça changerait quelque chose pour cette femme de se retrouver 15 ans dans une prison?biz
oui, on a peur devant le danger , la monstruosité, la différence et alors?
on devrait juger tous les fous, et puis pendant qu'on y est, tous ceux aussi qui risquent de peter un cable un jour.....la responsabilité des autres, de la vie, de l'indifférence, de la génetique la dedans? ben on s'en fout, tant que nous on est en securité et qu'on ne nous raconte pas des histoires pareilless...faut plus que ça existe,na!!!
c'est ça ta philosophie de vie lomdac?parce que ça a toujours existé et ça existera toujours....
 25/08/07 à 12h43
 25/08/07 à 12h42
tu ne crois pas que cet argent devrait plutot servir à la prévention et aux soins plutot qu'à des jugements?
perso je trouve le coté justice très judéo chrétien et comme d'hab, il est la pour rassurer le quidam sur sa normalité et securité et rien d'autre
 25/08/07 à 12h41

Quelqu'un commet un acte qui a des conséquences sur autrui, il en est responsable, sans lui il n'y aurait pas eu préjudice.

Après on se situe sur le terrain de la justice et effectivement s'il n'y a pas d'intention, s'il y a impossibilité pour le responsable de faire autrement (maladie mentale, perte de discernement,etc.) la justice peut décider que l’individu n’est pas juridiquement responsable.

Distinguer les 2 notions est nécessaire.

Sarkoland

Certes il y a la démagogie : donner au bon peuple les illusions qu’il veut avoir, ok

Mais il n’empêche que les bons sentiments parfois ne conduisent à aucune solution, sous prétexte d’une idéologie quelconque ou parce qu’on se dit que ces responsables on été des victimes, et…, on ne fait rien, le problème demeure, pour le danger de tous.

Aujourd'hui "on" ne veut plus exclure quiconque , même les plus nocifs à la vie en société même ceux qui sont des bombes à retardement pour les autres et on se pose à l'infini des questions sur la récidive (p. ex. avec le type qui a violé un gosse l’autre jour), prison?, hôpital?...

Qu’est ce qu’il faut faire ?
La non réponse est la pire des solutions.
 25/08/07 à 12h39
Tethys
dis-en plus !
 25/08/07 à 12h39
Tethys
jugés en référence à quelles valeurs ? et pour entendre les psys se battrent sur leurs interprétations et dissensions ? tu crois que ça va aider les victimes ? se coltiner l'expertise du Pr Machin et du Pr Soncontraire ?
Ce que propose Sarkosy c'est qu'il y ait un procès même lorsque l'irresponsabilité est retenue, qu'elle ne débouche pas sur un non lieu, que les faits soient jugés. Et j'estime que c'est une bonne mesure.
et je m'étonne qu'on déforme ainsi ses propos.
(et je suis pas sarkolâtre, faut-il le rappeler... )
 25/08/07 à 12h19
Tethys
il peut très bien sauter sa femme dans la cuisine et ne jamais dormir avec elle pendant toute la grossesse, ce type de femmes sachant très bien se rendre indisponible. Alors tirer des plans sur la comète....
 25/08/07 à 12h16
Tethys
pas d'accord sur l'absence de désire chez l'animal, et sur la différence entre pulsiuon animale et pulsion humaine. Il y a suffisamment d'expériences aujourd'hui qui tendent à réduire la distance que l'on veut mettre à tout prix entre espèces et qui justement biaisent l'analyse
 25/08/07 à 12h14
Tethys
même si on ne connaît rien au contexte de cette famille et sans vouloir faire de diagnostic, on a quand même beaucoup de chance de ne pas se tromper en disant qu'on est dans le domaine de la psychose non ? et que vouloir responsabiliser pénalement les psychotiques....bof
 25/08/07 à 12h12
Tethys
la norme, le normal, définition mathématique non ? un epetite révision sur la courbe de Gauss, ça permettrait peut-être de redéfinir certaines choses
 25/08/07 à 12h09
ne pas s'empecher d'agir, la non maitrise de nos pulsions de mort , cela s'appelle la folie et l'irresponsabilité
à sarkoland, on veut responsabiliser même les fous.....c'était ça le but du comm d'opa, de s'élever contre ce discours labien à toi
et n'a rien à voir avec une pulsion "animale", puisqu'il s'agit de désirs.
Tout le monde a des pulsions et tout le monde y cède, mais évidemment et heureusement, tout le monde n'a pas les mêmes et les passages à l'acte n'impliquent pas tous la destruction d'autrui.

Oublier ses clés, réitérer une même erreur, le lapsus, l'acte manqué. Ce sont déjà des pré-formes de passage à l'acte.
Ca indique qu'il y a un désir en dessous qui ne cherche qu'à se faire entendre.

Le passage à l'acte proprement dit, il vient quand les prémices n'ont pas pu se faire entendre et que le langage n'a pas pu résoudre les conflits.

Bon, mais on va arrêter là, car dès qu'on commence à rentrer dans ce genre de discussions, je sais que beaucoup développent une sorte d'urticaire non maîtrisée et que je me retrouve avec 15 messages d'insultes.

Mais il faut pas oublier une chose, c'est que là on parle de pulsion de mort, négative donc, mais il y en a tout autant qui, à l'inverse permettent de créer par exemple.
Et le processus est le même. Quand on voit un grand génie de la peinture inventer quelque chose de nouveau, notre pulsion est raffermie par le fait de savoir que c'est possible, et de s'identifier au peintre.

Ca a aussi un bon côté d'une certaine façon.

Non, même avec des pulsions de même nature certains passent à l'acte, d'autres non.
Je pense le contraire de ce que tu écris: nous sommes tous différents face aux pulsions, et c'est justement cette différence qui constitue une partie de notre singularité.

Le problème n'est pas l'existence de pulsions, car nous sommes des animaux, mais leur maîtrise .
Ne pas pouvoir s'empêcher d'agir sous leur effet c'est n'être qu'un animal, et dans le contexte social un animal dangereux

pour ce qui me concerne "sans le vouloir" est de trop


c'était ma contribution essentielle à ce débat de haute volée

 25/08/07 à 10h52
La pulsion meurtrière, la pulsion de violence, elle est en chacun de nous, ça s'appelle même l'Oedipe. Il ne faut jamais oublier que l'essentiel de l'Oedipe ne se trouve pas dans l'accouplement avec la mère, mais surtout et essentiellement dans le meurtre du père.

La pulsion, ce n'est pas quelque chose dont on a pleinement conscience.
Mais qui n'a jamais pensé un instant souhaiter la mort d'un être, avoir envie d'en tuer un autre ? Même très fugace, cette pensée arrive toujours un jour ou l'autre.

Vous dites exactement ce que dit mon propre Père quand je lui parlais de l'affaire de jack l'éventreur "je n'ai jamais fantasmé tuer des prostituer".

Certes, tant mieux. On n'a pas tous les mêmes fantasmes.
Mais les pulsions meurtrières, d'une part ont plusieurs formes, et pas toujours des plus évidentes à démasquer, et les fantasmes, souvent, sont sitôt occultés.

Quand je dis qu'on est égaux face aux pulsions, je ne dis pas qu'on a tous les mêmes, mais qu'on est tous en égalité d'impuissance face aux pulsions lorsqu'elles se produisent.

De la pulsion poussant à avaler une tablette de chocolat à celle poussant à se cacher pour fumer, à épier sa voisine quand sans le vouloir on la voit à poils devant sa fenêtre, ... quelque soit les exemples, ce sont tous ces moments où quelque chose nous dépasse.

Mais en effet et heureusement, la plupart du temps, la réalité avec ses lois et son départage de la raison, est assez fort pour permettre de faire la part des choses.
 25/08/07 à 09h25
Je suis d'accord avec cà :
"D'où l'avalanche d'une culpabilité extraordinaire, qui pousse la mère à conserver la dépouille. "
Il me semble qu'on ne conserverai pas ce qui ne nous sert à rien. Au pire, on l'oublie dans un coin, Mais dans ce cas particulier, l'oubli ne parait pas pouvoir être affectivement neutre. Il serait alors lié à une nécessité psychique.

On revient encore à la logique du déni. opposée à la logique de responsabilité.
Le discours sur la responsabilité devient vite tyranique. Je préfère encore ton expression "d'assumer notre irresponsabilité". C'est parfois un choix de ne pas voir. C'est parfois aussi une nécessité absolue. Refuser cela revient à dire que le refoulement ne devrait pas exister ou pire n'existe pas.
 25/08/07 à 09h07
sissi
oui.

Sujet de fin d'été, qui permet de doner un semblant de logique inetrne à une information presse, et qui conforte les croyances (le monde est fou et perverti; il a besoin d'être mis au pas). Sujet paillettes sombres.
 25/08/07 à 08h54

"En matière de pulsion, on est tous égaux." Non, ou alors c'est globalliser à l'excès (nous sommes tous pareils car nous sommes des êtres humains)

"ne serait-ce pas surtout pour éviter d'assumer nos propres irresponsabilités ? Lorsque nous fermons l'oeil et l'oreille aux souffrances d'autrui ?"

Cela tend à dire (et la suite de ton texte en prend des exemples) que nous sommes tous co-responsables les uns des autres, non je ne le crois pas.

Quant au "Ces personnes n'auraient-elles pas tout simplement commis ce que tout parent a un jour rêvé de faire ? "
Non vraiment pas, assimiler les éventuels regrets qu'on peut avoir avec des pulsions homicides, non pour ma part, même au sens figuré je n'ai jamais "rêvé" ça. Suis je un cas à part?

Ce goût pour ce type de fait divers, je le vois plus simplement comme le besoin intemporel de l'homme de confrontation avec la monstruosité parce que cela le rassure sur sa propre condition en lui permettant de mieux s'accepter tel qu'il est: Il y avait le Barnum maintenant il y a les faits divers.

bien amicalement
 25/08/07 à 08h49
sissi
le compagnon, pour ce dernier cas, a une histore très lourde derrière lui.

c'est un peu comme dans ces familles où l'on ne voit pas l'inceste qui se fait: complicité inconsciente? Refus de voir l'horreur absolue et la souffrance de l'enfant?
 25/08/07 à 08h28
Trois grossesses et personnes ne voir rien... J'ai quand même un peu de mal à l'imaginer.

D'abord, même sans prise de poids excessive (genre 20 kgs), le bébé, avec ses 3 kg et ses 45 cm (mini) à la naissance, tranquille au chaud dans son univers chaud et douillet derrière le nombril de la maman, il faut pouvoir les planquer sous des vêtements.

Je n'évoque même pas les seins qui poussent, le corps qui change sous la poussée hormonale, et tout le reste...

Le mari / compagnon / amant, il n'est quand même pas très observateur. Il faut bien qu'ils dorment ensemble pour avoir fait ces 3 petits, non ?

Et les voisins, les commerçants, la famille ?

Et puis, le déni de grossesse comme maladie psychologique, je veux bien. Mais si on ne veut pas d'enfant, il me semble qu'il existe des moyens de contraception. Sans parler du préservatif dont aurait pu user le père.

Il ne s'agit pas d'une femme sortie d'un village de brousse et jetée brutalement dans notre monde moderne. Il s'agit d'une femme qui depuis 36 ans biberonne la télévision française. Même si on ne s'intéresse qu'au journal de Poivre d'Abord, c'est un sujet évoqué. Même dans les Feux de l'amour, je suis sûr !

Certes, cette femme a commis un (triple) crime abominable. Mais le mari, personnellement, je l'inculperais, sinon pour complicité, de non assistance à personne en danger. Parce que, dans certains cas, la cécité devient franchement de la complicité.

Enfin, c'est un point de vue, évidemment.

Cheers
 25/08/07 à 08h17
sissi
c'est justement en aimant leur enfant que les femmes le tuent. Et celles qui deviennent infanticides aiment leur enfant.

ici, on parle de déni de grossesse. C'est un peu particulier.
 25/08/07 à 08h15
sissi
"histoire particulière", en effet, dimension que le cas qui occupe l'actualité ici llustre une fois de plus (voir les antécéde,ts du conjoint).
 25/08/07 à 08h11
sissi
bien d'accord
le fait que le déni de grossesse se passe durant la grossesse.
Après, une fois l'enfant né, il meurt immédiatement, la plupart du temps du moins, sans même que la mère ait "besoin" de l'assassiner, car si la mère n'a pris de poids, c'est bien qu'il est en piteux état, et il sait à quel point il n'existe pas pour elle. Comme les indésirés, ils savent parfaitement à quoi s'en tenir.
Souvent les enfants sont morts nés, ou meurent juste après.
(Souvent peut-être pas à chaque fois).
Le déni porte sur la grossesse, mais une fois l'enfant né, il n'y a plus de déni, il y a en revanche confrontation au Réel.
D'où l'avalanche d'une culpabilité extraordinaire, qui pousse la mère à conserver la dépouille.

 24/08/07 à 23h55
a un moment faut arrêter avec la psychologie de mes c...(désolé), toujours se réfugier derrière pour tout expliquer. Cohérent non mais qui peuvent s'expliquer oui. La folie, la passion, la haine...là on peut évoquer la pulsion et on reste dans le domaine du """"""compréhensible"""" (j'ai mis plein de guillemets, tention'). Mais là pour moi il y a préméditation déjà...et ouais non je capte nibe. Voilà bon j'arrête là, on va dire.
un meurtre cohérent ça n'existe pas

 24/08/07 à 23h38
tu captes pas... tu crois vraiment qu'on peut comprendre ce genre de drame avec trois infos et un papotage sous un com ?

Para, je crois pas qu'il y a d'autres gosses, là.
bon, puis, les meurtres "cohérents", tu trouves ça plus rassurant ?
quel type de souffrance peut t'amener à un truc pareil?
La dualité entre les enfants qu'ont elève et ceux qu'on tue et met au congèle....c'est complétement incohérent
 24/08/07 à 23h25
ils se protégeaient de quoi dans le cas présent ? je capte pas, désolé.
j'suis pas sûr que vous parliez bien de la même chose : chez l'être humain, la normalité, effectivement... mais dans la nature en général, n'oublions tout de même pas ce cher bon vieux Darwin : il aurait répondu (je crois), à l'encontre de Cara, que l'évolution des espèces se fait par une très progressive adaptation à leur milieu, et non pas par accidents
la, c'est la même chose mais poussé à son paroxysme....
mais la souffrance peut t'amener à toutes les pulsions...du moins c'est comme ça que je comprends le texte d'opa
 24/08/07 à 23h13
c'est une chose que je comprends pas et qui me met la haine.. le fait de désirer des enfants (3grossesses c'est qu'elle en voulait), les tuer, conserver leur corps....le mari qui dit ne rien voir (faut arrêter d'être con 5 minutes quand même) il ne nie pas, il renie plutôt. Ouep la phrase des pulsions m'a également interpellé mais parait qu'on est tous égaux donc..
 24/08/07 à 22h59
Should_I_Stay
Je ne pense pas que nous ayons tous les mêmes pulsions, mais bon...
 24/08/07 à 22h56
Non !
Il y a des personnes que je ne souhaite pas exposer
 24/08/07 à 22h55
Should_I_Stay
je voulais pas m'immiscer
 24/08/07 à 22h47
pourquoi bobonne ?


Chuuuuuut
 24/08/07 à 22h42
Should_I_Stay
bobonne est d'accord pour faire un nouveau petit?
 24/08/07 à 22h38
Je voudrai juste revenir sur l'idée de ces maris qui ne voient pas.
Je crois que lorsque des choses sont à forte charge émotionnelle, que l'on soit homme ou femme, nous avons la capacité de les nier. C'est il me semble un principe de protection psychique. Lorsque l'on est face à des évènnements particulièrement violent, même les indices ne sautent pas directement à la figure. Il faut vraiment avoir le nez sur le problème pour le réaliser.

Ce que je viens de dire ne sort pas de mon imagination. Je l'ai vécu directement. Il a fallu que l'on me raconte pour que tous les indices que j'avais sous les yeux fassent sens.
 24/08/07 à 22h38
contre une rencontre avec Hervé et un cours de cuisine, mais chuuuuuuuuuut.
 24/08/07 à 22h38
même interrogation que toi.

J'ai 60 balais et jamais cette idée ne m'a effleurée.

Peut-être pour le prochain ?
associer le Rêve à ça...
no comment.
c'est la limite du clavier, quand le sujet est sérieux. on écrit des trucs, on s'emporte, on clique, ça valide et on se pose des questions. enfin, JE...
 24/08/07 à 22h35
ma chère Vynnie !

tu parles de quoi exactement?
 24/08/07 à 22h33
oui, elle pousse bien la petite, dans tous les sens.
La cage est trop petite, j'ai cru qu'elle allait sortir ce soir alors que je préparais un ananas roti au four avec de la glace vanille.
Po envie de rater le dessert, non mais

Et ton petit à toi ? Futur promis de la mienne ?
qui nous font hurler.
perso, je supporte PAS qu'on touche aux mômes (donc l'Education Nationale, faut PAS m'en parler).
de même pour la religion déformée au service de la politique et autres requineries de merdum. là, je dégomme.
bon, jvais me calmer sur le forum, rayon libres-propos.
pf, jme connais, jvais revenir par ici...
 24/08/07 à 22h30
je prends le large
Merci.
 24/08/07 à 22h29
et ce n'est pas moi qui vais ajouter quoi que ce soit de pertinent à vos réflexions.

Je veux simplement dire que je suis très touché par les propos de Cara.

Salut Vynnie; il pousse le petit ?
 24/08/07 à 22h29
mon annonce est sérieuse et je me divertis bien chez moi avec le Popa
réponse un peu moins bancale : c'est un sujet qui, perso, me fait hurler et trembler de rage. forcément, les réactions sont quasi épirdermiques... c'est assez frustrant, le clavier, par moments...
là, on s'interroge sur le dernier Burton... la déconnade c'est très sérieux.
(en vérité, j'avais pris ton annonce pour une "blague", amen)...
après, si c'est toujours en bien ou en mal, auuuuuuuuuutre débat, sachant que les valeurs bien et mal sont toutes relatives bla bla bla...
 24/08/07 à 22h14
sauve toi, prends le large, va te divertir, te consoler, écoute un bon rock, lis une bd, te laisse pas prendre par ces humeurs tristes ! T'as mieux à faire là, non, avec ton tit bout qui va débarquer ?
on finit par se dire que c'est miracle, quand il déraille pas
comment le cerveau humain peut derailler à ce point...mais bon, tous les avis sont dans la nature ein?biz
dont je n'avais jamais entendu parler ni dans les mags féminins ni dans les J.T lors de "prévention" : POURQUOI les médecins ne prescrivent PAS la pilule spéciale fumeuses en masse à celles qui en ont besoin ??? POURQUOI leur donner la pilule "classique" plus ou moins dosée tout en les culpabilisant, oh, très légèrement, sans en avoir l'air, parce que c'est dangereux de fumer ET prendre ce type de contraceptif ??? (si on est allergique au latex, bonjour le mic-mac!!!). YEP, cette pilule existe, j'ai appris ça l'an dernier après juste 15ans de "clopage" !!! les boules !!!!! AUCUNE de mes copines fumeuses remplissant les conditions de prescription n'en avaient JAMAIS entendu parler !!!!!!!!!!!!!!
je continue ou ça ira ?
ça ira, j'ai mal à l'estomac, ces histoires me rendent malades. grave.
 24/08/07 à 21h51
... qu'on puisse comprendre "de loin". Oui, ça interpelle, forcément, et c'est violent. On peut se défendre (moi j'ai plutôt tendance à fuir l'info, mais ce soir c'est une conspiration, pas pu y échapper). Si pas la fuite, on peut essayer de trouver des pseudo explications, mais elle seront fausses, réductrices, lapidaires, nous apprendrons pas grand chose.

pour ce qui est de l'effet libérateur... je n'y crois pas non plus. libérer quoi ? qui ?

boh.. à part chialer.
une femme qui tues et congèle ses enfants, tout en élevant d'autres enfants, et un mari et père qui n'as rien vu, oui ça m'interpelle, dans la comprehension de l'âme humaine, tu vois?
Ce qui ne m'empeche absolument pas de reconnaitre une énorme souffrance qui les a amenés la ou ils sont
perso m'est d'avis que plus nous comprendrons ce genre de déni, plus on pourra aider et prévenir ce genre de souffrancesbiz
reste unique et particulier et nul n'a accès à la boite de Pandore mentale....
Mais tout de même, ça permet aux autres de se libérer de leurs propres désirs.
C'est pour ça que d'une certaine façon, la publication de telles histoires a sans doute un effet libérateur.
Et de déblatérer ainsi également....
quand il y a vraiment déni, c'est le corps tout entier qui "fait comme si de rien n'était", et vraiment, certaines de ces grossesses ne se voient pas... pas plus qu'une prise de poids de quelques kilos, banale chez beaucoup de femmes.
c'est très différent des dépressions post-partum, ou des véritables épisodes psychotiques qui peuvent survenir quelques jours/semaines après l'accouchement.
mais pour ce qui est de cette femme on n'est pas en position de faire un diagnostic, non ?
bon j'insiste peut-être bêtement, mais vraiment on ne sait rien de l'histoire de cette femme, du contexte de sa première grossesse, enfin, tout ça... peut-être qu'on peut éviter de disserter sur elle... et sur son compagnon.
de tous ces couples c'est de s'être bien trouvés", tout à fait d'accord.
Tout est dit en ces quelques mots.
pour les préservatifs et autres gadgets diffusées en boucles les vendredi et samedi soirs, mettant fortement en avant le côté "ce soir, c'est le grand soir", quand pour les autres, c'est un soir comme les autres ? Ne serait-ce pas une manière de rendre tout déni impossible et d'autant plus intenable des conditions de chacun ?
il s'agit de couples à profil "archaïque" = l'homme au boulot/ la femme aux fourneaux. j'en connais beaucoup qui vivent ainsi : l'homme donne l'argent pour le ménage et ne met les pieds en cuisine que pour se choper un truc à boire et encore... il y a des couples qui ne parlent JAMAIS de leur "intimité", des mecs (et des nanas) qui ne connaissent RIEN aux questions "féminines", qui ne veulent PAS savoir (dégoût, "complexe", je-m'en-foutisme........)...
impression que le plus gros point commun de tous ces couples c'est de s'être bien trouvés !!! vi, on a tendance à "se mettre" avec quelqu'un dont le "profil psychologique" coïncide avec le nôtre (avec toutes les failles, les angoisses...)...
et, encore une fois, on en revient à l'EDUCATION.
qui commence dès le... berceau, donc.
et encore une histoire de boucle...
 24/08/07 à 21h30
Où se situe le vrai déni s'il n'est pas constant ?