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Les malades imaginaires
 Les malades imaginaires
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"Je n'ai pas peur de la mort, ce qui me terrifie c'est l'approche de la mort". Dorian Gray, le héros mal barré d'Oscar Wilde, annonçait en son temps la phobie qui s'est emparée de notre société occidentale toute entière.
Certes la Mort a toujours fait peur mais aujourd'hui elle en est devenue le sujet tabou.
Bien entendu, il ne s'agit pas de la mort violente ou accidentelle surexposée avec obscénité par les médias. Non, là nous parlons de la Mort patiente et sûre d'elle qui guette le vieux alors que la vigueur s'échappe et le désir s'éteint.

Une Mort trop ordinaire en somme; celle qui n'inspire aucune compassion, aucune révolte mais plutôt de la gêne et du dégoût. Le vieillard, témoin inquiétant de notre finitude, n'est plus pour nous qu'un masque de rides, symbole de la mort, image du cadavre.
Après s'être accroché aux branches à coup de lifting et de carte vermeil (Visa gold pour les plus favorisés), le néo-vieux se voit confiné dans un no man's land mortifère, bordé par les frontières sans cesse repoussées des progrès techno-scientifiques.
Exit donc le vieux! Et son statut de changer tout aussi brutalement. De consommateur en puissance, il devient le membre (flasque) d'un circuit médico-spécialisé où l'on parle plus de couche-culottes que de Botox.

Alors pourquoi questionner la Mort aujourd'hui? Après tout, l'un de nos points les plus communs, c'est aussi d'être nés pour mourir. Il n'y a qu'à laisser la Faucheuse là-bas en bout de piste avec ceux qui seraient concernés au premier chef par les prochaines récoltes.

Le problème, c'est que cette fin de vie pose… un gros problème. On est bien loin de la sérénité et de l'équanimité que serait censée atteindre toute personne d'un âge certain. Les amarres ont été larguées trop brusquement et la préparation au grand voyage -apothéose de toute une vie- se transforme souvent en un terrible naufrage sénile.
Il faut voir les choses en face: les vieux sages de tantôt ont une fâcheuse tendance à devenir aujourd'hui de vieux fous à la dérive!
Les chiffres (encore eux) sont effarants : avec 1 million de cas en France, la maladie d'Alzheimer est en croissance exponentielle.

Cette "déchéance intellectuelle progressive et irréversible aboutissant plus ou moins vite à une dépendance psychique totale" a même été élevée au rang de maladie du siècle par les spécialistes. Car si ce trouble mental fait souffrir, il coûte surtout cher, très cher.
Alors la société s'organise en développant de vastes programmes de structures d'accueil. Par la forte demande alléchés, les laboratoires multiplient les recherches de médicaments plus efficaces et mieux tolérés.
Très bien, mais la solution d'avenir ne serait-elle que dans le béton et les molécules?

Pour répondre, il est nécessaire de revenir au diagnostic même qui est porté en France sur la maladie d'Alzheimer. Ce diagnostic ne fait que confirmer la condamnation d'exclusion qui a déjà été portée par notre société hédoniste. À l'issue d'un procès en différence, le mal a été enfermé dans une pathologie. Voilà une étape qui se voudrait rassurante ... elle l'est si peu pourtant!
Sous la pression de groupes économiques plus soucieux de rentabilité que d'humanité (tiens?), la pratique médicale pour la maladie d'Alzheimer ignore volontairement les théories officielles qui recommandent pourtant le traitement de cette démence dans sa triple dimension: biologique, psychologique et sociale.
Exhibant fièrement ses mamelles Rentabilité et Normalisation, la toute-médicalisation règne en maîtresse et verrouille de ce fait l'accès à ce qui, dans cette détérioration mentale, pourrait ne pas relever de la maladie.
Côté prévention, il y a de quoi mourir... de rire! Jugez plutôt: "Mieux manger, exercer le corps et le cerveau (sic)". Des conseils très pertinents qui devraient inspirer, au mieux, l'incrédulité!

Des voix, dont celle du Docteur Maisondieu, s'élèvent heureusement pour qu'on ne ferme pas les portes sur la forteresse Alzheimer. Les recherches et la pratique de ce bien nommé docteur rejoignent un courant thérapeutique qui questionne, avec le biologique, les dimensions psychologique et sociale de la maladie.
Dans cette approche, la démence de type Alzheimer est appelé "Thanatose" car c'est l'angoisse de mort qui fait le lit du processus démentiel.
Parce que l'impératif catégorique de notre société capitaliste -Jouis!- exclut aussi puissamment qu'il rassemble, la pulsion de mort finit par triompher de ces nouveaux parias. Le problème, ce n'est pas la finitude, c'est le "toujours plus de vie", l'obscène de l'immortalité.
Dans sa volonté de jouir encore plus, l'individu vieillissant se cabre devant l'inéluctable et devient de ce fait un mort-vivant.
Il refuse de se reconnaître dans le visage vieilli que lui renvoie son miroir. Il refuse de réfléchir, obsédé par la crainte de devoir disparaître. Dans un effort désespéré, le vieux détruit sa raison pour échapper à une lucidité insupportable.

Cette approche ouvre des champs d'expérience et d'évolution que la pratique actuelle n'autorise pas encore. Non, les déments ne sont pas fous. Leur comportement a un sens et nous devons apprendre à le déchiffrer pour le comprendre.
Une promesse d'espoir également pour les proches et le personnel médical qui pourront renouer une nouvelle relation avec celle ou celui qui a été coupé du Verbe. Il est toujours temps de se saisir de la lueur qui brille en l'homme, malgré l'effroi et la violence.

"Non la vie n'est pas une maladie. L'existence, c'est de vivre une vie de mortel. L'art d'assumer la conscience de sa finitude... sans en faire une maladie!"



Sur le même sujet, un livre également remarquable : "À l'épreuve de la Vieillesse" de Aude Zeller chez Desclée de Brouwer dans lequel l'auteure nous fait partager son approche psychanalytique et spirituelle de la maladie d'Alzheimer.
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Voici les 73 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
qui pourrait être mal interprété du fait de sa connotation avec la pièce de Molière.

Loin de minimiser la violence et l'implacabilité de la maladie d'Alzheimer, il s'agit, une fois encore, d'insister sur la relation entre psychique et somatique dans cette pathologie.
 23/06/07 à 00h26
oxymores
pour moi c'est l'apaisement
Et je n'ai pas eu l'impression de boire à la
fontaine de Léthé plutôt qu' à la source de
Mnémosyme.

Au contraire, nous avons travaillé à reveiller,
à conserver tous les moindres mouvements et
tous les stimuli de la mémoire le plus longtemps
.Justement
lorsque nous sommes en lutte nous ne minimisions
pas les parcelles,les lueurs d'un regard qui
d'absent revient vers vous pour un instant fugace,
sourires ou gestes qui montraient que nous
rattrapions parfois de la communication verbale
ou non verbale

aidons les familles qui choisissent de participer à la maladie
Chercher à repousser l'idée de la folie et de son enfermement
ok
mais pas au prix d'une analyse aussi incertaine et dramaturge
de l'angoisse de la mort , du refus de la vieillesse dans une société
porteuse de tous nos maux....Pour moi c'est là boire à la fontaine
de Léthé et de nous y noyer tous...
... est un océan de douleurs trop rarement apaisées par la lumière d'un sourire.
Immergés dans cette dure expérience, tout paraît pour eux bien dérisoire.

Pourtant la parole doit, un jour, reprendre sa place. Le silence, comme l'oubli, c'est la mort.
Et, si l'on peut choisir, mieux vaut boire à la source de Mnémosyme qu'à la fontaine de Léthé.
de cette maladie mais n'allons pas nous faire plaisir comme
ce bon docteur

Avec mon beau-frère psy nous en faisions le tour et
les contours mais jamais nous ne sommes arrivés à ce genre de
digressions de salons ou de conférence médiatique...la cachexie
par "Thanatos" c'est digne d'un Diaforus de Molière pour moi.
 22/06/07 à 21h57
oxymores
mais en fait ma réaction est sur les dires du
docteur MaisonDieu et sur sa théorie fumeuse

plus que sur le vécu de la maladie.
Pour moi
il n'y a pas de ressenti d'injustice et nous n'avons
pas demandé plus d'aide que necessaire.
On a assumé avec nos possibilités chez nous.

une infirmière 20 minutes le matin
une femme de ménage pour nous soulager
2 fois 3 heures par semaine nous permettant de
faire quelques démarches et des courses
21 jours de clinique ou maison médicalisée PAR AN
pour nous permettre les dernières années
de dormir un peu et tenir quand nous n'en pouvions
plus de fatigue.
Et avec la hantise, de lui faire des
visites 2 à 3 fois à 100 _120 kilométres pendant ce
séjour car nous savions qu'il regressait à chaque fois
et pour
pour cette régression ne nous fasse pas replonger à son retour.

En province pas facile: une structure ouverte pour
les laisser 2 ou 3 heures l'apm
mais structure tellement demandée...
que la priorité était laissée et c'est normal à des gens
qui assumaient tous seuls (conjoints sans famille) et obligés
parfois d'aller à des soins pour eux mêmes.

La seule chance que nous avions c'est un
médecin ancien et dévoué qui nous suivait
et venait lui- même faire des soins que les
infirmières à domicile ne font pas, que les
médecins plus jeunes ne font plus ! nous
évitant souvent l'hospitalisation
( je ne veux et ne peut pas parler
des dégâts que je classifiais avec humour
de dégâts collatéraux...)

Mais j'ai été payée en retour quand des
signes d'affectivites ou des sourires
s'esquissaient après des journées sans lumière.
...tous les médecins se perdent en conjecture sur l'origine de la maladie. Acquise? héréditaire? À ce stade de la recherche personne n'en sait rien. Et vous non plus.

Pourquoi les produits chimiques toxiques agiraient-ils sur certaines personnes et pas sur d'autres? Personne ne sait, parce que c'est du registre de L'INDIVIDU. Et chaque individu, comme son nom l'indique est unique.
Ce moment-là correspond à la dimension psychique.

Si vous voulez répondre la première à votre injonction d'être réaliste, il serait bon d'être à l'écoute à la fois des découvertes biologiques (la rigidification des membranes, etc.) ET des avancées de la psychologie en ce domaine.
Il semble que nous soyons d'accord pour appeler cette approche "psychosomatique".
Et j'attends votre commentaire avec impatience.
 22/06/07 à 20h33
Tethys
sur "mon" diagnostic : produits chimiques toxiques produisent radicaux libres, lequels dans le cerveau sont essentiellement piégés par les chaînes d'acides gras polyinsaturés, principaux composants des membranes des neurones, d'où rigidification des membranes, altération du fonctionnement de la cellule, mort de la cellule. (je shématise un peu). Selon les endroits du cerveau atteints par cette mort cellulaire, on passe de l'Alzheimer "pur" à la démence sénile ou mixte ou à la maladie de Parkinson.

Etrange : le "mild cognitiv impairment" permet le dépistage précoce des démences DONT l'Alzheimer, au stade d'atteinte de la mémoire AVANT les troubles du comportement.

Quand à l'utilisation à tort et à travers du mot psycho-somatique, soyons un peu réaliste, le corps agit sur le psychisme et le psychisme agit sur le corps, il serait tant d'arrêter de séparer ce qui n'est que d'une seule pièce. Toutes les maldies sont psychosomatiques ou somatopsychiques c'est comme on veut

oxymore et martin vous êtes dans une période de deuil ,et que votre vécu a été très différent: l' injustice dans votre coeur est des deux cotés, et l' injustice est un sentiment ,donc une vacuité.
j' ai vécu cette maladie des deux cotés de la barrière, j' essayerai de faire un com dans la sérénité ; sur la maladie, ses causes, sa prise en charge: qui comporte le système de santé, la famille et la collectivité.
je vous embrasse tous les deux.
... à quoi ça sert que Martin y se décarcasse?
La poétique, c'est magique!
 22/06/07 à 17h41
Should_I_Stay
et c'est tant mieux, ça donne des points de vues différents et des échanges intéressants.

Et comme tout finit en chanson:
"Mourir cela n'est rien
Mourir la belle affaire
Mais vieillir...."
... légère, légère, sur ce commentaire pesant, pesant...
 22/06/07 à 14h44
ces mots sont insupportables de fatuité et de mépris.

est théoricienne donc soumise à des contradictions ,voir à
des exceptions...
franchement cet aspect interprétatif:
"Il refuse de se reconnaître dans le visage vieilli que lui renvoie son miroir. Il refuse de réfléchir, obsédé par la crainte de devoir disparaître. Dans un effort désespéré, le vieux détruit sa raison pour échapper à une lucidité insupportable."
cela n'a pas été ni de près ni de loin une des préoccupation de notre alzheimer
qui n'avait ni peur de veillir ni peur de mourir ni avant ni pendant ( et il a eu presque heureusement des moments de lucidité jusquà fort tard au bout de sa nuit...)Je suis effarée des interprétations telles que celle-ci alors que
dans notre cas les signes sont plus dans la personnalité et personnalité sociale en amont des troubles du comportement + tardifs, facteurs sinon déclancheurs peut-être favorisants et quid de la génétique ??
 22/06/07 à 14h25
Anti-rides versus Alzheimer.
Terrible choix.


Plus sérieusement, synthèse très intéressante.
Hello, Martin Eden !
 22/06/07 à 14h17
je ne remets pas en cause les travaux de Maisondieu sur sa théorie sur l'approche psychodynamique de la démence.

Mais on ne peut pas limiter la solution de ce problème à sa seule théorie.

Mon invitation ne consistait pas à "voir" mais à comprendre comment bcp de professionnel travaillent dans la globalité de la personne malade et de son entourage.
Rien n'est encore parfait bien sur, il faut continuer d'avancer et de progresser mais je ne pouvais pas vous laisser dire cetaines choses comme vous les avez exprimées.
 22/06/07 à 14h09
ou les navajos...

plus digne, plus utile.
"Alzheimer psychosomatique, je rêve là"

et pourtant à 13h44 vous écrivez "Ce type de maladie comme bcp d'autres se traitent dans la globalité et la dimension psy et socio est également prise en compte."
Alors Alzheimer, c'est psychosomatique ou ça ne l'est pas? Moi c'est ça qui m'intéresse!
mais peut-être parlez-vous de l'accompagnement psy pour les proches et non pas pour le malade. C'est flou...
mais mon commentaire, lui, engage beaucoup d'autres personnes.
Je ne vous connais pas mais je connais, par contre, d'autres thérapeutes de qualité comme le docteur Maisondieu en charge de service de gériatrie traitant Alzheimer.
Vous pensez bien que cette approche thérapeutique ne sort pas de mon intelligence moyenne!
Les dimensions psychologique et sociale sont en train d'évoluer; il faut accentuer cette prise de conscience.
Pour votre invitation, ça va j'en ai déjà assez vu pour ne pas en redemander
 22/06/07 à 13h44
Je ne peux pas te laisser dire : "quid du malade et de l'entourage ? rien du tout".
Ton analyse est fausse et je ne pense pas d'ailleurs que cela soit une analyse mais un avis, ton avis qui est tout de meme à l'emporte pièce.

Coment peux-tu dire qu'on bourre de médicament, qu'on enferme et que ne tient pas compte du suivi psy des malades et des familles ?
bien sur que non ...
Ce type de maladie comme bcp d'autres se traitent dans la globalité et la dimension psy et socio est également prise en compte.

c'est un peu dire rapide de rationaliser comme tu le fais et surtout au mépris de la réalité qui est toute autre que ce que tu affirmes.

Je réitère je t'invite à venir passer une demi-journée dans ce type de lieu pour avoir une réelle juste vue de ce qui se passe vraiment.
 22/06/07 à 13h43
Quelle qualité et quelle quantité de réacs ! Ouf je pensais qu'il n'y avait que les comms de Vertigo, Sirba et leur côterie qui provoquaient autant de réactions!
J'ai appris plein de choses que j'espère factuelles et réelles (j'émets des réserves parce que rumeurs préjugés et on-dits sont très humains) et metci notamment à étrange
Cette question d'Alzheimer me travaille bcp en ce moment l'age venant
et j'ai appris récemment que les personnes avec cholestérol avaient encore plus de risques d'être atteintes de cette maladie
... J'ai peu de mérite car cela ne me coûte pas grand chose!
Mais si ça peut vous soulager de votre frousse, you're welcome. Tremblons donc ensemble!
Psychologie=vaccin contre l'Alzheimer, ça se saurait, non? Ce n'est pas ce que j'ai écrit.

Je répète que la médicalisation sans l'ouverture aux dimensions psychologique et sociale ne rassure que ceux qui la prescrivent.
Quid du malade lui-même, de ses proches et du personnel soignant? Rien du tout! On bourre de cachets et on enferme. Une terrible mise à mort avant que la mort naturelle ne survienne.
C'est d'ailleurs la même chose pour les autres pathologies.
accorde de valeur à la vie : voir le com de grandomino sur les enfants-pièces détachées...
puis chacun sait que le sida (30 millions de morts, 42 millions de malades) et le paludisme, ainsi que la pauvreté (500€ de revenu annuel moyen), qui diminuent nettement la "quantité" (une espérance de vie chutant jusqu’à 37 ans), s'accompagnent d'une grande qualité de vie...
bon m'enfin tous ces africains z"ont qu'à arriver à "assumer la conscience de leur finitude".
 22/06/07 à 12h41
Désolée de te contredire, mais Alzheimer est avant tout une maladie des troubles du comportement et ensuite de la mémoire qui sera atteinte du fait de la dégradation du cerveau.

Par contre oui la sénilité et/ou la démence sénile se manifeste avant tout dans les troubles de la mémoire. Certaines peuvent etre associées à des troubles du comportement mais pas toute en effet.
 22/06/07 à 12h38
Tu interprètes mal mes explications.
Je répète Alzheimer n'a rien à voir avec la "folie".
Nous sommes sur un problème cognitif, le cerveau perd ses facultés parce qu'il y a un ramollissement de sa structure.

bien sur que l'on peut rester encommunication avec une personne atteinte d'Alzheirmer comme une personne ateinte de sénilité ou démence sénile, du moins pendant un certain temps, cela ne justifie en aucun cas ce que tu souhaites avancer.
Relever un défi ? je ne pense pas du tout que cela se situe dans ce registre là.

Alzheimer psychosomatique ? non mais je reve là .... relire plus haut.

Désolée de t'indiquer qu'Alzheimer touche également les pays africains comme tout le monde. Tu as lu ça où, quelles sont tes sources ?
Le problème en Afrique réside peut etre dans le fait qu'ils n'ont pas accès aux memes méthodes d'investigations que les payx occidentaux, donc il est surement vrai que les analyses et les stats sont moins lisibles. On ne peut comparer que ce qui est comparable. Mais ils n'en sont pas exengue.
 22/06/07 à 12h36
myriam78
Maisondieu ; mais je suis d'accord avec le reste : vieillir est devenu honteux.
la qualité ou la quantité? Question d'individu...
 22/06/07 à 12h24
on sait bien que c'est parce que vous rêvez de banquise...
Je dis simplement qu'il peut y avoir communication avec un malade Alzheimer. La cohérence se trouve dans une autre forme d'échange, certainement plus affectif.
C'est une voie difficile car cela questionne notre rapport à la folie. À chacun de juger s'il se sent capable de relever le défi.

Concernant les IRM et les scanners, le cerveau se ramollissant ok. Mais sommes-nous bien d'accord que l'Alzheimer est une maladie psycho-somatique?
 22/06/07 à 12h09
incorrigible
Comme avant, comme toujours en Afrique !
la pratique actuelle de la maladie d'Alzheimer est bien loin "de mettre du psychologique partout".
Quant à ma méconnaissance de cette maladie, cela me fait sourire, surtout quand tu livres ton diagnostic: elle serait provoquée par l'ingestion des produits chimiques toxiques!
 22/06/07 à 12h04
oxymores


car la violence je l'ai perdu justement
dans ce combat là...Ma révolte est ne ne
pouvoir vous répondre par pudeur de ne
pouvoir vous opposer des images, jour
après jour là où vous n'avez mis que des mots...
 22/06/07 à 11h56
michelpoincard
Voir réponse

22/06/07 à 09h45ANITASOLAIRsissi
sur com

http://www.pointscommuns.com/rudyard-kipling-commentaire-lecture-60073.html
...c'est-à-dire de mon origine et de ma culture occidentale.

Comme par hasard, en Afrique, la maladie d'Alzheimer n'existe pas!
dans une tentative de vouloir prendre de la hauteur sur tous les sujets ...
 22/06/07 à 11h37
vidépleins
oh, le gros mot ! ça veut dire quoi ?
n'est pas « un point commun partagé par tous ». désolé de te contredire...

ton affirmation dénote une tendance à l'ethnocentrisme, amha.
plus qu'une relation de cause à effet, entre le corps et l'esprit, ou entre le physiologique et le psychique: ils sont partout liés, comme "le recto et le verso d'une feuille de papier". C'est l'image qu'utilise Saussure pour représenter la relation entre le signifiant et le signifié, je la trouve très forte.

Il y a donc des causes, qui si "matérielles" qu'elles soient ont toujours une dimension symbolique, une charge affective, qui pour être "spirituelles" ont toujours un aspect concret. Et des effets, tous eux aussi "recto-verso".
Et imbriqués, plissés, retournés les uns sur les autres: alors il ne s'agit pas de préférer "un bout" plutôt que l'autre, mais justement d'éviter le dualisme.
... une réaction aussi violente.
...la peur de la mort est aussi un point commun partagé par tous.
ce commentaire ne traite pas de cas particulier mais d'une théorie, forcément générale, qui tente de rétablir l'interrelation entre les dimensions biologique, psychologique et sociale.
Alors qu'actuellement le biologique exclut les deux autres.
 22/06/07 à 11h22
michelpoincard
aujourd'hui j'ai appris un mot nouveau ,c'était l'occasion de l'utiliser .


 22/06/07 à 11h07
vidépleins
car il touche tous ceux qui ont en charge un membre proche, et c'est trés dur à vivre, ainsi que chacun d'entre nous qui peut un jour en être atteint .

etrange_en_toi donne de bons arguments.
Oui, nous allons de plus en plus loin dans l'âge, et il y a en plus tout le cumul des pollutions de toutes sortes .
Mais Martin Eden propose une autre piste de réflexion, je suppose appuyée sur une étude via un livre .

Approchant quotidiennement des personnes en fin de vie; il se trouve que celles qui le vivent de façon paisible et lucide, font un bilan positif de leur vie, ne regrettent rien . On sait bien qu'il y a une interférence entre physique et psychique : c'est la même histoire que l'oeuf et la poule . Le ramollissement cérébral n'est il pas une conséquence d'une désespérance, une vie mal assumée ? Ou est ce le physique qui dégrade le psychologique ?
C'est une question qu'on peut prendre par un bout ou l'autre, et qui n'aura pas le même développement et solution .

Oui, ce n'est pas une question personnelle, mais une question d'actualité de société .

Chacun a une parcelle de vérité dans sa réation . Maintenant il faut arriver à s'entendre sur la suite à donner .
 22/06/07 à 10h51
Dans la maltraitance, il y a toujours le concours de plusieurs facteurs, et, oui, le statut du personnel joue un rôle, souvent.

quant au "ramollissement", c'est une image, elle vaut ce qu'elle vaut, mais elle a le mérite d'indiquer l'importance de la dimension physiologique et évolutive de la maladie. Nous ne sommes pas des purs esprits...
 22/06/07 à 10h45
Tethys
le plan Alzheimer existe déjà et on a pas attendu sarkozi pour çà. La maladie est d'abord une atteinte de la mémoire et ensuite apparaissent les troubles du comportement quand elle évolue.
Ramollissement du cerveau cela ne veut rien dire
La maltraitance ne découle pas du statut du personnel mais de l'histoire individuelle des personnes
pour aimer son corps vieillissant, il faut aimer son corps, c'est aussi con que ça...
 22/06/07 à 10h37
Tethys
du vieux qui refuse de réfléchir au risque de "détruire sa raison", dans ce cas, tous les gens atteint de spiritualité devraient être exempt de cette maladie, ce qui n'est pas le cas
 22/06/07 à 10h35
Tethys
"de phobie de la mort" ou de la maladie, s'exprimait "avant" dans le recours aux confesseurs et divers offices religieux, ou recherche de sorciers et guérisseurs de tout poil. Ce qui caractériserait éventuellement notre société n'est pas une phobie, mais un comportement de déni pour certains.

Et personne n'a dit que les déments étaient fous, àv part Mr Mouchaboeuf peut-être
 22/06/07 à 10h34
c'est de la réponse!
ça nous sort de la bondieuserie tartalacrème!
 22/06/07 à 10h29
il y a un coût, et les difficultés matérielles rendent les choses très difficiles.
fini avec ce que Sarko veut mettre en place "plan Alzheimer" oui pourquoi pas mais le reste ?

Alzheimer oui est une maladie insupportable surtout pour l'entourage du malade. Le malade lui-même s'accomodant de ses troubles du comportement et perte de mémoire.

RAppelons qu'Alzheimer n'est pas la maladie de la perte de la mémoire mais avant tout des troubles du comportement (agressivité, impulsivité, comportement incohérent).
Lorsque tu décris "déchéance intellectuelle, progressive et irréversible aboutissant à une dépendant psychique (tu oublies physique) totale" tu ne fais que décrire la sénilité et/ou la démence sénile.

rappelons aussi qu'énormément de malades qualifiés Alzheirmer ne le sont pas mais relève de la démence sénile, qui existe depuis la nuit des temps et qui peut débuter très tot.

Aujourdh'ui on oublie de dire que ce qui est le plus dur à gérer au quotidien, et cela va effectivement aller de manière croissante tout simplement parce que nous vivons plus vieux, c'est la sénilité, la démence sénile, cette dernière comportant divers degrés et manifestations.

Les déments ne sont pas fous ? leur comportement veut dire quelque chose et essayont de les comprendre ? pas tout à fait exact.
Leurs comportements sont totalement incohérents et inpprévisibles : le passé et le présent s'entrechoquant .... et les mises en danger personnel et pour les autres , bien involontaire, sont plus qu'angoissantes pour l'entourage.
Désolée mais par essence les déments ne sont plus cohérents ni leurs actes, ni pour eux memes ni pour l'entourage.

Alzheimer : c'est l'angoisse de la mort qui fait le lit deu processus démenciel ? édifiant !!!!!!!
La démence sénile ou la sénilité se diagnostique par irm ou pest scan qui indique un ramollissement irréversible du cerveau. NOus sommes sur un phénomène physilogique alors la théorie de MaisonDieu, mise à part le fait qu'elle culpabilise je ne vois pas en quoi elle apporte de solutions.
Un cerveau se ramollissant perd de ses facultés et les problèmes des fonctions supérieures et cognitives vont aller de mal en pis.

Construstruire des structures d'accueil spécialisées ? bien évidemment mais commençont par réorganiser et améliorer celles que nous avons et donnons-leur un véritable projet autre que le gardiennage et les loisirs type Club Med.

Commençons par rendre accessible à tous ses structures car il ne faut pas oublier que le tarif s'élève environ à 3.000 euros par mois. Comment faire lorsque les retraites sont petites ? faire payer les familles ? oui bien sur la loi les y oblige, mais comment tondre un oeuf ?

Faire plus de soins et accompagnement à domicile ? bien sur mais le problème du personnel est encore plus criant sans compter les veilles de nuit, n'oublions pas que les 3/4 de ces soins à dom restent encore la charge de la famille.

De la formation pour le personnel encadrant ? assurément mais commençons par donner un vrai statut à ce personnel et un salaire en correspondance au boulot qui est dur et épuisant.

La maltraitance n'est pas uniquement du au fait de la non formation mais surtout parce que les personnels eux dans leur travail sont maltraités, pas reconnus, en sous effectifs, des conditions de travail pénibles et non adaptées.

Moi ce qui m'angoisse ce n'est pas la mort ce sont les conditons qu'on nous laisse à disposition.
Car nous ne mourrons pas égaux.

Société hédoniste avez-vous dit ?
Faut que MaisonDieu arrete un peu et prenne dans son étude d'autres critères et indicateurs, notamment sociologique sans oublier neurologiques et cognitives et là son approche psy pourra être tout à fait fiable.

Ceci dit merci d'avoir fait ce com sur un sujet passionnant.
 22/06/07 à 10h29
Tethys
C'est bien gentil ton commentaire, mais il démontre ta méconnaisance de cette maladie autant que de sa prise en charge. A vouloir absolument mettre du psychologique et du spirituel partout, on passe en effet à côté des vraies questions, pourquoi y en a t-il soudain autant ? Crois-tu que les générations précédentes qui ne connaissaient pas ou peu cette maladie, n'avait d'angoisse de la mort, et donc la possibilité de se "détruire" par "thanatose" ?

La dégénerescence du cerveau est comme beaucoup d'autres maladies liées à la toxicité des produits chimiques que nous ingérons par milliards de molécules chaque jour de notre vie.

Et pendant qu'on digresse sur le bon dieu, l'industrie chimique à encore de beaux jours devant elle !
 22/06/07 à 10h26
oxymores

Cette maladie ,quand elle tombe sur un être aimé
ne se resoud pas qu' avec de l'argent mais avec du
courage, de la force, de l'abnégation et beaucoup beaucoup
d'amour.Amour sans rien n'attendre en retour sinon
des sourires arrachés et la victoire de maintenir l'autre
jusqu'a la fin.
 22/06/07 à 10h21
on se démerdera bien pour ne pas tomber dans leurs pattes, d'une manière ou d'une autre
 22/06/07 à 10h19
sur dieu, il me semble pourtant qu'il n'est pas absent d'une métaphore assez "connotée", en effet, que vous utilisez:
"la préparation au grand voyage -apothéose de toute une vie"

sur "avant", ce sont vos propres formulations qui le sous-entendent:
"la phobie qui s'est emparée de notre société occidentale toute entière.": si elle "s'est emparée", c'est que ce n'était pas le cas "avant"
"Certes la Mort a toujours fait peur mais aujourd'hui elle en est devenue le sujet tabou." donc, pas tabou "avant"...
"les vieux sages de tantôt": tantôt, c'est à dire... avant, non?

quant au progrès, il arrive (relisez-vous) que vous le résumiez au béton et aux molécules...

Enfin, évitez de croire que vous "comprenez": votre commentaire ne "m'angoisse" pas, je le trouve pour tout dire assez tarte à la crème. C'est votre idéologie que je discute, là.
 22/06/07 à 10h16
oxymores
j'ai surtout peur n'ayant plus de famille
de tomber dans des pattes comme les vôtres.
Espérons que j'ai assez de lucidité pour
dédider un jour de ma sortie .
 22/06/07 à 10h12
oxymores

mais le titre de votre commentaire
et son contenu me fait "gerber".
Il est d'une froideur que nous ne sommes
pas obligés de cautionner, nous qui nous
sommes battus pour un des notres.
Monsieur, si vous êtes dans le monde médical
débrouillez vous pour vous faire mettre sur la
branche recherche et études.Et laissez même
à ceux qui sont mal formés le bénéfice du
dévouement que l'on ne sent dans aucune de vos lignes.

L'amour fait plus que tout et on ne le sent pas chez vous !
Décidemment à force de nous intellectualiser tous, nous
cherchons à nous déshumaniser et à habiller un égoïsme
forcené. Non décidemment je n'aime pas votre commentaire
ni vos réponses.
 22/06/07 à 10h05
Beaucoup d'éléments très intéressants dans ce comm et notamment ce rappel de la dimension humaine et sociale nécessaire dans le traitement médical et aussi le simple fait d'en parler ce qui n'est le plus courant dans les différents écrits pcciens
mais une impression de confusion et de généralisation entre la maladie d'Alzheimer, la vieillesse la peur de la mort et la folie
et puis quelque chose qui me gène, une espèce d'anathème jeté sur les personnes qui ont peur de la vieillesse et de la mort
ben oui on peut avoir peur et ne pas être ni matérialiste ni demeuré et futile
Cela manque un peu de l'humanité dont vous vous revendiquez

... et les structures d'accueil actuelles ne sont pas plus ni moins ségrégationnistes que notre société capitaliste.
Et oui! La différence de classes sociales, ça vaut jusqu'au cimetière

... que de nous deux, ce soit moi qui soit réactionnaire?
Votre dialectique m'indispose car:
- je n'ai pas dit qu'"avant" c'était mieux ou moins bien. Je dis qu'aujourd'hui, il y a 1 million de cas d'Alzheimer. C'est un fait qui peut poser question, non?
- je n'ai pas écrit que le progrès scientifique ne vaut rien. Je dis que c'est mieux s'il n'exclut pas les autres dimensions psychologique et sociale.
- que vient faire l'aide de Dieu, je n'en ai pas parlé?

Je comprends que mon commentaire vous angoisse mais, désolé, je ne peux pas vous laisser m'affecter avec de fausses raisons à une catégorie très connotée.

est tout simplement ségrégationniste : le français moyen, qui statistiquement gagne 1 500 euros par mois, en sera exclu.

ça me fait pensé à cet établissement de bon standing, construit dans un village que je connais fort bien, où les pensionnaires ont à peu près autant de « droits » que des prisonniers.
(mais comme on n'y pratique pas les sévices corporels et que les soignants sont de bon niveau, l'établissement est d'autant plus à l'abri des poursuites que la plupart des vieux sont volontairement abandonnés là par leurs héritiers friqués qui se contentent de payer la douloureuse.)
... le personnel médical et les "assistants de vie" sont des éléments essentiels dans le traitement de la maladie, parfois plus importants que la famille.

Malheureusement, ils sont encore recrutés dans l'urgence, parfois avec peu ou pas de formation. Cela peut en effet occasionner de la maltraitance.
Le programme actuel de construction de nouvelles structures d'accueil doit être certainement accompagné d'un programme de formation.
Mais si ce dernier ne comporte pas de dimension psychologique, le malade sera simplement "traité" comme un objet.
Le sentiment de rejet sera alors favorisé car la maladie d'Alzheimer est désespérante si une perspective de communication avec le malade ne l'éclaire pas.
réactionnaire:
-"avant" c'était mieux, on n'avait pas peur de la mort et on respectait les vieux (ah bon? Quand ça?)
-l'hédonisme (où ça?) est la cause de cette décadence
-le progrès scientifique ne vaut rien, le corps n'est rien, l'esprit peut tout, avec l'aide de dieu...

Martin, votre éden ne me fait pas envie.
tu omets un facteur susceptible d'aggraver les pathologies de la vieillitude : le manque de formation ou d'empathie -- pour ne pas dire la présence de sévices -- chez le personnel encadrant.

autre pathologie qui alourdit les statistiques : la démence sénile... qui peut durer encore plus longtemps qu'une dégénérescence par alzheimer.