"Après l'avoir flatté et soupesé, elle l'effleura du bout des ongles puis le caressa amoureusement. Il se mit alors à vibrer doucement. Surprise, elle empoigna fermement et porta jusqu'à ses lèvres... son mobile tri-bande de dernière génération."
La relation qu'entretiennent certaines et certains de nos contemporains avec leur "mobile" relève parfois de la passion amoureuse et de ses symptômes: exclusivité, délire de possession, manque, jalousie, aliénation...
Pour les autres, force est de constater que ce petit appareil oblong tend progressivement à envahir leur sphère intime, toujours métaphoriquement bien sûr (à part quelques savoureuses exceptions).
Plus attentif et silencieux qu'un psychanalyste lacanien, le mobile s'est progressivement invité comme le confident privilégié de notre vie passionnante, avec ses sombres turpitudes et ses faits d'arme héroïques.
Outil performant pour les uns, assistant de vie pour d'autres, chacun avance de "bonnes raisons" d'être connecté en permanence au réseau au point où "l'on ne pourrait plus vivre sans lui".
Mais si l'on y regarde d'un peu plus près, la réelle nécessité du mobile ne perd-elle pas de sa supposée évidence? Qu'en est-il réellement?
Cette préoccupation ne semble pas d'actualité. Aujourd'hui deux Français (de plus de 12 ans) sur trois (74% exactement) ont cédé aux sirènes des forfaits "atchement intéressants" et des performances technologiques.
Les opérateurs, engagés dans une guerre sans merci, ne se satisfont pourtant pas de ce superbe taux de pénétration. Hardeux survoltés de la porno-économie capitaliste, ils visent la totale: le tout connecté.
Pas si simple, car il s'agit maintenant de convaincre le dernier carré des tièdes et des réticents avec des méthodes plus transversales que le marketing et la publicité.
C'est dans ce but que l'AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles) commande régulièrement des études à des sociologues complaisants.
Par l'habileté retorse de ces universitaires, et grâce à la magie du mobile, nous voilà promus danseur étoile d'une "chorégraphie de rue" inspirée par la réception d'un appel, ou bien charismatique leader d'un socio-style comportemental.
Les médias —presse et télévision notamment— relaient largement le résultat de ces "études" qui greffent le portable comme une prothèse existentielle sur notre imaginaire amolli .
Pourquoi cette bienveillance des médias? Sans chercher très loin, relevons simplement que les trois principaux opérateurs de téléphonie mobile exercent une pression publicitaire qui en fait les plus gros annonceurs du marché français. "Vendre du temps" est un faramineux concept qui rapporte gros, très gros même.
Mais alors pourquoi cracher dans la soupe? Les opérateurs de téléphonie mobile, après tout, ne sont pas les premiers (ni les derniers) capitalistes à profiter de notre société de consommation qui scande frénétiquement son impératif catégorique de "jouir à tout prix".
C'est que de nombreuses voix s'élèvent pour "gâcher" la ruée vers cet eldorado chronifère:
Et si l'utilisation d'un téléphone portable avait un effet néfaste sur la santé de son utilisateur?
Qu'en est-il des effets à long terme de ces micro-ondes pulsées qui traversent la peau à la vitesse de la lumière?
Et si les antennes-relais de téléphonie mobile placées sur cette école maternelle étaient la cause directe du taux anormalement élevé de cancers chez de petits écoliers?
Las! les cris d'alarme de ces empêcheurs de téléphoner en rond ne trouvent aucun relais médiatique (on ne tue pas la poule aux œufs d'or); les d'études qui questionnent cette nocivité sont passées sous silence; les scientifiques et les journalistes trop curieux sont traînés en justice. Même l'O.M.S. n'y trouve rien à redire. L'ordre règne à MoboLand!
Et ce n'est qu'un début. Encouragés par le succès populaire, et stimulés par les énormes enjeux économiques de ce marché, nos dirigeants viennent de livrer leurs électeurs à la fringale dévorante de nos trois big brothers.
En effet, depuis le 1er octobre 2007, l'entrée en vigueur de la réforme du permis de construire a supprimé toute obligation pour les opérateurs de téléphonie mobile d'obtenir une autorisation municipale avant d'implanter de nouvelles stations-relais (décret du 5 janvier 2007).
Cela signifie que tous les riverains, jusqu'alors alertés par la pose des panneaux réglementaires de déclarations de travaux -doublés de l'affichage obligatoire en mairie- ne peuvent plus désormais s'opposer préventivement à l'implantation de nouvelles antennes-relais, comme ils le faisaient fréquemment, partout en France, avec le soutien d'associations comme Robin des Toits ou Priartem.
Notre espace urbain bientôt transformé en gigantesque micro-onde, qui sait? En tous cas, si vous avez des accès soudains de maux de tête, d'insomnie, de nausées, c'est que, peut-être, une antenne-relais a été installée près de chez vous. Il vous sera difficile de vous en assurer en scrutant les toits alentours car les installateurs prennent le soin de placer les antennes à l'intérieur de fausses cheminées.
Des moyens de recours existent (voir ci-dessous). L'un des premiers étant évidemment de reconsidérer notre habitude de consommer du temps, en questionnant notre rapport imaginaire à cet "autre" fantasmé (même s'il est tri-bande).
www.robindestoits.org : assistance pour la sécurité des populations
www.priartem.com : pour la réglementation des antennes-relais
www.santepublique-editions.fr : infos et ouvrages sur les dangers de la téléphonie mobile
La relation qu'entretiennent certaines et certains de nos contemporains avec leur "mobile" relève parfois de la passion amoureuse et de ses symptômes: exclusivité, délire de possession, manque, jalousie, aliénation...
Pour les autres, force est de constater que ce petit appareil oblong tend progressivement à envahir leur sphère intime, toujours métaphoriquement bien sûr (à part quelques savoureuses exceptions).
Plus attentif et silencieux qu'un psychanalyste lacanien, le mobile s'est progressivement invité comme le confident privilégié de notre vie passionnante, avec ses sombres turpitudes et ses faits d'arme héroïques.
Outil performant pour les uns, assistant de vie pour d'autres, chacun avance de "bonnes raisons" d'être connecté en permanence au réseau au point où "l'on ne pourrait plus vivre sans lui".
Mais si l'on y regarde d'un peu plus près, la réelle nécessité du mobile ne perd-elle pas de sa supposée évidence? Qu'en est-il réellement?
Cette préoccupation ne semble pas d'actualité. Aujourd'hui deux Français (de plus de 12 ans) sur trois (74% exactement) ont cédé aux sirènes des forfaits "atchement intéressants" et des performances technologiques.
Les opérateurs, engagés dans une guerre sans merci, ne se satisfont pourtant pas de ce superbe taux de pénétration. Hardeux survoltés de la porno-économie capitaliste, ils visent la totale: le tout connecté.
Pas si simple, car il s'agit maintenant de convaincre le dernier carré des tièdes et des réticents avec des méthodes plus transversales que le marketing et la publicité.
C'est dans ce but que l'AFOM (Association Française des Opérateurs Mobiles) commande régulièrement des études à des sociologues complaisants.
Par l'habileté retorse de ces universitaires, et grâce à la magie du mobile, nous voilà promus danseur étoile d'une "chorégraphie de rue" inspirée par la réception d'un appel, ou bien charismatique leader d'un socio-style comportemental.
Les médias —presse et télévision notamment— relaient largement le résultat de ces "études" qui greffent le portable comme une prothèse existentielle sur notre imaginaire amolli .
Pourquoi cette bienveillance des médias? Sans chercher très loin, relevons simplement que les trois principaux opérateurs de téléphonie mobile exercent une pression publicitaire qui en fait les plus gros annonceurs du marché français. "Vendre du temps" est un faramineux concept qui rapporte gros, très gros même.
Mais alors pourquoi cracher dans la soupe? Les opérateurs de téléphonie mobile, après tout, ne sont pas les premiers (ni les derniers) capitalistes à profiter de notre société de consommation qui scande frénétiquement son impératif catégorique de "jouir à tout prix".
C'est que de nombreuses voix s'élèvent pour "gâcher" la ruée vers cet eldorado chronifère:
Et si l'utilisation d'un téléphone portable avait un effet néfaste sur la santé de son utilisateur?
Qu'en est-il des effets à long terme de ces micro-ondes pulsées qui traversent la peau à la vitesse de la lumière?
Et si les antennes-relais de téléphonie mobile placées sur cette école maternelle étaient la cause directe du taux anormalement élevé de cancers chez de petits écoliers?
Las! les cris d'alarme de ces empêcheurs de téléphoner en rond ne trouvent aucun relais médiatique (on ne tue pas la poule aux œufs d'or); les d'études qui questionnent cette nocivité sont passées sous silence; les scientifiques et les journalistes trop curieux sont traînés en justice. Même l'O.M.S. n'y trouve rien à redire. L'ordre règne à MoboLand!
Et ce n'est qu'un début. Encouragés par le succès populaire, et stimulés par les énormes enjeux économiques de ce marché, nos dirigeants viennent de livrer leurs électeurs à la fringale dévorante de nos trois big brothers.
En effet, depuis le 1er octobre 2007, l'entrée en vigueur de la réforme du permis de construire a supprimé toute obligation pour les opérateurs de téléphonie mobile d'obtenir une autorisation municipale avant d'implanter de nouvelles stations-relais (décret du 5 janvier 2007).
Cela signifie que tous les riverains, jusqu'alors alertés par la pose des panneaux réglementaires de déclarations de travaux -doublés de l'affichage obligatoire en mairie- ne peuvent plus désormais s'opposer préventivement à l'implantation de nouvelles antennes-relais, comme ils le faisaient fréquemment, partout en France, avec le soutien d'associations comme Robin des Toits ou Priartem.
Notre espace urbain bientôt transformé en gigantesque micro-onde, qui sait? En tous cas, si vous avez des accès soudains de maux de tête, d'insomnie, de nausées, c'est que, peut-être, une antenne-relais a été installée près de chez vous. Il vous sera difficile de vous en assurer en scrutant les toits alentours car les installateurs prennent le soin de placer les antennes à l'intérieur de fausses cheminées.
Des moyens de recours existent (voir ci-dessous). L'un des premiers étant évidemment de reconsidérer notre habitude de consommer du temps, en questionnant notre rapport imaginaire à cet "autre" fantasmé (même s'il est tri-bande).
www.robindestoits.org : assistance pour la sécurité des populations
www.priartem.com : pour la réglementation des antennes-relais
www.santepublique-editions.fr : infos et ouvrages sur les dangers de la téléphonie mobile
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bien l'éteindre, sinon, ce sont les bijoux de famille qui en prennent un coup.
c'est de pouvoir être tracé en permanence partout.
De quoi donner quelques idées.
De quoi donner quelques idées.
Bon p'tit-déj!
la contradiction insupportable de la bien-pensance.
Pour écarter tout ce qui ne serait pas "politiquement correct", "on" a recours à la censure au nom d'une idéologie libérale multlculturelle et dépolitisée.
La tolérance en est le maître-mot. Tout conflit, toute "disputatio" sont écartés au profit d'un discours ronronnant qui se berce de son autosatisfaction hypnotique.
En tous cas, je recevrais bien volontiers ton texte censuré en MP!
Pour écarter tout ce qui ne serait pas "politiquement correct", "on" a recours à la censure au nom d'une idéologie libérale multlculturelle et dépolitisée.
La tolérance en est le maître-mot. Tout conflit, toute "disputatio" sont écartés au profit d'un discours ronronnant qui se berce de son autosatisfaction hypnotique.
En tous cas, je recevrais bien volontiers ton texte censuré en MP!
De toute façon, dans le Sud tu n'as rien à craindre (on craint degun): les mauvaises ondes pulsées se perdent dans l'onde méditerranéenne!
Adieu, sauce Grand Veneur, les petits oignons de Sirius ont ravi mon cœur!
Clark, c'est pas mal. Pas très "wild" quand même
Clark, c'est pas mal. Pas très "wild" quand même
steppenwolf le matin au café, c'est top!! merci
bien à toi
06/10/07 à 07h01
plumebleue
à fond mais tu sais mon ami que tu es dans le coeur à NINA
je te laisse ton lièvre verdâtre...intérêt à faire
une sauce au chocolat fortement épicée....
Pendant ce temps je dégusterai
un perdreau bien rôti saignant aux airelles
ou à la comfiture d'ognions
le chevreau bien rose de même pour mes sangliers
pas encore assez vieux pour en faire de la charpie....
et pour la musique
http://www.myspace.com/clarkdiary
Le noyer, le jeter contre un mur, fichtre!
J'espère que tu te portes bien. Le bonjour chez toi!
PS: à quand ton nouveau commentaire, mon prochain oasis d'authenticité?
J'espère que tu te portes bien. Le bonjour chez toi!
PS: à quand ton nouveau commentaire, mon prochain oasis d'authenticité?
Born to be wild!
Merci pour ce comm d'actualité.
T 'en fais pas pour les gedarmes de PCC, ils ne savent que râler!
malgré tous ses inconvénients, le téléphone mobile est devenu une nécessité pour beaucoup de personnes. En tout cas il résoud beaucoup de problèmes de communication.
Mais c 'est vrai que des fois ils est si envahissant que j 'ai envie de le noyer, ou de le jeter contre le mur.
Je connais de plus en plus de personnes qui, lorsqu'ils partent en vacances, ils laissent leur mobile à la maison, comme ça ils sont sûr d'être en vacances.
T 'en fais pas pour les gedarmes de PCC, ils ne savent que râler!
malgré tous ses inconvénients, le téléphone mobile est devenu une nécessité pour beaucoup de personnes. En tout cas il résoud beaucoup de problèmes de communication.
Mais c 'est vrai que des fois ils est si envahissant que j 'ai envie de le noyer, ou de le jeter contre le mur.
Je connais de plus en plus de personnes qui, lorsqu'ils partent en vacances, ils laissent leur mobile à la maison, comme ça ils sont sûr d'être en vacances.
faisandage et marinade: les deux mamelles d'un bon repas de chasseur!
Pourtant te recevoir à confesse, je l'aurais bien tenté celui-là
rosé à l'os...Carnassière
Pour la daube je me contente d'y mettre
un très bon vin! car il est bien connu que
le vin fait la sauce..
je suis nulle à ce jeu la....je vois tout au premier degré
vous savez cuisiner la daube de sanglier?
ma maigre quote-part à cet épineux problème :
- feront pas fortune avec moi !
c'est le seul gadget que je rejette...Toujours éteint
il faut quatre jours pour que j'écoute ma messagerie...
8 pour les sms ! les amis le savent : le portable
c'est un instrument de dépannage,
comme l'autre
soir quand il fallut sortir la voiture de son tutoiement
avec les 3 sangliers....Sinon c'est encore le fixe
avec répondeur filtrant.
Autant j'aime communiquer par l'au-delà (PCC) autant
je déteste le pistage humain. Un asservissement,
une absence de convivialité, une sauvagerie quotidienne
et pour finir une impolitesse légalisée.
Paradoxe1, une plage sans cocotier ! car il dissimulerait
peut-être une antenne ;o)
mais je t'étonnerai bientôt 
je suis toute ouie
sur le verbe "Tétonner", mais j'ose plus car Cinephille veille 
05/10/07 à 17h32
qu'en fait elles cachent tout autre chose. C'est d'un lourd.
vais finir sur une plage moi, depuis le temps que je le dis
bien à toi


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Martin Eden
publié le 5 oct. 07