C'est un grand coin de France en Amazonie.
Ne butez pas sur les premiers chiffres...c'est pour situer...contextualiser....laissez moi vous emmener au bout de l'enfer...
La Guyane, département français depuis 1946 ... A la frontière nord du Brésil, en Amérique du Sud.
86 500 Km2 dont 2 % d'eau, le plus grand département français, le plus boisé (90%).
Taille de l'Autriche...
190 000 français recensés...et de 8000 à 9000 reconduites d'étrangers à la frontière chaque année (non je ne me trompe pas de zéros, même si ce sont souvent les mêmes...déposés du côté brésilien du fleuve et qui reviennent les nuits suivantes !)...600 kilomètres de frontières non contrôlables avec le Brésil et une centaine avec le Surimam, séparé par le fleuve Maroni.
ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
La Guyane est déclarée Zone Militaire Sensible !
Le 3ème REI, régiment de la Légion Etrangère, compte près de 650 hommes à Kourou. Ils ont participé à la réalisation d'un projet pharaonesque : l'ouverture de la route de l'est dans la Forêt amazonienne, et la construction de "Port spatial de l'Europe" (propriété du CNES : Centre National d'Etudes Spatiales).
La gendarmerie compte 350 "permanents" et un peloton de gendarmerie mobile de 300 gendarmes célibataires (hou...quelle aubaine...avec la Légion...tous ces mâles aventuriers..!) qui restent pour des séjours de 45 jours et sont remplacés par partie, régulièrement.
Les meurtres de gendarmes ne sont pas rares pour effectuer leur mission impossible !
ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
Plan Vert, 1976...des terres offertes avec des baux emphythéotiques (bail immobilier de 99 ans) à qui en veut...
Mon père nous entraîne dans ce délire de futurs propriétaires terriens... Il suffit d'aller à la Préfecture avec un petit dossier, si petit... porteur d'un projet...
Prosélyte, il convainc l'environnement amical, des guyanais aux blancs expat'....Mais nous n'aurons jamais de terres parce que le Plan Vert a foiré...peu de vocations...la Guyane fait peur...
Utopie, méconnaissance du terrain, du travail de la terre, pas de main d'oeuvre, pas de capitaux, particularités du climat.
Pas grave pour nous, c'était magique d'imaginer pendant des mois. J'ai encore les actes officiels avec le numéro du lot et la surface allouée (à moi et premier mari.. Ah il aurait fallu dire : à premier mari et à moi ?..tant pis !) sur un bout de forêt, près du fleuve, en Amazonie (ça le fait) !
Il ne me reste que le fauteuil à bascule acheté par mon père. C' était la première pièce de la « plantation », appelé qu'il était, le fauteuil, à trôner sur la terrasse qui devait dominer « nos » rizières !...
Les enfant qui me rendent visite ne comprennent pas mon inquiétude lorsqu'ils se balancent hardiment sur MON fauteuil, au risque de se faire mal certes (mais c'est le problème de leurs parents ! :) ), et surtout de casser cet objet de la mythologie familiale !
Je sais, son jumeau existe dans le commerce pour une poignée d'euros, et alors ?! ce ne serait pas LUI, tout imprégné des ondes de l'aura paternelle !...
En fait, tant mieux, de ne pas être devenus de méchants Sudistes....en même temps..Enfin !...Autant en emporte les alizés ! Soupirs.....
ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
Un survol historique "rapide" sur le peuplement de la Guyane :
Vous avez le droit de sauter ce qui ne vous intéresse pas, en même temps c'est dommage...parce que c'est passionnant ...je vous assure... c'est un tout..à comprendre...:-) .. j'ai tenté la "compression"...le reader digest...indigeste ?..non, vous allez voir...allez, plongez..
Après,ne venez pas dire que vous ne saviez pas ! :-)
La période précolombienne
Les premiers habitants de la Guyane ont été des amérindiens. Ils se sont installés entre -10.000 et -6000 ans avant J.-C. Le peuple amérindien est constitué d’une mosaïque de tribus.
Les amérindiens avaient un mode de vie semi-nomade et utilisaient une agriculture itinérante sur brûlis.
Avant l’arrivée des colons, la civilisation amérindienne possédait un système juridique de proximité où régnaient des normes coutumières, lesquelles bénéficiaient à ce titre d’une légitimité totale marquée par l’adhésion de ses membres à ces dernières.
Je ne vous ferais pas la théorie du "bon sauvage"...mais...
Histoire de conquête, de déciménation (!) et d'esclavage
Les français découvrent la Guyane en 1500. Henri IV envoie une première expédition en 1607, mais ce n'est qu'en 1626 que la colonisation est autorisée et que Cayenne est fondée..
la famine, les épidémies, la fièvre jaune et le paludisme qui sévissent en Guyane, ainsi que la résistance des Amérindiens à cette occupation, ont à cette époque, eu rapidement raison de leur volonté de conquête.
Toutefois, en 1763, le Duc de Choiseul décide d’envoyer 15 000 personnes pour la colonisation officielle de la Guyane. A partir de cette date, la présence française en Amérique du Sud se fixe durablement .
Les populations amérindiennes sont alors décimées suite aux dures conditions d’esclavage, en raison des maladies et du travail harassant. Ils étaient par ailleurs très vulnérables aux maladies que les colons ont importées d’Europe, dont la variole.
Le choix s’est alors porté sur les Africains parce qu’ils avaient la réputation de mieux supporter le travail forcé !
L’esclavage
Au XVIIème siècle, en Europe, la Guyane gagne la réputation d’une terre hostile, au climat équatorial invivable, en Afrique, les esclaves qui embarquent à bord des bateaux négriers ignorent tout de cette terre qui verra naître leur descendance .
Déportations des esclaves
C’est le roi Louis XIV qui, en 1673, autorise la création de la Compagnie du Sénégal, qui déporte des esclaves noirs aux Antilles et en Guyane.
En arrivant au port de débarquement de nombreux esclaves africains s’évadent dans la forêt amazonienne, où ils savent que les colons ne les pourchasseront pas, pour échapper à l’esclavage (nègres marrons). Dans le même temps certaines femmes, violées par leurs maîtres, donneront naissance à plusieurs générations de métisses.
Les conséquences du marronnage
Cette fuite ou marronnage fut un puissant mode de résistance que les esclaves noirs adoptèrent très tôt non seulement dans toutes les Antilles mais également dans les Guyanes .
Les marrons provenant principalement du Surinam (ancienne Guyane hollandaise), fuyaient dans les forêts tropicales de l’arrière-pays ou passaient le fleuve Maroni (frontière entre la Guyane française et le Surinam).
Je vous épargne (oui, il faut souffler un peu..) les détails des trois Guyanes d'origine : Guyane anglaise (Guyana), Guyane hollandaise (Surinam), et Guyane française...la française étant la seule qui ne soit pas indépendante aujourd'hui des colons d'origine...et la seule ayant un niveau de vie largement supérieur aux pays limitrophes...Ce qui explique...
Pendant le marronnage, les amérindiens ont accueillis les premiers « marrons » (« esclaves fugitifs »). Ils leur ont appris à survivre en forêt notamment en leur transmettant les techniques de chasse, de pêche, de culture sur brûlis, et de construction des pirogues...
Ils partagèrent ainsi les mêmes lieux de vie...
Ceci prouve les qualités d'être de la culture amérindienne qui a accepté les « marrons », qui constituent maintenant des villages entiers, nombreux, sur les fleuves, sur des parties du vaste territoire des Guyanes.
Au moment de l’abolition définitive de l’esclavage en juin 1848, la Guyane comptait 12 500 esclaves. Les Africains déracinés constituent très vite la majorité de la population guyanaise, avec les métis, la plupart des colons blancs étant morts de maladies.
La colonie pénitentiaire
En 1852, le prince Louis Napoléon décide de l’établissement d’une colonie pénitentiaire en Guyane.
Les derniers forçats
La présence des bagnes et l’existence très dure que mènent ces condamnés, ternit plus encore la représentation que les gens se font de la Guyane.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, la colonie pénitentiaire est définitivement fermée. Les derniers forçats regagnent la France en 1953. Néanmoins une partie de ces prisonniers s’installe définitivement en Guyane.
La diaspora chinoise
qui a commencé par l'arrivée de 27 chinois le 9 août 1820, venus là pour cultiver le thé dans les marais de Kaw. Ils sont aujourd'hui autour de 500 et contrôlent la majeure partie du petit commerce local : épiceries, restaurants, quincaillerie et bonneterie.
Des vietnamiens, des hindous, des pakistanais (venus du Surinam voisin)...
Aujourd'hui..ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
S'ajoutent les haïtiens qui arrivent en nombre dans les années 1980, fuyant la pauvreté et le despotime sur leur île.
Près de 8000 brésiliens pour la plupart "sans papiers".
Ces dernières années les brésiliens et les surinamiens (ex Guyane hollandaise) passent quotidiennement les frontières poreuses (fleuves et fôret) et, sans travail et sans papiers, vivotent de larcins, d'agressions physiques et créent un climat d'insécurité dans ce coin du monde qui apparaît pour eux comme un pays de cocagne.
LA GUYANE DEVIENT UNE TERRE DE NON DROIT !
Sans oublier les « français de France », soit installés depuis une 30aine d'année, ou présents sous un régime contractuel de détachement de l'Administration ou de diverses sociétés, pour des séjours de 3 à 6 ans.
Et puis toute une faune d'aventuriers de toutes origines, qui se perdent en forêt pour chercher l'or en faisant de l'orpaillage clandestin ou pour trouver une vie proche de la nature, fuyant Kourou ou Cayenne.. Si ce n'est pour quelques beuveries mémorables où ils viennent, après des heures de pirogue sur le fleuve, claquer en une soîrée toute leur sueur de plusieurs mois, aidés par toute une faune de putes et autres « corsaires ».....Macao..
Il n'est pas rare que cela se termine au couteau dans le « Rio Merda »,. un arigot qui répand son eau nauséabonde dans le quartier chinois à Cayenne. Quartier non recommandé aux jeunes filles, sauf si elles sont en quête de vraies émotions !
Création du centre spatial guyanais en 1966, à Kourou, maintenant loué à l'Europe (l'European Space Agency) pour les lanceurs lourds Ariane et bientôt les lanceurs russes, Soyouz (premier lancement prévu en 2008).
Le village de pêcheurs d'origine s'est transformé en une ville atypique qui fleure l'Afrique du Sud, sans le dire ! Kourou, ville blanche, avec ses quartiers bidonvilles qui encerclent les villas des « ingénieurs du spatial »..
L'aventure continue ! ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
L'Administration française se veut égalitaire aves tous « ses » enfants.
L'on voit les gendarmes, armés jusqu'aux dents, sillonner les fleuves sur les pirogues; Ils vont tous les mois remettre à chaque citoyen français adulte recensé, en échange d'une signature ou d'une croix sur un registre, le RMI auquel il a droit, en bel argent liquide !....
Ces populations vivent en pleine forêt, au bord des fleuves qui sont leurs autoroutes.
Selon la rive :
des bonis et les saramacas , les fameux « noirs marrons » ou « bushiningué » (les noirs de la forêt) : Ils se sont regroupés par mêmes ethnies. Ils ont recréé en forêt leurs villages africains, et ont conservé depuis le XVIIème siècle la culture et les langues ou dialectes des coins d' Afrique dont ils ont été arrachés ! (Les cajuns de Guyane :))..chaque village ayant un dialecte ou une langue subtilement différente.
des amérindiens, vivant dans leurs carbets, et qui chassaient à l'arc il y a encore 30 ans, vêtus d'un seul chiffon rougi au roucou, entre leurs jambes, le kalimbé.
La « mère patrie » a transformé, pour partie, ces fiers pêcheurs et chasseurs en populations « asservies », qui se saoulent d'un mauvais rhum les jours de RMI.
Les amérindiens ont oublié comment se confectionnait le cachiri, leur boisson faite d'herbes mâchées par les femmes, recrachées dans le creux d'un grand arbre évidé sur sa longueur pour macérer et être prêt pour les grands jours de voyages initiatiques !
Les croix catholiques ont tenté de chasser les esprits de la forêt .
Inconscience de l'Administration qui applique les lois sans discernement ? Volonté d'amoindrir et détruire les identités culturelles ?
Ils sont scolarisés, et le matin les pirogues de « ramassage scolaire » récupèrent amérindiens et africains français pour les emmener dans les écoles de brousse où de jeunes instituteurs les accueillent. J'ose espérer qu'on ne leur apprend plus « nos ancêtres les gaulois » !!
Puisque la France a signé la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, on peut espérer que la politique linguistique pratiquée jusqu’ici en Guyane française soit modifiée.
ON NE NOUS DIT PAS TOUT
Les hmongs en Guyane
600 hectares de terres pris à la fôret amazonienne, défrichés, à la main, par et pour une 40aine de familles Hmongs !
Oui des Hmongs arrivés du Laos !... 1977... la colonisation de la Guyane continue !
Ce sont les derniers arrivants officiels.
Les Hmongs, c'est un peu les Arkis du Vietnam !
Ils ont combattu à côté des français puis des américains contre le régime communiste de Hanoï. Considérés comme traîtres ils avaient (et ceux qui sont encore au Vietnam et au Laos ont toujours) une vie de parias, abandonnés de tous.
Une association d'anciens combattants français d'Indochine s'est proposé de les « sauver » en leur procurant un environnement proche du leur, en échange de leur connaissance de la l'agriculture sous ces climats et de participer au peuplement multiracial de la Guyane.( Le climat et les paysages de Guyane sont étrangement proches de ceux du Vietnam).
Des familles de départ, volontaires et parlant français du fait de la colonisation française d'un siècle en Indochine, environ 500 personnes, ont été rejointes par d'autres. Il y a maintenant 3 gros bourgs habités par des Hmongs, et qui présente un millier de personnes.
Des terres leur ont été données, se voulant un dédommagement, une reconnaissance de leur engagement auprès de la France. Et après 30 ans on peut dire que ce déracinement a été positif pour les Hmongs (qui en témoignent) et la Guyane.
Ils ont apporté avec eux leur artisanat qu'il perpétue (broderies, sculptures de bois...vêtements traditionnels)
Ils ont su créer des exploitations prospères qui permetent à la Guyane de se subvenir à elle même pour sa consommation de fruits et légumes, dont le riz. Les marchés de Cayenne et Kourou sont une palette multiraciale.
La Guyane d'aujourd'hui n'a pas d'économie propre qui lui permettrait de survivre indépendante. Elle suscite la convoitise de sociétés et d'aventuriers chercheurs d'or. L'or serait à la fois dans des mines..et dans les sables des fleuves..
La forêt se défriche pour les mines à ciel ouvert. Le Gouvernement français accorde des licences à des entreprises étrangères...notamment canadiennes .. contre la volonté des élus locaux !
Les fleuves se polluent du mercure utilisé par les chercheurs d'or clandestins...
Les enfants amérindiens et africains commencent à montrer des maladies ou des malformations liées à la consommation de poissons saturés de mercure !!
La plupart des emplois sont procurés par l'Administration française, comme dans les autres départements d'outre mer. Ensuite les plus gros employeurs de main d'oeuvre ou de personnel d'encadrement locaux étant le CNES et toutes les sociétés associées à l'aventure spatiale.
Cette activité spatiale intense fait de la Guyane un point stratégique de l'indépendance spatiale de l'Europe. La situation géographique à 4° de l'Equateur permettant "techniquement" de lancer en orbite des satellites très gros, à la pointe des technologies.
oh Zut ! je voulais parler d'anecdotes personnelles et je me retrouve à vous faire un « exposé » barbant..et long..
J'espère que vous n'aurez pas trop sauté d'épisodes de ce voyage au bout de l'enfer.
J'aurais aimé que vous connaissiez ou compreniez ce qu'est la Guyane... qui reste une terre de souffrances et de dangers... mais j'espère, d'espoirs... ?! Comment ?
Mais la Guyane c'est aussi....
la richesse de la société multiculturelle.. si reconnue !...
ce lieu à part, où seuls les amérindiens pourraient se prévaloir d'une terre...
les paysages sompteux...
les nuits en forêt, inquiétantes et enivrantes...
la biguine..
les métissages...
l'aventure spatiale du futur qui cotoie les mondes anciens...
la chaleur de la culture créôle...
le carnaval qui rivalise avec le Brésil voisin et qui arrête toute activité sur ce département pendant 15 jours...les touloulous (je vous expliquerai..non ? ah bon...)..danser chez Nana jusqu'à l'aube...
les 98% d'humidité dans l'air de novembre à juin... le ciel bleu et le temps sec du petit été de mars, puis de juin à novembre... ciel bleu et les alizés
les papillons morpho...les vols de aras....la faune...les orchidées sauvages...
Et surtout toutes les associations composées de personnes de bonne volonté, venant de tous les horizons, pour défendre les populations, les particularités, préserver la nature, fraterniser et apprendre à se connaître, militer, alphabétiser....trouver un projet commun...
La Guyane n'est pas que l'enfer vert que l'on imagine.. c'est une terre de contrastes, à l'histoire difficile, mais où un nouveau monde est encore à créer .. une terre des possibles...
Si je vous dis que mon fils est né à Kourou et que mon père y est décédé, vous comprendrez que j'y ai une part de mon coeur !
ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
Ne butez pas sur les premiers chiffres...c'est pour situer...contextualiser....laissez moi vous emmener au bout de l'enfer...
La Guyane, département français depuis 1946 ... A la frontière nord du Brésil, en Amérique du Sud.
86 500 Km2 dont 2 % d'eau, le plus grand département français, le plus boisé (90%).
Taille de l'Autriche...
190 000 français recensés...et de 8000 à 9000 reconduites d'étrangers à la frontière chaque année (non je ne me trompe pas de zéros, même si ce sont souvent les mêmes...déposés du côté brésilien du fleuve et qui reviennent les nuits suivantes !)...600 kilomètres de frontières non contrôlables avec le Brésil et une centaine avec le Surimam, séparé par le fleuve Maroni.
ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
La Guyane est déclarée Zone Militaire Sensible !
Le 3ème REI, régiment de la Légion Etrangère, compte près de 650 hommes à Kourou. Ils ont participé à la réalisation d'un projet pharaonesque : l'ouverture de la route de l'est dans la Forêt amazonienne, et la construction de "Port spatial de l'Europe" (propriété du CNES : Centre National d'Etudes Spatiales).
La gendarmerie compte 350 "permanents" et un peloton de gendarmerie mobile de 300 gendarmes célibataires (hou...quelle aubaine...avec la Légion...tous ces mâles aventuriers..!) qui restent pour des séjours de 45 jours et sont remplacés par partie, régulièrement.
Les meurtres de gendarmes ne sont pas rares pour effectuer leur mission impossible !
ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
Plan Vert, 1976...des terres offertes avec des baux emphythéotiques (bail immobilier de 99 ans) à qui en veut...
Mon père nous entraîne dans ce délire de futurs propriétaires terriens... Il suffit d'aller à la Préfecture avec un petit dossier, si petit... porteur d'un projet...
Prosélyte, il convainc l'environnement amical, des guyanais aux blancs expat'....Mais nous n'aurons jamais de terres parce que le Plan Vert a foiré...peu de vocations...la Guyane fait peur...
Utopie, méconnaissance du terrain, du travail de la terre, pas de main d'oeuvre, pas de capitaux, particularités du climat.
Pas grave pour nous, c'était magique d'imaginer pendant des mois. J'ai encore les actes officiels avec le numéro du lot et la surface allouée (à moi et premier mari.. Ah il aurait fallu dire : à premier mari et à moi ?..tant pis !) sur un bout de forêt, près du fleuve, en Amazonie (ça le fait) !
Il ne me reste que le fauteuil à bascule acheté par mon père. C' était la première pièce de la « plantation », appelé qu'il était, le fauteuil, à trôner sur la terrasse qui devait dominer « nos » rizières !...
Les enfant qui me rendent visite ne comprennent pas mon inquiétude lorsqu'ils se balancent hardiment sur MON fauteuil, au risque de se faire mal certes (mais c'est le problème de leurs parents ! :) ), et surtout de casser cet objet de la mythologie familiale !
Je sais, son jumeau existe dans le commerce pour une poignée d'euros, et alors ?! ce ne serait pas LUI, tout imprégné des ondes de l'aura paternelle !...
En fait, tant mieux, de ne pas être devenus de méchants Sudistes....en même temps..Enfin !...Autant en emporte les alizés ! Soupirs.....
ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
Un survol historique "rapide" sur le peuplement de la Guyane :
Vous avez le droit de sauter ce qui ne vous intéresse pas, en même temps c'est dommage...parce que c'est passionnant ...je vous assure... c'est un tout..à comprendre...:-) .. j'ai tenté la "compression"...le reader digest...indigeste ?..non, vous allez voir...allez, plongez..
Après,ne venez pas dire que vous ne saviez pas ! :-)
La période précolombienne
Les premiers habitants de la Guyane ont été des amérindiens. Ils se sont installés entre -10.000 et -6000 ans avant J.-C. Le peuple amérindien est constitué d’une mosaïque de tribus.
Les amérindiens avaient un mode de vie semi-nomade et utilisaient une agriculture itinérante sur brûlis.
Avant l’arrivée des colons, la civilisation amérindienne possédait un système juridique de proximité où régnaient des normes coutumières, lesquelles bénéficiaient à ce titre d’une légitimité totale marquée par l’adhésion de ses membres à ces dernières.
Je ne vous ferais pas la théorie du "bon sauvage"...mais...
Histoire de conquête, de déciménation (!) et d'esclavage
Les français découvrent la Guyane en 1500. Henri IV envoie une première expédition en 1607, mais ce n'est qu'en 1626 que la colonisation est autorisée et que Cayenne est fondée..
la famine, les épidémies, la fièvre jaune et le paludisme qui sévissent en Guyane, ainsi que la résistance des Amérindiens à cette occupation, ont à cette époque, eu rapidement raison de leur volonté de conquête.
Toutefois, en 1763, le Duc de Choiseul décide d’envoyer 15 000 personnes pour la colonisation officielle de la Guyane. A partir de cette date, la présence française en Amérique du Sud se fixe durablement .
Les populations amérindiennes sont alors décimées suite aux dures conditions d’esclavage, en raison des maladies et du travail harassant. Ils étaient par ailleurs très vulnérables aux maladies que les colons ont importées d’Europe, dont la variole.
Le choix s’est alors porté sur les Africains parce qu’ils avaient la réputation de mieux supporter le travail forcé !
L’esclavage
Au XVIIème siècle, en Europe, la Guyane gagne la réputation d’une terre hostile, au climat équatorial invivable, en Afrique, les esclaves qui embarquent à bord des bateaux négriers ignorent tout de cette terre qui verra naître leur descendance .
Déportations des esclaves
C’est le roi Louis XIV qui, en 1673, autorise la création de la Compagnie du Sénégal, qui déporte des esclaves noirs aux Antilles et en Guyane.
En arrivant au port de débarquement de nombreux esclaves africains s’évadent dans la forêt amazonienne, où ils savent que les colons ne les pourchasseront pas, pour échapper à l’esclavage (nègres marrons). Dans le même temps certaines femmes, violées par leurs maîtres, donneront naissance à plusieurs générations de métisses.
Les conséquences du marronnage
Cette fuite ou marronnage fut un puissant mode de résistance que les esclaves noirs adoptèrent très tôt non seulement dans toutes les Antilles mais également dans les Guyanes .
Les marrons provenant principalement du Surinam (ancienne Guyane hollandaise), fuyaient dans les forêts tropicales de l’arrière-pays ou passaient le fleuve Maroni (frontière entre la Guyane française et le Surinam).
Je vous épargne (oui, il faut souffler un peu..) les détails des trois Guyanes d'origine : Guyane anglaise (Guyana), Guyane hollandaise (Surinam), et Guyane française...la française étant la seule qui ne soit pas indépendante aujourd'hui des colons d'origine...et la seule ayant un niveau de vie largement supérieur aux pays limitrophes...Ce qui explique...
Pendant le marronnage, les amérindiens ont accueillis les premiers « marrons » (« esclaves fugitifs »). Ils leur ont appris à survivre en forêt notamment en leur transmettant les techniques de chasse, de pêche, de culture sur brûlis, et de construction des pirogues...
Ils partagèrent ainsi les mêmes lieux de vie...
Ceci prouve les qualités d'être de la culture amérindienne qui a accepté les « marrons », qui constituent maintenant des villages entiers, nombreux, sur les fleuves, sur des parties du vaste territoire des Guyanes.
Au moment de l’abolition définitive de l’esclavage en juin 1848, la Guyane comptait 12 500 esclaves. Les Africains déracinés constituent très vite la majorité de la population guyanaise, avec les métis, la plupart des colons blancs étant morts de maladies.
La colonie pénitentiaire
En 1852, le prince Louis Napoléon décide de l’établissement d’une colonie pénitentiaire en Guyane.
Les derniers forçats
La présence des bagnes et l’existence très dure que mènent ces condamnés, ternit plus encore la représentation que les gens se font de la Guyane.
Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1945, la colonie pénitentiaire est définitivement fermée. Les derniers forçats regagnent la France en 1953. Néanmoins une partie de ces prisonniers s’installe définitivement en Guyane.
La diaspora chinoise
qui a commencé par l'arrivée de 27 chinois le 9 août 1820, venus là pour cultiver le thé dans les marais de Kaw. Ils sont aujourd'hui autour de 500 et contrôlent la majeure partie du petit commerce local : épiceries, restaurants, quincaillerie et bonneterie.
Des vietnamiens, des hindous, des pakistanais (venus du Surinam voisin)...
Aujourd'hui..ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
S'ajoutent les haïtiens qui arrivent en nombre dans les années 1980, fuyant la pauvreté et le despotime sur leur île.
Près de 8000 brésiliens pour la plupart "sans papiers".
Ces dernières années les brésiliens et les surinamiens (ex Guyane hollandaise) passent quotidiennement les frontières poreuses (fleuves et fôret) et, sans travail et sans papiers, vivotent de larcins, d'agressions physiques et créent un climat d'insécurité dans ce coin du monde qui apparaît pour eux comme un pays de cocagne.
LA GUYANE DEVIENT UNE TERRE DE NON DROIT !
Sans oublier les « français de France », soit installés depuis une 30aine d'année, ou présents sous un régime contractuel de détachement de l'Administration ou de diverses sociétés, pour des séjours de 3 à 6 ans.
Et puis toute une faune d'aventuriers de toutes origines, qui se perdent en forêt pour chercher l'or en faisant de l'orpaillage clandestin ou pour trouver une vie proche de la nature, fuyant Kourou ou Cayenne.. Si ce n'est pour quelques beuveries mémorables où ils viennent, après des heures de pirogue sur le fleuve, claquer en une soîrée toute leur sueur de plusieurs mois, aidés par toute une faune de putes et autres « corsaires ».....Macao..
Il n'est pas rare que cela se termine au couteau dans le « Rio Merda »,. un arigot qui répand son eau nauséabonde dans le quartier chinois à Cayenne. Quartier non recommandé aux jeunes filles, sauf si elles sont en quête de vraies émotions !
Création du centre spatial guyanais en 1966, à Kourou, maintenant loué à l'Europe (l'European Space Agency) pour les lanceurs lourds Ariane et bientôt les lanceurs russes, Soyouz (premier lancement prévu en 2008).
Le village de pêcheurs d'origine s'est transformé en une ville atypique qui fleure l'Afrique du Sud, sans le dire ! Kourou, ville blanche, avec ses quartiers bidonvilles qui encerclent les villas des « ingénieurs du spatial »..
L'aventure continue ! ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
L'Administration française se veut égalitaire aves tous « ses » enfants.
L'on voit les gendarmes, armés jusqu'aux dents, sillonner les fleuves sur les pirogues; Ils vont tous les mois remettre à chaque citoyen français adulte recensé, en échange d'une signature ou d'une croix sur un registre, le RMI auquel il a droit, en bel argent liquide !....
Ces populations vivent en pleine forêt, au bord des fleuves qui sont leurs autoroutes.
Selon la rive :
des bonis et les saramacas , les fameux « noirs marrons » ou « bushiningué » (les noirs de la forêt) : Ils se sont regroupés par mêmes ethnies. Ils ont recréé en forêt leurs villages africains, et ont conservé depuis le XVIIème siècle la culture et les langues ou dialectes des coins d' Afrique dont ils ont été arrachés ! (Les cajuns de Guyane :))..chaque village ayant un dialecte ou une langue subtilement différente.
des amérindiens, vivant dans leurs carbets, et qui chassaient à l'arc il y a encore 30 ans, vêtus d'un seul chiffon rougi au roucou, entre leurs jambes, le kalimbé.
La « mère patrie » a transformé, pour partie, ces fiers pêcheurs et chasseurs en populations « asservies », qui se saoulent d'un mauvais rhum les jours de RMI.
Les amérindiens ont oublié comment se confectionnait le cachiri, leur boisson faite d'herbes mâchées par les femmes, recrachées dans le creux d'un grand arbre évidé sur sa longueur pour macérer et être prêt pour les grands jours de voyages initiatiques !
Les croix catholiques ont tenté de chasser les esprits de la forêt .
Inconscience de l'Administration qui applique les lois sans discernement ? Volonté d'amoindrir et détruire les identités culturelles ?
Ils sont scolarisés, et le matin les pirogues de « ramassage scolaire » récupèrent amérindiens et africains français pour les emmener dans les écoles de brousse où de jeunes instituteurs les accueillent. J'ose espérer qu'on ne leur apprend plus « nos ancêtres les gaulois » !!
Puisque la France a signé la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, on peut espérer que la politique linguistique pratiquée jusqu’ici en Guyane française soit modifiée.
ON NE NOUS DIT PAS TOUT
Les hmongs en Guyane
600 hectares de terres pris à la fôret amazonienne, défrichés, à la main, par et pour une 40aine de familles Hmongs !
Oui des Hmongs arrivés du Laos !... 1977... la colonisation de la Guyane continue !
Ce sont les derniers arrivants officiels.
Les Hmongs, c'est un peu les Arkis du Vietnam !
Ils ont combattu à côté des français puis des américains contre le régime communiste de Hanoï. Considérés comme traîtres ils avaient (et ceux qui sont encore au Vietnam et au Laos ont toujours) une vie de parias, abandonnés de tous.
Une association d'anciens combattants français d'Indochine s'est proposé de les « sauver » en leur procurant un environnement proche du leur, en échange de leur connaissance de la l'agriculture sous ces climats et de participer au peuplement multiracial de la Guyane.( Le climat et les paysages de Guyane sont étrangement proches de ceux du Vietnam).
Des familles de départ, volontaires et parlant français du fait de la colonisation française d'un siècle en Indochine, environ 500 personnes, ont été rejointes par d'autres. Il y a maintenant 3 gros bourgs habités par des Hmongs, et qui présente un millier de personnes.
Des terres leur ont été données, se voulant un dédommagement, une reconnaissance de leur engagement auprès de la France. Et après 30 ans on peut dire que ce déracinement a été positif pour les Hmongs (qui en témoignent) et la Guyane.
Ils ont apporté avec eux leur artisanat qu'il perpétue (broderies, sculptures de bois...vêtements traditionnels)
Ils ont su créer des exploitations prospères qui permetent à la Guyane de se subvenir à elle même pour sa consommation de fruits et légumes, dont le riz. Les marchés de Cayenne et Kourou sont une palette multiraciale.
La Guyane d'aujourd'hui n'a pas d'économie propre qui lui permettrait de survivre indépendante. Elle suscite la convoitise de sociétés et d'aventuriers chercheurs d'or. L'or serait à la fois dans des mines..et dans les sables des fleuves..
La forêt se défriche pour les mines à ciel ouvert. Le Gouvernement français accorde des licences à des entreprises étrangères...notamment canadiennes .. contre la volonté des élus locaux !
Les fleuves se polluent du mercure utilisé par les chercheurs d'or clandestins...
Les enfants amérindiens et africains commencent à montrer des maladies ou des malformations liées à la consommation de poissons saturés de mercure !!
La plupart des emplois sont procurés par l'Administration française, comme dans les autres départements d'outre mer. Ensuite les plus gros employeurs de main d'oeuvre ou de personnel d'encadrement locaux étant le CNES et toutes les sociétés associées à l'aventure spatiale.
Cette activité spatiale intense fait de la Guyane un point stratégique de l'indépendance spatiale de l'Europe. La situation géographique à 4° de l'Equateur permettant "techniquement" de lancer en orbite des satellites très gros, à la pointe des technologies.
oh Zut ! je voulais parler d'anecdotes personnelles et je me retrouve à vous faire un « exposé » barbant..et long..
J'espère que vous n'aurez pas trop sauté d'épisodes de ce voyage au bout de l'enfer.
J'aurais aimé que vous connaissiez ou compreniez ce qu'est la Guyane... qui reste une terre de souffrances et de dangers... mais j'espère, d'espoirs... ?! Comment ?
Mais la Guyane c'est aussi....
la richesse de la société multiculturelle.. si reconnue !...
ce lieu à part, où seuls les amérindiens pourraient se prévaloir d'une terre...
les paysages sompteux...
les nuits en forêt, inquiétantes et enivrantes...
la biguine..
les métissages...
l'aventure spatiale du futur qui cotoie les mondes anciens...
la chaleur de la culture créôle...
le carnaval qui rivalise avec le Brésil voisin et qui arrête toute activité sur ce département pendant 15 jours...les touloulous (je vous expliquerai..non ? ah bon...)..danser chez Nana jusqu'à l'aube...
les 98% d'humidité dans l'air de novembre à juin... le ciel bleu et le temps sec du petit été de mars, puis de juin à novembre... ciel bleu et les alizés
les papillons morpho...les vols de aras....la faune...les orchidées sauvages...
Et surtout toutes les associations composées de personnes de bonne volonté, venant de tous les horizons, pour défendre les populations, les particularités, préserver la nature, fraterniser et apprendre à se connaître, militer, alphabétiser....trouver un projet commun...
La Guyane n'est pas que l'enfer vert que l'on imagine.. c'est une terre de contrastes, à l'histoire difficile, mais où un nouveau monde est encore à créer .. une terre des possibles...
Si je vous dis que mon fils est né à Kourou et que mon père y est décédé, vous comprendrez que j'y ai une part de mon coeur !
ON NE NOUS DIT PAS TOUT !
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la terre rouge (latérite)
voir des "perroquets libres" voler dans le ciel
visiter les Iles du Salut au large de Kourou, le cimetière pour les gardiens du bagne et comprendre que les forçats quand ils mourraient étaient jetés à la mer...
voir des "perroquets libres" voler dans le ciel
visiter les Iles du Salut au large de Kourou, le cimetière pour les gardiens du bagne et comprendre que les forçats quand ils mourraient étaient jetés à la mer...
... lieux en Guyane laissés par les orpailleurs du 19e siècle et revisités depuis 15 ans au détriment de l'environnement et de la santé des populations amérindiennes "suicidées" au mercure....Enfer et contre tout !
je ne dis pas que des conneries !! 

"C'est parmi ces poissons, regroupés sous le nom générique de pacu en Amazonie, que l'on retrouve les kumaru (appelés watau, pasina ou asitau par les Indiens Wayana) de Guyane française. Les kumaru frugivores ont de fortes dentures souvent comparées à des "meules". Mais chez certains kumaru phytophages, la denture est beaucoup moins épaisse, composée d'incisives arrondies permettant de couper les feuilles tendres de la végétation aquatique ou rivulaire."
31/12/07 à 19h00
tendus le soir dans le fleuve...la taille des dents !! sais pas si c'était pour couper les roseaux !! Je vais enquêter .. Parce que si tu as raison...j'y retourne ! 

les pirahnas sont de variété herbivore ...
31/12/07 à 15h46
A l'époque mince apparition au devant de la pirogue, accompagné de sa compagne amérindienne et de leurs enfants. Il balladait sa longue chevelure blonde, sa tenue indienne.. petit instituteur venu d'un village de France à 22 ans il a découvert la Guyane pour ne plus jamais la quitter.
Adopté et inititié aux rites amérindiens par un chef de clan, il se bat depuis 40 ans pour protéger le mode de vie amérindien et les préserver des furies de la civilisation...
Je viens de l'apercevoir en fin du film précédent... va t il mourir avec l'amertume d'avoir perdu son combat ?
Adopté et inititié aux rites amérindiens par un chef de clan, il se bat depuis 40 ans pour protéger le mode de vie amérindien et les préserver des furies de la civilisation...
Je viens de l'apercevoir en fin du film précédent... va t il mourir avec l'amertume d'avoir perdu son combat ?
" autant en emporte les alizés ".
Merci pour cette face cachée des tropiques .... Bien triste histoire que celle du peuple amérindien !
Grenadine un pied dans la pirogue
Merci pour cette face cachée des tropiques .... Bien triste histoire que celle du peuple amérindien !
Grenadine un pied dans la pirogue

Bonne année 

_la fille du gobernator_, de paule constant.
c'est un roman, sans véritable rapport avec ton com hormis le fait qu'il se passe en guyane. roman sans grande prétention littéraire, mais souvent poilant. et en plus, il se lit vite.
c'est un roman, sans véritable rapport avec ton com hormis le fait qu'il se passe en guyane. roman sans grande prétention littéraire, mais souvent poilant. et en plus, il se lit vite.
je suis aterrée... révoltée... parce que pour moi ce n'est pas juste de "l'information"...je connais la Guyane depuis plus de 35 ans..Merde ! ON NE NOUS DIT PAS TOUT.. et cette fois aucune ironie n'est permise, c'est dramatique..humainement, écologiquement....
Je fait vraiment avec vous ce voyage au bout de l'enfer !
Je fait vraiment avec vous ce voyage au bout de l'enfer !
pour me surprendre faut vraiment faire des efforts, je m'attends à tout dans ce foutu monde! Bon sinon bonne année!
31/12/07 à 13h29
parce que c'est un coin de la terre qui me touche et que nous pourions être surpris de ce qui pourrait s'y passer..
ben j'ai lu en zigzague, nouvelle résolution pour le nouvel an, cela change de la diagonale. Bon faut dire que je suis au courant donc. Mais je n'y ai pas mis les pieds, en éventail, dommage!
merci pour ce riche commentaire 



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enoracath
publié le 31 déc. 07