Résumé de l'épisode précédent : comme en avril 2002, le troisième homme était en fait le deuxième... La France tremble...
27 avril 2007 – Paroles et musiques
Passé le choc du premier tour, les artistes se réveillent et constituent le fer de lance de la résistance.
Et dans tout le pays s’organisent des concerts de soutien au candidat de l’UMP.
De nombreux chanteurs, que l’on avait rarement eu l’occasion de voir sur une même scène, se mobilisent.
Et des situations jusque là inédites voient ainsi le jour.
Manu Chao chante « Le France » de Michel Sardou tandis que ce dernier entonne le « Bella ciao » des partisans communistes italiens.
Et que dire de cet étonnant duo de Renaud et Line Renault…
La réplique centriste est immédiate, coordonnée par l’animateur Patrick Sébastien, désormais soutien déclaré du candidat UDF.
Il enregistre en une nuit une version remixée de son plus grand tube, « le petit bonhomme en mou », et s’en va le chanter sur les routes de France, accompagné à la guitare et au chant par un Alain Duhamel déchaîné (beaucoup plus disponible depuis quelques semaines).
29 avril – Voyage au centre de la terre
Malgré l’élan (non, pas l’animal) provoqué par le premier tour, le front centriste commence néanmoins à se fissurer.
Et déjà l’on ressort les vieux slogans d’extrême-centre que l’on croyait oubliés, les « le consensus ou la mort ! », « la pondération, c’est la solution », et autre « sus aux bords ! ».
La LCR (l’autre, la Ligue Centriste Révolutionnaire) réclame une action plus vigoureuse et « une politique sans concession pour plus de compromis ».
Bref, les conflits internes réapparaissent et enveniment le débat.
Les courants de centre-centre-droit disputent à ceux de centre-centre-gauche la position de centre-centre, voire de centre-centre-centre pour les éléments les plus orthodoxes.
Pendant ce temps, on assiste à certains changements dans la société civile.
Tel fils issu d’une famille votant communiste depuis trois générations avoue s’être laissé tenter par le discours du candidat UDF.
Telle compagnie de CRS se découvre un amour immodéré pour les beaux yeux de François Bayrou.
Tel patron de bistrot excédé par les problèmes de la vie quotidienne se convertit au centrisme car jugeant le Front National pas assez ferme sur de nombreux sujets.
On commence à parler de la banalisation des idées centristes : c’est la bayrouisation des esprits…
Et les posters de Bayrou commencent à fleurir à côté de ceux de Che Guevara dans la chambre de nombreux adolescents, le béret révolutionnaire étant peu à peu remplacé par les fausses oreilles en laine…
A suivre…
27 avril 2007 – Paroles et musiques
Passé le choc du premier tour, les artistes se réveillent et constituent le fer de lance de la résistance.
Et dans tout le pays s’organisent des concerts de soutien au candidat de l’UMP.
De nombreux chanteurs, que l’on avait rarement eu l’occasion de voir sur une même scène, se mobilisent.
Et des situations jusque là inédites voient ainsi le jour.
Manu Chao chante « Le France » de Michel Sardou tandis que ce dernier entonne le « Bella ciao » des partisans communistes italiens.
Et que dire de cet étonnant duo de Renaud et Line Renault…
La réplique centriste est immédiate, coordonnée par l’animateur Patrick Sébastien, désormais soutien déclaré du candidat UDF.
Il enregistre en une nuit une version remixée de son plus grand tube, « le petit bonhomme en mou », et s’en va le chanter sur les routes de France, accompagné à la guitare et au chant par un Alain Duhamel déchaîné (beaucoup plus disponible depuis quelques semaines).
29 avril – Voyage au centre de la terre
Malgré l’élan (non, pas l’animal) provoqué par le premier tour, le front centriste commence néanmoins à se fissurer.
Et déjà l’on ressort les vieux slogans d’extrême-centre que l’on croyait oubliés, les « le consensus ou la mort ! », « la pondération, c’est la solution », et autre « sus aux bords ! ».
La LCR (l’autre, la Ligue Centriste Révolutionnaire) réclame une action plus vigoureuse et « une politique sans concession pour plus de compromis ».
Bref, les conflits internes réapparaissent et enveniment le débat.
Les courants de centre-centre-droit disputent à ceux de centre-centre-gauche la position de centre-centre, voire de centre-centre-centre pour les éléments les plus orthodoxes.
Pendant ce temps, on assiste à certains changements dans la société civile.
Tel fils issu d’une famille votant communiste depuis trois générations avoue s’être laissé tenter par le discours du candidat UDF.
Telle compagnie de CRS se découvre un amour immodéré pour les beaux yeux de François Bayrou.
Tel patron de bistrot excédé par les problèmes de la vie quotidienne se convertit au centrisme car jugeant le Front National pas assez ferme sur de nombreux sujets.
On commence à parler de la banalisation des idées centristes : c’est la bayrouisation des esprits…
Et les posters de Bayrou commencent à fleurir à côté de ceux de Che Guevara dans la chambre de nombreux adolescents, le béret révolutionnaire étant peu à peu remplacé par les fausses oreilles en laine…
A suivre…
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Effectivement, le clip est très bon. Ouh la la, quelle débauche d'effets numériques !
Quant à choisir entre bayrouisation et bayrolianisation, je ne me prononce pas. Je sais que le sujet divise actuellement nos académiciens. Réponse dans deux mois...
Quant à choisir entre bayrouisation et bayrolianisation, je ne me prononce pas. Je sais que le sujet divise actuellement nos académiciens. Réponse dans deux mois...
y a combien d'épisodes ?
comme on dit pompidolien.
27/02/07 à 01h30
: o )



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willywonka
publié le 26 février 07