Victor a deux passions dans sa vie : sa fille, Zoé, et le cannabis, passions qu’il arrive à conjuguer sans que l’une ait à souffrir de l’autre. Victor aime aussi Chloé, mais ils ne vivent ensemble que par intermittence, celle-ci ne supportant guère le mode de vie du père de sa fille. Victor était un jeune étudiant en école de commerce destiné à l’audit dans un grand cabinet comptable avant de prendre en charge celui de son père une fois celui-ci parti à la retraite. Mais Victor s’est refusé, une fois son diplôme en poche, à passer ses journées dans une tour de la Défense, présentant des powerpoint à ses clients, à son manager senior, rentrant tard chez lui, en gagnant bien puis très bien sa vie. Très vite, Victor s’est juré de ne pas gagner sa vie à la perdre, et il a préféré travailler de ses mains plutôt que tenter de faire semblant de vendre les idées qu’il n’a pas.
Victor vit donc aujourd’hui de missions d’intérims en missions d’intérim, de formation en ébénisterie en contrats précaires de manutentionnaire. Victor ne gagne certes pas beaucoup d’argent, mais il a du temps libre, pour faire pousser ses plantes, nombreuses, et pour s’occuper de sa fille. C’est un père attentionné, qui s’occupe de sa fille chaque week-end, parfois le soir lui raconte par téléphone des histoires de monstres et de dongeons, d’animaux merveilleux, de planètes étranges, de princes et de princesses, joue avec elle, prépare des gâteaux pour les anniversaires auxquels Zoé est invitée, l’aide à faire ses devoirs, l’emmène une fois par semaine à son cours de musique et a même taillé sa barbe sauvage la première fois qu’il a fallu rencontrer l’institutrice pour une réunion avec les parents d’élèves.
Après avoir déposé ses affaires en tas dans l’entrée de son trois pièces, Victor prend une douche comme à chaque fois qu’il rentre d’un chantier pour se défaire de la poussière et la crasse qui collent à sa peau. La journée a été particulièrement chaude et Victor s’inquiète de ses plantes, qui demandent des soins autrement plus importants que son propre corps. Sur sa terrasse pousse en effet une véritable petite forêt qui n’est plus destinée qu’à sa consommation personnelle ; à une époque Victor fournissait le vaste monde de ses connaissances sans toutefois prendre sa marge au passage.
Après s’être séché, Victor se rhabille en enfilant un short par-dessus son slip, puis ouvre les lourds volets protégeant sa chambre de la fournaise de sa terrasse. La trentaine de plants a bien résisté au soleil de l’été, et la récolte de l’automne promet d’être fameuse. Avec le temps, Victor a réussi à améliorer les rendements de ses plantations, de manière à pouvoir être entièrement indépendant des circuits de distribution qu’il a bien connus autrefois, et qui lui ont même valu quelques ennuis. Rassuré par la croissance de sa production garantie bio, Victor se prépare à une tâche bien plus difficile. Il hésite même à rouler son premier joint de la soirée, mais reporte l'opération à plus tard et saisit son téléphone portable pour composer un numéro. Quand pour toute réponse il entend l’annonce vocale du répondeur, Victor paraît presque soulagé de n’avoir pas à s’expliquer.
"Bonjour Chloé, c’est moi. Je t’appelle parce que j’ai un problème, enfin pas exactement, mais ça risque de ne pas être facile. Voilà de quoi il s’agit : mon chantier est géré par une boîte qui a besoin de bras pour un autre travail à finir d’urgence. C’est un boulot intéressant, c’est très bien payé et ne devrait pas durer plus de 3 semaines. Le hic… Victor marqua une pause avant d’enchaîner : le contrat est à Nyons, et je vais devoir m’absenter pendant un mois. Victor s’arrête à nouveau, la messagerie du téléphone enregistre son souffle avant qu’il reprenne : Je commence la semaine prochaine. Il faudrait qu’on s’arrange pour Zoé, rappelle moi."
Victor vit donc aujourd’hui de missions d’intérims en missions d’intérim, de formation en ébénisterie en contrats précaires de manutentionnaire. Victor ne gagne certes pas beaucoup d’argent, mais il a du temps libre, pour faire pousser ses plantes, nombreuses, et pour s’occuper de sa fille. C’est un père attentionné, qui s’occupe de sa fille chaque week-end, parfois le soir lui raconte par téléphone des histoires de monstres et de dongeons, d’animaux merveilleux, de planètes étranges, de princes et de princesses, joue avec elle, prépare des gâteaux pour les anniversaires auxquels Zoé est invitée, l’aide à faire ses devoirs, l’emmène une fois par semaine à son cours de musique et a même taillé sa barbe sauvage la première fois qu’il a fallu rencontrer l’institutrice pour une réunion avec les parents d’élèves.
Après avoir déposé ses affaires en tas dans l’entrée de son trois pièces, Victor prend une douche comme à chaque fois qu’il rentre d’un chantier pour se défaire de la poussière et la crasse qui collent à sa peau. La journée a été particulièrement chaude et Victor s’inquiète de ses plantes, qui demandent des soins autrement plus importants que son propre corps. Sur sa terrasse pousse en effet une véritable petite forêt qui n’est plus destinée qu’à sa consommation personnelle ; à une époque Victor fournissait le vaste monde de ses connaissances sans toutefois prendre sa marge au passage.
Après s’être séché, Victor se rhabille en enfilant un short par-dessus son slip, puis ouvre les lourds volets protégeant sa chambre de la fournaise de sa terrasse. La trentaine de plants a bien résisté au soleil de l’été, et la récolte de l’automne promet d’être fameuse. Avec le temps, Victor a réussi à améliorer les rendements de ses plantations, de manière à pouvoir être entièrement indépendant des circuits de distribution qu’il a bien connus autrefois, et qui lui ont même valu quelques ennuis. Rassuré par la croissance de sa production garantie bio, Victor se prépare à une tâche bien plus difficile. Il hésite même à rouler son premier joint de la soirée, mais reporte l'opération à plus tard et saisit son téléphone portable pour composer un numéro. Quand pour toute réponse il entend l’annonce vocale du répondeur, Victor paraît presque soulagé de n’avoir pas à s’expliquer.
"Bonjour Chloé, c’est moi. Je t’appelle parce que j’ai un problème, enfin pas exactement, mais ça risque de ne pas être facile. Voilà de quoi il s’agit : mon chantier est géré par une boîte qui a besoin de bras pour un autre travail à finir d’urgence. C’est un boulot intéressant, c’est très bien payé et ne devrait pas durer plus de 3 semaines. Le hic… Victor marqua une pause avant d’enchaîner : le contrat est à Nyons, et je vais devoir m’absenter pendant un mois. Victor s’arrête à nouveau, la messagerie du téléphone enregistre son souffle avant qu’il reprenne : Je commence la semaine prochaine. Il faudrait qu’on s’arrange pour Zoé, rappelle moi."
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Voici les 6 dernières réactions à ce commentaire
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nécessité oblige comme le dit goldsounds
la nécessité économique tu connais?
Un conseil: trouve quelqu'un pour te voler dans les pétales, ça te détendra et ça fera des vacances à tout le monde.
Un conseil: trouve quelqu'un pour te voler dans les pétales, ça te détendra et ça fera des vacances à tout le monde.
20/08/08 à 05h57
hortensia , tu devrais prendre de la distance ,quand tu juges y'a comme une haleine de coyotte qui est très désagréable , aurais tu des aigreurs ??


un anti-héro, qui pue l'haleine en plus..
Un père ne laisse pas sa fille un mois s'il a le choix... (faut revoir votre scénario)
Un père ne laisse pas sa fille un mois s'il a le choix... (faut revoir votre scénario)
Bon c'est vrai que ça passe vite mais quand même...
Et qui va arroser les plantes?
Tu nous tiens au courant?
Et qui va arroser les plantes?
Tu nous tiens au courant?



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qlgq35mmo
publié le 19 août 08