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Valse avec bachir
 Valse avec bachir
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J’avais décidé de voir un film léger ou un film d’action, quelque chose qui ne me fatigue pas trop les neurones, comme « Sex and the city » hier (pas mal, plus politiquement correct que la série, mais j’ai quand même versé trois larmes...). Mais « Souvenirs de Bruges » ne passait en VO qu’à 22h et dans le reste de la programmation seul m’agréait « Valse avec bachir », un film d’animation d’un auteur israélien, Ari Folman.
J’avais lu des critiques élogieuses sur ce film et je n’ai pas été déçue. L’histoire, une plongée dans la mémoire à la fois d’un homme et d’un pays, rappelle quelques heures sombres d’une actualité pas si ancienne. La première séquence donne le ton : un chien maigre et puissant, aux yeux jaunes et féroces, bondit sur un trottoir, bientôt rejoint par un , puis deux, puis toute une meute de chiens identiques. Ils s’arrêtent devant une fenêtre et commencent à aboyer. Nous sommes en fait dans un rêve, celui de Boaz, et qui a un rapport précis avec certains événements de la guerre du Liban dans les années 80. Et le personnage principal, Ari, réalise, en écoutant le récit de son camarade, qu’il n’a plus aucun souvenir de ce conflit et cela le trouble. Ce que raconte le film, c’est cela, l’enquête qu’il va mener pour faire remonter à la surface ces souvenirs enfouis et comprendre pourquoi il les a occultés. Son fil rouge, ce sera une vision récurrente dans laquelle il croise, au détour d’une rue, des femmes semblant hurler de terreur. Car la scène est silencieuse, vécue comme en rêve, juste soutenue par la musique.
Et l’on sait, quasiment depuis le début, que le souvenir le plus obscur, autour duquel Ari tourne et dont il se rapproche petit à petit, ce sont les massacres de Sabra et Chatila, perpétrés par des phalangistes chrétiens peu après l’assassinat du président Bachir Gemayel. Des phalangistes qui, ainsi que le dit un ami d’Ari, « voyaient Bachir comme lui considère David Bowie : une star ».
C’est une œuvre en très grande partie autobiographique, que son auteur lui-même qualifie non pas de film, mais de documentaire d’animation. Et la beauté graphique des images est proprement époustouflante.
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Voici les 24 dernières réactions à ce commentaire
 Date
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Rédacteur
 15/07/08 à 01h42
documentaire d’animation
du calme irréel de la mer...
comment aurait il pu retraduire ces rêves en images "photo"?
 02/07/08 à 17h39
Film très beau esthétiquement,le fond aussi est bien pensé,ça fait du bien de voir une vision critique d'un point de vue israelien sur ces massacres si souvent occultés en Israel.
Dommage que le point de vue palestinien soit occulté par contre.
Bon film mais je ne sais pas il m'a manqué quelque chose pour que j'accroche vraiment!
Encore une fois une preuve flagrante que les dessins animés ne sont pas forcément destinés aux enfants.D'ailleurs dans la salle j'étais le+jeune(27ans),le+vieux devait avoir une bonne cinquantaine.
En tout cas film à voir pour tout ceux qui s'intéressent au conflit israélo-palestinien et aux conflits en général!
cas, il va me marquer longtemps et il faut que je le digère maintenant !
C'est Charlotte Ouais sympa dans le ton de la série même si c'est un peu différent en film, j'ai trouvé. Non en fait je viens de voir que le film dont tu parles passe bientôt ici. Donc cool.
 01/07/08 à 21h47
la fin pèse énormément.
A voir, sans aucun doute!
Quant à l'animation comme vecteur plus efficace des émotions, ça se peut... Dans ce film, elle permet à la fois de mettre l'horreur à distance et de la traduire par des images mentales. Tout ça quoi !
est-ce que l'animation n'est pas un reflet plus fidèle du langage de la pensée et du rêve que le film ? (séquençage encore moins linéaire, langage propositionnel, gna gna gna..., tout ça quoi !)
parlerait plus aux émotions que le film aux images chiadées... retour à l'essentiel, enfin voilà, chais pas, quoi )
ça expliquerait la remarque d'Asia à 9h41
enfin dès qu'il fait plus bo (on va pas aller jusqu'à espérer ça) ou qu'c'est les vacances (gnarf !)
alors, voilà, ah que... COUCOU !!!
 01/07/08 à 17h47
c'est le mec de chopine ???
J'avoue que je suis restée scotchée encore une fois par la garde-robe de Carrie... Quant aux robes de mariée signées de grands couturiers... un moment d'anthologie !!
.....

est un des aspects intéressants du film. La plupart disent la peur, l'incompréhension, la culpabilité.
 01/07/08 à 10h03
moi j'ai retenu MAX RICHTER à la compo musicale.
un survivant raconte, un autre ne peut aller sur la tombe de ses camarades, des traits épurés, les mêmes questions mille fois posées... une démarche qui fait songer à l'oeuvre d'Art Spiegelman - en dehors du parti pris animalier, sauf pour les chiens vengeurs du début
mais je ne m'attendais pas à ce que les émotions et la violence passent à ce point dans un film d'animation.... A voir.
 01/07/08 à 09h30
euhreka
contre la guerre mais exempt de toute forme de manichéïsme
 01/07/08 à 07h48
Je ne manquerai pas d'aller voir "Bons baisers de Bruges". Et puis, il y a Ralph Fiennes...
la fin est insupportable...
ça prend aux tripes . Je te conseille Bons Baisers de Bruges pour te changer les idées! ça vaut le coup aussi
et pour une fois c'est raconté de l'intérieur.

Pour continuer dans la légèreté, je partage ton avis sur " sex and the city", agréable comédie, mais tout de même moins trash que la série.
 30/06/08 à 23h48
Celle qui rythme la scène qui donne son titre au film...

http://fr.youtube.com/watch?v=g2r7skqSkNM&feature=related