Comme toujours, je mets du temps à réagir. Philippe nous a quitté il y a déjà 10 jours, je m'étais promis d'écrire une bafouille à son sujet, et tout au contraire d'Alexandre le bienheureux, je me suis laissé emporter par mon quotidien et ses futilités.
Alexandre le bienheureux... J'ai entendu dire que ce film avait influencé beaucoup de monde, avait changé la philosophie de vie de beaucoup.
Je crois que j'en fais partie. Non pas que j'applique sa philosophie, rester au lit toute la journée, profiter de la paresse et tout envoyer valser, mais ce film a tout de même eu le mérite de me donner du recul face au rythme effrené que nous menons.
La première fois que j'ai vu Alexandre le bienheureux, j'avais 8 ou 9 ans. J'habitais alors au Qatar avec mes parents, et la vie était belle pour moi, entre le soleil et la plage... Philippe Noiret est encore assez jeune dans ce film, et avec sa voix à la fois douce et profonde, il incarne à la perfection ce naïf bon-vivant qu'est Alexandre. J'ai toujours gardé en moi cette image de paresseux heureux qui reste au lit pour profiter de sa liberté.
La deuxième fois que j'ai vu ce film, c'était 25 ans plus tard, et par le plus grand des hasards, c'était 3 jours avant la mort de Philippe Noiret. J'ai cru lui porter malchance sur ce coup-là, mais je ne suis pas superstitieux. J'avais tellement parlé de ce film sans m'en souvenir, et il est fort probable que j'ai choisi le nom de mon fils inconsciemment influencé par le prénom tant répété dans ce film... Il fallait que je le revoie.
Alors je voudrais remercier Philippe Noiret de m'avoir fait rêver et de m'avoir donné du bonheur, que j'ai ensuite partagé avec d'autres. Et je remercie Alexandre le bienheureux à qui je pense quand j'ai le cafard, quand j'en ai marre de cette ville de fous, de pressés, d'impatients, d'esclaves.
Philippe, merci, tu nous manqueras.
Alexandre le bienheureux... J'ai entendu dire que ce film avait influencé beaucoup de monde, avait changé la philosophie de vie de beaucoup.
Je crois que j'en fais partie. Non pas que j'applique sa philosophie, rester au lit toute la journée, profiter de la paresse et tout envoyer valser, mais ce film a tout de même eu le mérite de me donner du recul face au rythme effrené que nous menons.
La première fois que j'ai vu Alexandre le bienheureux, j'avais 8 ou 9 ans. J'habitais alors au Qatar avec mes parents, et la vie était belle pour moi, entre le soleil et la plage... Philippe Noiret est encore assez jeune dans ce film, et avec sa voix à la fois douce et profonde, il incarne à la perfection ce naïf bon-vivant qu'est Alexandre. J'ai toujours gardé en moi cette image de paresseux heureux qui reste au lit pour profiter de sa liberté.
La deuxième fois que j'ai vu ce film, c'était 25 ans plus tard, et par le plus grand des hasards, c'était 3 jours avant la mort de Philippe Noiret. J'ai cru lui porter malchance sur ce coup-là, mais je ne suis pas superstitieux. J'avais tellement parlé de ce film sans m'en souvenir, et il est fort probable que j'ai choisi le nom de mon fils inconsciemment influencé par le prénom tant répété dans ce film... Il fallait que je le revoie.
Alors je voudrais remercier Philippe Noiret de m'avoir fait rêver et de m'avoir donné du bonheur, que j'ai ensuite partagé avec d'autres. Et je remercie Alexandre le bienheureux à qui je pense quand j'ai le cafard, quand j'en ai marre de cette ville de fous, de pressés, d'impatients, d'esclaves.
Philippe, merci, tu nous manqueras.
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Rédacteur
j'ai eu l'impression de perdre un oncle
jamais je n'oublierai CINEMA PARADISO
sur scène, dans sa dernière pièce, on lui a reproché d'être statique ,alors qu'il jouait son DERNIER ROLE
merci pour tout ce que vous m' avez apporté
11/12/06 à 08h17
cette phrase rien que pour toi Gag ! Avec un peu de retard ....
en vo : "I can't listen to that much Wagner. I start getting the urge to conquer Poland."
Une question cependant :
Faut-il différencier le créateur de l'individu... ? Mais un acteur est-il un créateur ?
avec un exemple en tête celui de L.F. Céline...
Disons que pour Noiret, ce sont sans doute quelques bévues...
Et puis disons aussi qu'il n'était pas souvent au chômage...
Alors les probllèmes des intermittents la-dessus...
Je crois que l'on est effectivement concerné par un problème (pour certaines personnes) que lorqu'on s'y trouve... et puis aussi pour d'autres... il y a une image de "marque" à conserver...
Serait-ce pour les mêmes ? d'ailleurs ...
Bonne journée...
Anne
en vo : "I can't listen to that much Wagner. I start getting the urge to conquer Poland."
Une question cependant :
Faut-il différencier le créateur de l'individu... ? Mais un acteur est-il un créateur ?
avec un exemple en tête celui de L.F. Céline...
Disons que pour Noiret, ce sont sans doute quelques bévues...
Et puis disons aussi qu'il n'était pas souvent au chômage...
Alors les probllèmes des intermittents la-dessus...
Je crois que l'on est effectivement concerné par un problème (pour certaines personnes) que lorqu'on s'y trouve... et puis aussi pour d'autres... il y a une image de "marque" à conserver...
Serait-ce pour les mêmes ? d'ailleurs ...
Bonne journée...
Anne
... faut ben être aussi con que Sardou !
Ce que ne fut jamais Noiret.
C'est justement pour ça que je suis exigeante !
On pouvait, de lui, attendre mieux !
Ce que ne fut jamais Noiret.
C'est justement pour ça que je suis exigeante !
On pouvait, de lui, attendre mieux !
mais juste rappeler qu'on n'est jamais tout noir. On fait du mieux qu'on peut. Mais la mort ne blanchit personne.
Ça m'agace toujours l'unanimité qui se fait autour des morts. Et pas seulement des "grands hommes".
Un reste de superstition, sans doute : si on parle mal des ancêtres, ils vont venir nous tirer les pieds la nuit !
Plus largement, ce qu'on soulève, là, c'est l'identité de l'artiste. Suis-je bête de rejeter la musique de Wagner au motif que l'auteur a du monde une vision limite mégalo-facho ?
Il paraît que je mélange tout quand je rapproche les textes d'un écrivain des phrases qu'il a prononcées.
Pourquoi ? C'est pas le même homme ? Le "créateur" serait un être au-dessus de la loi commune ?
Pour moi, ni plus, ni moins.
Pourtant, son existence est essentielle. Et cela lui donne, à mon sens, quelques responsabilités.
Ça m'agace toujours l'unanimité qui se fait autour des morts. Et pas seulement des "grands hommes".
Un reste de superstition, sans doute : si on parle mal des ancêtres, ils vont venir nous tirer les pieds la nuit !
Plus largement, ce qu'on soulève, là, c'est l'identité de l'artiste. Suis-je bête de rejeter la musique de Wagner au motif que l'auteur a du monde une vision limite mégalo-facho ?
Il paraît que je mélange tout quand je rapproche les textes d'un écrivain des phrases qu'il a prononcées.
Pourquoi ? C'est pas le même homme ? Le "créateur" serait un être au-dessus de la loi commune ?
Pour moi, ni plus, ni moins.
Pourtant, son existence est essentielle. Et cela lui donne, à mon sens, quelques responsabilités.
je ne le savais pas non plus..... dommage personne n'est tout à fait parfait....
j'attends son prochain film avec impatience.
il va bien sinon ?
il va bien sinon ?
Je ne savais pas.
Et je ne sais pas s'il faut juger l'homme sur ces faits. Ce n'est pas comme s'il avait apporté son soutien public à Sarko, tout de même, à la Sardou...
Pour ce que j'en ai vu (je ne suis pas un grand téléspectateur), il était tout de même assez discrêt.
Et mon commentaire voulait plus s'attarder sur ce que Philippe Noiret représentait à travers le film Alexandre le bienheureux, plus que sur ses idées personnelles.
Et je ne sais pas s'il faut juger l'homme sur ces faits. Ce n'est pas comme s'il avait apporté son soutien public à Sarko, tout de même, à la Sardou...
Pour ce que j'en ai vu (je ne suis pas un grand téléspectateur), il était tout de même assez discrêt.
Et mon commentaire voulait plus s'attarder sur ce que Philippe Noiret représentait à travers le film Alexandre le bienheureux, plus que sur ses idées personnelles.
... vous me pardonnerez, j'espère, une note discordante. J'ai en effet du mal à oublier que ce grand Monsieur, un soir de remise des Césars perturbé par les intermittents du spectacle, est ostensiblement resté assis pour bien montrer qu'il n'était pas du tout solidaire avec ces gagne-petit. Ce jour-là, j'ai trouvé qu'Alexandre avait bien mal vieilli.
Était-ce lui, d'ailleurs, qui prêtait sa voix - avec Alain Delon, Jean Piat et Robert Hossein - au spectacle son et lumières du Puy du Fou largement subventionné par Philippe de Villiers ? Ça la fout mal, pour un homme de cette élégance, de faire des "ménages"... Pour payer le caviar sur les toast ?
03/12/06 à 15h47
signée : l'augure... le bon !!!
ça fait bien longtemps que je l'ai vu.... C'est étrange il ne me semble pas qu'il soit passé à la télé à l'occasion de la disparition de Philippe Noiret....
ça ne doit pas aller avec la politique de Sarkozy et toutes les valeurs actuelles genre : la valorisation du travail, la rétribution au mérite et toutes les couronnes de laurier qu'on vous tresse si vous n'êtes pas à profiter de chaque minutes de vie mais au contraire à souffrir de la précarité, du froid parce que les factures edf sont trop chères ou du manque de reconnaissance dû au chômage ou au handicap..... Le poil dans la main est le plus gros handicap pour les aficionados du FN et ces gens (les assisté es de tout poil) sont à bannir....
Alors c'est sûr Alexandre le Bienheureux, c'est pas un exemple pour le bon peuple!
Dommage je l'aurais bien revu...
Par contre les Ripoux..... c'est un régal pour les zygomatiques et c'est plutôt amoral....
A part ça Enigme, c'est une énigme à résoudre? :
02/12/06 à 22h24 J'aime Noiret, il aimait les chevaux et moi le con je me suis trompé de bouton
ça ne doit pas aller avec la politique de Sarkozy et toutes les valeurs actuelles genre : la valorisation du travail, la rétribution au mérite et toutes les couronnes de laurier qu'on vous tresse si vous n'êtes pas à profiter de chaque minutes de vie mais au contraire à souffrir de la précarité, du froid parce que les factures edf sont trop chères ou du manque de reconnaissance dû au chômage ou au handicap..... Le poil dans la main est le plus gros handicap pour les aficionados du FN et ces gens (les assisté es de tout poil) sont à bannir....
Alors c'est sûr Alexandre le Bienheureux, c'est pas un exemple pour le bon peuple!
Dommage je l'aurais bien revu...
Par contre les Ripoux..... c'est un régal pour les zygomatiques et c'est plutôt amoral....
A part ça Enigme, c'est une énigme à résoudre? :
02/12/06 à 22h24 J'aime Noiret, il aimait les chevaux et moi le con je me suis trompé de bouton
rime avec caresse.......
se faire du bien....!!!!!!
profiter de la vie.......
en douceur........se "déprendre" du temps qui passe.....
apprendre à ne rien faire......
en définir "l'action"......
......je crois que je vais aller me recoucher......!!!!!
se faire du bien....!!!!!!
profiter de la vie.......
en douceur........se "déprendre" du temps qui passe.....
apprendre à ne rien faire......
en définir "l'action"......
......je crois que je vais aller me recoucher......!!!!!
oui, je vote pour ! sauf qu'on ne peut pas toujours se le permettre. Mais c'est vrai que ça donne envie !
Mais attention...la paresse...ce n'est pas rien faire...et le Bienheureux d'Alexandre l'avait bien compris...c'est jouir de tous les petits plaisirs de la vie, de tous ces petits instants insaisissables, indicibles, insolents...et dolents...mais j'arrête..je fatigue!
Non! Je ne suis pas Corse!!!!!
Non! Je ne suis pas Corse!!!!!
02/12/06 à 23h44
Merci Chnain... de nous rappeler qu'il était à la fois...
Débonnaire dans "Alexandre..." et aussi...
truculent dans "père et fils"
tendre dans "Cinéma Paradiso"
bouleversant dans "les lunettes d'or"
trouble et paternaliste dans "j' embrasse pas"
pathétique dans "que la fête commence"
affectueux et désabusé dans "le facteur"
drôle dans "zazie dans le métro"
sympathique dans "la vie de château"
touchant dans "la vieille fille"
Merci Philippe pour toutes tes interprétations...
Débonnaire dans "Alexandre..." et aussi...
truculent dans "père et fils"
tendre dans "Cinéma Paradiso"
bouleversant dans "les lunettes d'or"
trouble et paternaliste dans "j' embrasse pas"
pathétique dans "que la fête commence"
affectueux et désabusé dans "le facteur"
drôle dans "zazie dans le métro"
sympathique dans "la vie de château"
touchant dans "la vieille fille"
Merci Philippe pour toutes tes interprétations...
02/12/06 à 22h24
tout en pudeur et retenue.
A l'image du personnage: élégant
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Je réagis à ce commentaire en
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Chnain
publié le 2 déc. 06