Dimanche après-midi au parc André Citroën (vous savez, la montgolfière derrière la Tour Eiffel).
Soleil agrémenté de nuages noirs capables de précipiter. Pas d’eau dans le petit canal autour du gros ballon. Pas de canard non plus. Beaucoup de monde avant la studieuse rentrée des classes. Des zenfants. Beaucoup d’enfants. Beaucoup de familles.
Quelques jolis exemples…
Devant moi, sur le banc. Deux personnes. Un couple ou le père et la fille. Non, bien un couple, sinon l’épaule féminine ne reposerait pas sur le poitrail masculin. L’homme a l’air un peu vieux, plein de cheveux blancs un peu dans tous les sens, surtout entre les oreilles et les joues, et un peu chauve du côté du crâne. Sorte de baroudeur ayant connu plein de choses. La fille, je l’imagine plutôt jeune, mais je ne vois pas son visage ; je ne vois que sa plaisante beau bronzant au soleil. Enfin, son dos nu, juste une nuque caché par un subtil vêtement, invisible. Puis les mollets nus reprenant des escarpins. À part le nœud du cou, et les chaussures, on la croirait nue. Ses deux longs bras sont tendus le long du banc, des deux côtés. Une sorte de croix dans laquelle l’homme s’est engouffré. Je n’en saurai pas plus.
Ce brave père de famille. Deux ou trois enfants, je ne sais plus. Il cherche à apprendre à pédaler à sa petite fille. Sous mes yeux, mille et un allers-retours pour réussir à faire du vélo. Que c’est dur ! Le vélo est rose et n’a pas de garde-boue, pas même de porte-bagages. Imperturbable, le père court à côté d’elle et la pousse en s’appuyant à la selle. Hélas, le vélo est beaucoup trop petit pour la fillette. La fille titube, mais surtout, elle a peur, elle n’ose pas se lancer. Réussira-t-elle finalement ? Peut-être. Le père réussit à la lâcher, sans qu’elle s’en aperçoive, mais elle ne contrôle toute seule que quelques mètres.
La sœur a une trottinette. Cela marche bien mieux. L’apprentie cycliste cherche parfois à la prendre, et elle y excelle, mais la sœur compte bien la reprendre. Retour au vélo. Quelle plaie.
Parallèlement, une petite fille toute malingre fait du patin à roulette. Ou du roller plutôt. Une seule bande de roues. Rollers rose fluo. Tee-shirt bleu vif. Elle fait un nombre incalculable de tours de pâté de pelouse. À cet âge-là, on ne se fatigue pas, on a toute la vie pour courir, s’agiter, s’exciter. La route est un peu instable, mais elle roule, roule, continue à rouler. Elle réussira.
Je refocalise plus près mes yeux, et que vois-je ? Ah, voici un petit homme. Tout petit. Yeux bleus et cheveux blonds. Classique quoi. Il a à peine de quoi marcher. Un an et demi, deux ans disons. Il a une voiture, il n’est pas garçon pour rien. Enfin, une voiture rose, remarquez. Il la conduit passablement. Avec endurance, avec assiduité, avec ténacité. Les pieds sont ses pédales. Frottement de la semelle sur le sol, impulsion, zouh, pied suivant. Cela roule finalement assez vite. Zut, le voici en panne. Il s’arrête, se lève, ouvre le capot (y a pas de capot), et c’est la grande sœur qui la porte. Ah nan, c’est à moi.
Dans l’arrière-fond du coureur automobile, il y a quatre ou cinq grands garçons. Des vrais hommes même. Ils sont tout poilus. L’un est même torse nu. À première vue, ils pourraient être des p’tits djeunes de banlieue, mais ils ont l’air sérieux. Ils doivent faire partie d’un club de boxe. Deux à deux, ils s’entraînent, pieds nus dans l’herbe douce. Jeux de jambes. Jeux de poings. Cette boxe-là m’a l’air sympathique. En zoomant les zyeux, on voit bien : les braves gars sont essoufflés. Ce sont de vrais sportifs, bravo.
Près de l’entrée, sous un arbre dans l’herbe, de jeunes gens à la puberté à peine achevée. Un joli couple assis qui a su s’enlaidir. Le garçon a une barbe rousse, avec deux petite tresses bouclées qui débordent des deux côtés du visage. La fille, très belle, a quelques percings que je ne saurai préciser car vue de loin, et, après son pantalon, arbore des minuscules chaussettes de couleur différente. Une rouge pour un pied, une jaune pour l’autre pied. C’est un style.
Tout ce beau monde s’apprête à quitter l’été, le soleil, l’herbe chaude, le ciel bleu azur.
Les profs rentrent aujourd’hui, et les petits zenfants vont rentrer progressivement jusqu’à jeudi. Les vacances sont terminées. Le stationnement redevient payant. Cela va devenir galère de trouver une place le soir.
Aaaarg, comme je t’aimais, joli mois d’août !!
Soleil agrémenté de nuages noirs capables de précipiter. Pas d’eau dans le petit canal autour du gros ballon. Pas de canard non plus. Beaucoup de monde avant la studieuse rentrée des classes. Des zenfants. Beaucoup d’enfants. Beaucoup de familles.
Quelques jolis exemples…
Devant moi, sur le banc. Deux personnes. Un couple ou le père et la fille. Non, bien un couple, sinon l’épaule féminine ne reposerait pas sur le poitrail masculin. L’homme a l’air un peu vieux, plein de cheveux blancs un peu dans tous les sens, surtout entre les oreilles et les joues, et un peu chauve du côté du crâne. Sorte de baroudeur ayant connu plein de choses. La fille, je l’imagine plutôt jeune, mais je ne vois pas son visage ; je ne vois que sa plaisante beau bronzant au soleil. Enfin, son dos nu, juste une nuque caché par un subtil vêtement, invisible. Puis les mollets nus reprenant des escarpins. À part le nœud du cou, et les chaussures, on la croirait nue. Ses deux longs bras sont tendus le long du banc, des deux côtés. Une sorte de croix dans laquelle l’homme s’est engouffré. Je n’en saurai pas plus.
Ce brave père de famille. Deux ou trois enfants, je ne sais plus. Il cherche à apprendre à pédaler à sa petite fille. Sous mes yeux, mille et un allers-retours pour réussir à faire du vélo. Que c’est dur ! Le vélo est rose et n’a pas de garde-boue, pas même de porte-bagages. Imperturbable, le père court à côté d’elle et la pousse en s’appuyant à la selle. Hélas, le vélo est beaucoup trop petit pour la fillette. La fille titube, mais surtout, elle a peur, elle n’ose pas se lancer. Réussira-t-elle finalement ? Peut-être. Le père réussit à la lâcher, sans qu’elle s’en aperçoive, mais elle ne contrôle toute seule que quelques mètres.
La sœur a une trottinette. Cela marche bien mieux. L’apprentie cycliste cherche parfois à la prendre, et elle y excelle, mais la sœur compte bien la reprendre. Retour au vélo. Quelle plaie.
Parallèlement, une petite fille toute malingre fait du patin à roulette. Ou du roller plutôt. Une seule bande de roues. Rollers rose fluo. Tee-shirt bleu vif. Elle fait un nombre incalculable de tours de pâté de pelouse. À cet âge-là, on ne se fatigue pas, on a toute la vie pour courir, s’agiter, s’exciter. La route est un peu instable, mais elle roule, roule, continue à rouler. Elle réussira.
Je refocalise plus près mes yeux, et que vois-je ? Ah, voici un petit homme. Tout petit. Yeux bleus et cheveux blonds. Classique quoi. Il a à peine de quoi marcher. Un an et demi, deux ans disons. Il a une voiture, il n’est pas garçon pour rien. Enfin, une voiture rose, remarquez. Il la conduit passablement. Avec endurance, avec assiduité, avec ténacité. Les pieds sont ses pédales. Frottement de la semelle sur le sol, impulsion, zouh, pied suivant. Cela roule finalement assez vite. Zut, le voici en panne. Il s’arrête, se lève, ouvre le capot (y a pas de capot), et c’est la grande sœur qui la porte. Ah nan, c’est à moi.
Dans l’arrière-fond du coureur automobile, il y a quatre ou cinq grands garçons. Des vrais hommes même. Ils sont tout poilus. L’un est même torse nu. À première vue, ils pourraient être des p’tits djeunes de banlieue, mais ils ont l’air sérieux. Ils doivent faire partie d’un club de boxe. Deux à deux, ils s’entraînent, pieds nus dans l’herbe douce. Jeux de jambes. Jeux de poings. Cette boxe-là m’a l’air sympathique. En zoomant les zyeux, on voit bien : les braves gars sont essoufflés. Ce sont de vrais sportifs, bravo.
Près de l’entrée, sous un arbre dans l’herbe, de jeunes gens à la puberté à peine achevée. Un joli couple assis qui a su s’enlaidir. Le garçon a une barbe rousse, avec deux petite tresses bouclées qui débordent des deux côtés du visage. La fille, très belle, a quelques percings que je ne saurai préciser car vue de loin, et, après son pantalon, arbore des minuscules chaussettes de couleur différente. Une rouge pour un pied, une jaune pour l’autre pied. C’est un style.
Tout ce beau monde s’apprête à quitter l’été, le soleil, l’herbe chaude, le ciel bleu azur.
Les profs rentrent aujourd’hui, et les petits zenfants vont rentrer progressivement jusqu’à jeudi. Les vacances sont terminées. Le stationnement redevient payant. Cela va devenir galère de trouver une place le soir.
Aaaarg, comme je t’aimais, joli mois d’août !!
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Voici les 37 dernières réactions à ce commentaire
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et le 'H' pour arrêter la respiration , mais de quel H' on parle !
l''H' de Pierre ...non de Jules.. Nadar.. Félix
l''H' de Pierre ...non de Jules.. Nadar.. Félix
super ton lien !
a la miaouh mi-aout
ca vaut le détourt !
a la miaouh mi-aout
ca vaut le détourt !
le bassin d 'arcachon se vide a mon tour d 'aller a la baignade !
belle journée mon JULES .
belle journée mon JULES .
chaque instant , chaque personne est unique , la vie en somme,
somme toute banale
Mais c 'est la vraie vie,
Celle qui me plait a photographier , de la facon dont tu en parles !
en plus taf aujourd'hui... gniiiii ! 
courage à ceusses qu'en auront besoin

courage à ceusses qu'en auront besoin

faudrait arrêter d'énerver les autres, là...ou alors écris comme un pied, ça s'rait moins agaçant!!!(ouais d'accord on n'a qu'à lire d'autres com,ouah l'aut', facile...)
en général, mon août rime avec doute et redoute (et voûte).

et aussi pour le peuplier.
Ritale, tu sèmes dans Paris ?
Ici, je prononce comme doux, sinon, plus de jeu de maux.
qui prononcent Aout "ou" et non pas "outt" ou bien "aoutt" ?


Bizes à tous et bonne soirée .
à Paris
Spèce de chatdique !
Le végétal, notamment sous la forme du baobab, est volontiers vertical.
Ici, l'auteur insiste sur le hache. Au départ, il n'en avait pas mis, mais après réflexion, il conçut que ça manqua de valeur esthétique. En incluant un hache, l'auteur souhaite remettre un couperet vertical dans le déplacement généralement horizontal.
Cette verticalité, qui nous distingue des animaux, des végétaux et de minéraux, est le propre du chat.
Miaou.
Cette verticalité, qui nous distingue des animaux, des végétaux et de minéraux, est le propre du chat.
Miaou.
ZouH avec un hache ???
0 moi, peuples du sud, ceci est une profanation de l'orthograffeue du sude !
( et pan dans les quenottes, Matou ! )
0 moi, peuples du sud, ceci est une profanation de l'orthograffeue du sude !
( et pan dans les quenottes, Matou ! )
Observateur ou acteur, il faut choisir.
Ou devenir observacteur.
Ou devenir observacteur.
je te laisse le 69 ici, promis !
je t'ai aimé, joli mois d'août. Bel observatoire que vous nous présentez sur votre palette, cher observateur
je sais tellement bien l'faire 
en plus, j'ai pas tout lu, tu sais où je suis du coup

en plus, j'ai pas tout lu, tu sais où je suis du coup

le mois d'août est définitivement parti.
Et la galère revient
Vivement le mois d'août prochain!!!!
Et la galère revient
Vivement le mois d'août prochain!!!!
Sont pas très originaux à Marseille. Feraient mieux de laisser la gratuité toute l'année.
Je l'avais en réserve, mais je ne l'ai pas sortie de la chambre froide.
(mais nan, t'as le droit de rien dire !!).
six troènes.


On a les mêmes... Je parle des parcs, tour Eiffel en moins, des zenfants comme tu dis... Et des parcmètres qui vont se réexciter !!!! Merci de ta prévention, j'y pensais plus. Comme quoi...


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Jules Félix
publié le 1er sept. 08